F. T. : Dimanche 7 mars, une petite équipe de femmes est entrée à la mosquée du Centre islamique de Washington à l’heure de la prière de l’après-midi (‘asr). Nous nous sommes installées et sommes restées assises, attendant la prière en groupe. L’imam a alors pris le micro pour annoncer que la prière serait retardée parce que « les personnes venues deux semaines auparavant perturber la paix des lieux étaient revenues ». Après nous être concertées, nous avons décidé de rester ensemble et d’accomplir notre prière afin d’éviter d’être empêchées de la faire quand viendrait la police. Quand les forces de l’ordre sont arrivées, elles ont été plus agressives que la première fois, n’hésitant pas à nous tirer et à nous pousser. Elles ont même poussé des femmes en prière. Nous sommes alors sorties et avons fait notre prière sur le trottoir devant la mosquée, pour celles qui avaient été interrompues dans leur office par la police.
L’imam a alors fait des déclarations mettant en doute la validité de notre prière. Un groupe de touristes qui passait par là a pris des photos et a engagé la conversation avec nous. Quand nous leur avons expliqué ce qu’il se passait et ce que nous voulions, ils ont été réellement surpris de voir que nos revendications posaient problème. Ces personnes se trouvaient aux États-Unis pour participer à une rencontre internationale interreligieuse et étaient originaires de divers pays du Moyen-Orient (Algérie, Égypte, Dubaï, Arabie Saoudite, etc.).