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Société

Djénine, injustice sur injustice...

Rédigé par Mom Nicolas | Jeudi 1 Août 2002

Le rapport de l’O.N.U, sur les événements de Djénine, ne parle pas de massacre perpétré par l’armée israélienne. Il y aurait eu seulement 52 morts, dont la moitié de civils, côté palestinien et 23 soldats côté israélien. Un rapport rédigé de manière douteuse dans un contexte loin d’être impartial quand on se remémore la situation diplomatique du conflit.



Le rapport de l’O.N.U, sur les événements de Djénine, ne parle pas de massacre perpétré par l’armée israélienne. Il y aurait eu seulement 52 morts, dont la moitié de civils, côté palestinien et 23 soldats côté israélien. Un rapport rédigé de manière douteuse dans un contexte loin d’être impartial quand on se  remémore la situation diplomatique du conflit.

Le 3 mai 2002, le secrétaire générale de l’O.N.U dissous la commission d’enquête qui était chargée de faire la lumière sur les événements de Djénine.

Rapport sans aucune présence de représentations officielles
Dissolution sous pression israélienne, soutenue par les Etats-Unis, et ce malgré la présence au sein de cette commission de personnes « spécialisées dans les interventions militaires et dans les luttes anti terroristes » exigées par le gouvernement Sharon. De ce fait, le rapport fut établit, de façon peu conventionnel, sans aucune présence de représentants officiels des Nations Unis sur le lieu considéré. Chose plus curieuse encore, Kofi Annan avait sollicité au Représentant d'Israël et à l'Observateur permanent de la Palestine des informations sur les faits établis. Seul ce dernier a soumis un rapport. Des réactions diplomatiques israélienne qui semblent claires dans leur refus de collaborer pour tenter d’éclaircir la vérité sur la tragédie du camp de Jénine. Réactions qui font suite à des manœuvres, et agissements de l’armée « jugés inacceptables » par de nombreuses ONG.

Rien à cacher
Selon une délégation d’Amnesty internationale : « de sérieuses violations des droits de l'homme et du droit humanitaire, y compris des crimes de guerre » ont eu lieu à Djénine. Cette organisation n’a cessé d’émettre son indignation suite au refus d’Israël d’autoriser la commission d’enquête alors même que cette dernière affirme n'avoir « rien à cacher ». Plus explicites encore furent les nombreux témoignages de reporters et de journalistes sur place recueilli par Le Monde : « Lorsqu'on pénètre dans la zone d'exclusion, les raisons pour lesquelles les Israéliens se sont évertués à empêcher les curieux d'y pénétrer deviennent claires », écrit David Blair, du Daily Telegraph (droite) de Londres. « De monstrueux crimes de guerre qu'Israël a tenté de couvrir pendant quinze jours apparaissent au grand jour : ses troupes ont dévasté le centre du camp (...), transformé en tombe humaine », dit Phil Reeves de l' Independent. « En dix ans, après avoir couvert la Bosnie, la Tchétchénie, la Sierra Leone et le Kosovo, j'ai rarement vu des destructions aussi délibérées et un tel mépris pour la vie humaine », confie Janine di Giovanni, du Times.

Un véritable massacre
En annexe du rapport en question, on peut lire le témoignage d’une américaine Chips, une des première personnes a être entrée dans la camps après la catastrophe: « Dès que nous avons posé nos pieds sur le sol, nous avons senti l'odeur de la mort et des cadavres que l'armée avait laissés dans les rues et les ruelles, ainsi que sous les décombres ... Je suis allée dans plusieurs régions du monde et j'ai vu divers types de destruction, mais les scènes dans le camp de Jénine étaient différentes, terribles et dramatiques. Nous avons récupéré des cadavres calcinés et d'autres en décomposition, et ils appartenaient tous à des civils, dont des femmes, des enfants et des personnes âgées. Certains corps étaient ensevelis sous les décombres des maisons détruites par l'armée. C'était un véritable massacre et les scènes étaient terribles.» Un rejet d’Israël de la commission d’enquête, des témoignages troublants de la part de ressortissants étrangers ne faisant que confirmer ceux des victimes de l’opération « mur de protection » … n’ont visiblement pas semé le doute, « sur l’innocence d’Israël à d’éventuelles massacres », au secrétaire générale des Nations Unis et à tous ceux qui ont rédigé ce fameux rapport et qui rappelons le n’ont jamais mis les pieds à Djénine après la catastrophe… Sharon pourra encore une nouvelle fois s'essuyer les mains.





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