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Société

Expulsion vers le Maroc d’un imam soupçonné de prêches intégristes

Rédigé par | Mardi 5 Mai 2009

Sous le coup d'un arrêté d'expulsion pris par le ministère de l'Intérieur, un imam de Toulon (Var) a été renvoyé le 28 avril dernier vers le Maroc. Suite à un rapport des services de renseignements lui attribuant des prêches intégristes, il avait été auditionné en février dernier par la commission départementale d'expulsion du Var. Celle-ci avait rendu un avis défavorable à l'arrêté d'expulsion, mais le ministère de l'Intérieur reste libre de le suivre ou non.



La salle de prières, à Toulon, où officiait depuis sept ans Mohammed El Idrissi.
La salle de prières, à Toulon, où officiait depuis sept ans Mohammed El Idrissi.
L’imam marocain officiant à Toulon, dans le Var, et soupçonné de prêches intégristes, a été expulsé le 28 avril vers le Maroc, selon une information de l’AFP en date du 30 avril.

Sous le coup d'un arrêté d'expulsion pris par le ministère de l'Intérieur, Mohammed el Idrissi, 72 ans, a été renvoyé, malgré l’avis défavorable de la commission départementale d'expulsion (Comex) du Var rendu le 4 mars dernier. Selon l’AFP, il serait parti de Marseille, dans un avion de la compagnie nationale marocaine Royal Air Maroc.

Courant février, Mohammed El Idrissi, qui officiait depuis sept ans dans une salle de prière du quartier du Pont-du-Las, à Toulon, avait dû s'expliquer devant la Comex du Var. Cette audition faisait suite à un rapport des services de renseignements lui attribuant des discours violents et intégristes, prononcés en arabe, entre novembre 2007 et janvier 2009, contre l'Occident et d'autres religions.

Le ministère de l'Intérieur avait alors pris un arrêté d'expulsion du territoire français.

Mais, au mois de mars, la commission départementale, composée de deux magistrats du tribunal correctionnel de Toulon et d'un magistrat du tribunal administratif, avait émis un avis défavorable à l'arrêté ministériel. Les motivations de la décision des juges n'avaient pas été rendues publiques.

« La commission a considéré que la preuve des faits allégués n'était pas rapportée », avait alors indiqué à l'AFP, l'avocat de l'imam, Maître Marc Oreggia.

Les avis de la Comex restent cependant consultatifs et le ministère n'est donc pas obligé de les suivre, comme dans le cas de Mohammed El Idrissi.


Voir aussi : Avis défavorable rendu à l’arrêté d’expulsion d’un imam




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