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Economie

Être femme et chef d’entreprise

Entrepreneuriat

Rédigé par | Lundi 11 Mai 2009

Sait-on que les femmes entrepreneures créent de la richesse à travers le monde ? Focus sur des femmes françaises de culture musulmane chefs d’entreprise.



Aïcha Fragione (à dr.) dirige La Cosca, société d'édition musicale, depuis 1997.
Aïcha Fragione (à dr.) dirige La Cosca, société d'édition musicale, depuis 1997.
Selon l’INSEE, le nombre de sociétés créées a connu un bond « exceptionnel » en janvier 2009, avec une progression de 34,7 %. Ce chiffre, surprenant en temps de récession, est largement dû au succès du nouveau statut de l’auto-entrepreneur, entré en vigueur en ce début d’année. Que l’on soit salarié(e) du public ou du privé, étudiant(e), retraité(e) ou en recherche d’emploi, ce statut permet de créer et de gérer très simplement une activité indépendante, en tant que complément de revenu ou comme activité principale.

Mais cette euphorie entrepreneuriale ne doit pas cacher la différence hommes-femmes toujours aussi prégnante. En situation de quasi-parité dans la population active occupée, les femmes demeurent minoritaires (28 %) parmi les entrepreneurs.
Elles sont à la tête d’entreprises qui sont plus petites, généralement des TPE-PME, et moins pérennes que celles des hommes.
Elles exercent majoritairement dans le secteur tertiaire, en étant à l’origine de 51 % des créations dans le secteur des services aux particuliers et de 59 % dans celui de l’éducation, de la santé et de l’action sociale.
Enfin, elles sont à la tête plutôt d’entreprises individuelles que de sociétés.

Lever les freins

Si le fait de diriger une entreprise renvoie bel et bien à l’esprit d’indépendance et au pouvoir de créativité, chers aux hommes comme aux femmes, des écarts importants demeurent dans leur façon de vivre leur expérience entrepreneuriale.

lles sont, par exemple, 70 % à citer leur difficulté à concilier vie familiale et vie professionnelle et 16 % à considérer qu’il leur est plus difficile d’obtenir des financements. Certes, des associations, des réseaux et des formations dédiées aux femmes entrepreneures et à leurs problématiques spécifiques existent désormais sur tout le territoire national, mais suffisent-elles à aider la gent féminine à briser le « plafond de verre » ?

Aïcha, Kheira, Kaïssa, Aneela et Nabeela, les entrepreneuses que nous avons rencontrées, n’y ont pas eu recours. Las ! « Il faut dire haut et fort qu’il n’existe pas d’aide pour les femmes entrepreneurs ! Nous avons tapé à toutes les portes et n’avons rien obtenu ! », insiste Nabeela. Pour ces jeunes femmes, trois éléments clés sont in fine au fondement de la création réussie de leur entreprise : une forte motivation personnelle, un soutien familial inextinguible et une pugnacité à toute épreuve.



SUR LE WEB

www.apce.com
Passage obligé dans cette mine d’informations, pour aller du projet à la création effective de son entreprise, sans négliger aucune étape clé.

www.cci.fr/
Portail des chambres de commerce et d’industrie pour effectuer les formalités en ligne et obtenir des informations économiques.

www.planete-auto-entrepreneur.com/
Tout savoir sur le statut d’auto-entrepreneur et 50 idées de business pour se lancer.

www.placedesreseaux.com/
Un créateur d’entreprise accompagné augmente de 50 % ses chances de réussite. D’où l’importance de créer et d’entretenir son réseau.

www.parispionnieres.org
Incubateur au féminin lancé par la ville de Paris pour accompagner les porteuses de projets de services à la personne et aux entreprises. Des équivalents existent en région, comme www.actionelles.fr

www.scr-bac.fr
Pour solliciter un financement auprès de la première société de capital risqué dédiée au développement économique des banlieues. Réservé aux projets d’entreprise à fort potentiel de croissance.





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