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Société

Francis Evrard affirme avoir 'connu' une quarantaine d'enfants

| Mardi 21 Août 2007

Condamné pour trois agressions sexuelles, Francis Evrard, le violeur présumé du petit Enis, 5 ans, a affirmé lors de sa garde à vue en avoir "connu" une quarantaine. Pour les enquêteurs, il s'agit à présent de "retrouver d'autres victimes s'il y en a".



Francis Evrard (photo parue dans la presse en 1984), AFP
Francis Evrard (photo parue dans la presse en 1984), AFP
"Dans ma vie, j'ai connu une quarantaine d'enfants, mais je n'ai été condamné que pour trois" a déclaré Francis Evrard lors de sa garde à vue. Arrêté mercredi pour l'enlèvement du petit Enis, âge de 5 ans, à Roubaix, le récidiviste Evrard a selon le quotidien Aujourd'hui en France/ Le Parisien du mardi 21 août ajouté : "J'ai rencontré d'autres enfants dans des salles de jeux et des parcs, mais je n'en ai pas abordé".

Pour les enquêteurs, cités par Le Parisien, "il est impossible aujourd'hui de dire s'il a violé 40 enfants. Il peut aussi s'agir d'autres faits que des viols : attouchement sexuel, exhibitionnisme, etc." "Nous allons passer toute sa vie au peigne fin pour être sûr de retrouver d'autres victimes s'il y en a" précisent-ils.


Dans sa livraison du mardi 21 août, le quotidien Le Figaro rapporte quant à lui les extraits d'un "document sonore censé reproduire des propos tenus par le violeur présumé du jeune Enis avant sa libération" en juin dernier.

"Je flashe sur les gamins, et alors, ce n'est pas pour ça que je vais m'en taper un quand je serai dehors", y explique Francis Evrard, qui ajoute qu'il a "parfois comme une pulsion qui le prend". "Je vais tout faire pour la bloquer. Si je pense qu'il va se passer quelque chose avec un enfant, je prendrai un cachet pour m'empêcher d'agir" avait-il promis.

Après son interpellation mercredi, les policiers ont retrouvé en sa possession une plaquette de Viagra, un médicament contre l'impuissance masculine que lui a prescrit un médecin de la prison de Caen, où Francis Evrard était détenu. Le médecin s'est d'ailleurs "présenté dans un service de police de Caen spontanément et a reconnu avoir fait cette prescription", a déclaré Brigitte Lamy, la procureure adjointe de la République de Lille, le médecin expliquant qu'il n'avait "pas eu accès au dossier judiciaire de son patient".

Rachida Dati, la ministre de la Justice, qui s'exprimait hier sur France 2 durant le 20h, a estimé pour sa part qu'"il faudra que l'administration pénitentiaire puisse avoir accès au dossier médical de la même manière que les médecins puissent avoir accès au dossier pénitentiaire".




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