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Sur le vif

Donald Trump, le candidat qui rend service à Daesh

Rédigé par La Rédaction | Mercredi 9 Décembre 2015 à 12:59

           


Donald Trump, le candidat qui rend service à Daesh
Fermer tout accès des Etats-Unis aux musulmans. C’est la dernière proposition folle de Donald Trump, favori des sondages à la primaires des républicains. Le candidat s'exprimait ainsi lundi 7 décembre, quelques jours après qu'un couple ait ouvert le feu dans un centre de services sociaux, faisant 14 morts et 17 blessés à San Bernardino, en Californie le 2 décembre.

« Nous devons déterminer d'où vient cette haine et pourquoi elle existe. Jusqu'à ce que nous soyons en mesure de comprendre ce problème et la dangereuse menace qu'il représente, notre pays ne peut être victime d'horribles attaques par des gens qui ne croient qu'au jihad, et n'ont aucun sentiment de raison ou de respect pour la vie humaine », a déclaré le milliardaire dans un communiqué diffusé lundi 7 décembre. Sa porte-parole, Corey Lewandowski, a ensuite précisé que « tous » les immigrés seraient concernés par la mesure : étudiants, travailleurs immigrés et même simples touristes désirant entrer aux Etats-Unis.


Un message à mille lieues du discours du président Barack Obama tenu la veille à la Maison blanche. « Nous ne pouvons pas nous en prendre les uns aux autres en laissant ce combat se transformer en combat entre l’Amérique et l’islam », avait-il asséné.

Le « grand service » de Donald Trump à Daesh

La proposition de Trump a une nouvelle fois provoqué un tollé mais cette fois, auprès de l'ensemble de la classe politique américaine. Les critiques affluent également dans son propre camp, notamment de la part de Jeb Bush. « Donald Trump est fou. Ses propositions politiques ne sont pas sérieuses », a déclaré celui qui brigue également l’investiture républicaine.

Côté démocrates, Hillary Clinton, a écrit sur Twitter : « Déclarer la guerre à l’islam, pointer du doigt l'ensemble des Américains musulmans est non seulement contraire à nos valeurs mais c'est aussi faire le jeu des terroristes ».

« Donald Trump ressemble plus au leader d’une foule prête au lynchage que d’un grand pays comme le nôtre », se désole Nihad Awad, directeur du Conseil des relations américano-islamiques (CAIR). Ce faisant, « il rend un grand service à l'EI ». « Nous ne pouvons pas accorder notre confiance quant à la sécurité de notre nation à un homme qui ment et qui persiste dans ses mensonges » - comme celui selon lequel les Américains musulmans auraient célébré le 11-Septembre - et dont les discours « incitent à la discrimination, aux crimes de haine violents, aux attaques contre les musulmans et les mosquées », affirme-t-il.

Un favori des sondages, jusqu'à quand ?

Après les attentats à Paris, il s’est déclaré favorable à l’usage de la torture et à la mise en place d’un fichier listant les musulmans du pays. Cette dernière mesure a notamment été comparée par ses adversaires aux fichiers de juifs établis par les nazis.

Autant de sorties qui ont fait dire à J. K. Rowling que l'homme d'affaires est pire que... Voldemort, « Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom » bien connu des fans de la saga Harry Potter. Si sa côte de popularité a quelque peu baissé après ses récentes propositions, le candidat favori des sondages reste bel et bien en tête dans la course pour l’investiture républicaine.

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