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Sur le vif

Dortmund : l’attentat devait servir non pas Daesh mais une opération boursière

Rédigé par | Vendredi 21 Avril 2017



Dortmund : l’attentat devait servir non pas Daesh mais une opération boursière
Le parquet fédéral allemand a annoncé, dans un communiqué vendredi 21 avril, l’arrestation de Serguej W., un Allemand de 28 ans suspecté d’être l’auteur de l’attentat commis contre le bus du Borussia Dortmund le 11 avril dernier.

Alors que les footballeurs s’apprêtaient à rejoindre le Signal Iduna Park pour y disputer le quart de finale aller de Ligue des champions les opposant à l’AS Monaco, une explosion a blessé l’Espagnol Marc Bartra ainsi qu’un policier. Le lendemain de l’attaque, les enquêteurs avaient annoncé privilégier la piste du terrorisme islamiste.

Serguej W. aurait réservé deux chambres de l’hôtel L’Arrivée où résidaient les footballeurs de Dortmund : la première pour la période du 9 au 13 avril, la seconde pour la période 16 au avril et cela deux mois avant les faits car la date précise de la rencontre n’était pas encore connue. Il avait choisi des chambres donnant sur la rue, lui permettant de visualiser le bus qu’il prévoyait de faire exploser. C’est au sein de cette chambre qu’il aurait passé un ordre d’achat d’une valeur de « plusieurs dizaines de milliers d’euros » sur des actions du Borussia. Il espérait, en spéculant sur la baisse du cours de l’action, tirer un bénéfice de près d’un million d’euros selon le Spiegel, voire plusieurs millions d'euros, d’après le ministre de l’Intérieur de Rhénanie-du-Nord-Westphalie. Les enquêteurs ont repéré cette opération en passant au crible les connexions Internet passées par l’adresse IP de l’établissement.

Les trois textes de revendication retrouvés aux abords du lieu de l’attentat ont été rédigés par Serguej W. dans le but de tromper la police. On pouvait y lire une demande de retrait des avions de reconnaissance allemands Tornado déployés en Syrie dans le cadre de la coalition contre l’Etat islamique mais aussi la demande de fermeture d’une base de l’OTAN en Rhénanie-Palatinat. Le plan d’action du spéculateur machiavélique aurait bien pu tourner à l’hécatombe.

En effet, il a disposé trois bombes dans de petits buissons à proximité de l’hôtel. Les bombes étaient truffées de tiges métalliques dont certaines ont été retrouvées à plus de 200 mètres de l’explosion. Le parquet fédéral annonce que les recherches visant à déterminer la provenance des explosifs se poursuivent encore à l’heure qu’il est.

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