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Monde

Crise au Proche-Orient: discussion à Rome

| Jeudi 27 Juillet 2006

Mercredi 26 juillet, Rome accueillait la Conférence internationale sur la crise au Proche-Orient. Les participants ont appelé à la fin des hostilités au Liban et au déploiement d’une force internationale. Mais pas de cessez-le-feu immédiat malgré de nombreuses demandes.



Kofi Annan
Kofi Annan

Pas de décisions concrètes

Les participants de la Conférence internationale sur le Proche-Orient à Rome ont appelé à la fin des hostilités au Liban et au déploiement d'une force internationale dans le sud du pays sous l'égide des Nations unies. Toutefois, ils se sont gardés d'annoncer des décisions concrètes.

La conférence, co-présidée par l'Italie et les Etats-Unis, rassemblait les ministres des Affaires étrangères de 15 pays arabes et occidentaux. Notamment la secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice, des représentants du Liban ainsi que de l'Union européenne, des Nations unies et de la Banque mondiale. Israël n'y participait pas.

Prenant la parole, le Premier ministre libanais Fouad Siniora a annoncé son intention de poursuivre l'Etat juif pour la "destruction barbare" de son pays.

Ni Israël ni le Hezbollah et ses alliés, la Syrie et l'Iran, n'avaient été invités à la réunion. Mais Annan a souligné qu'un engagement constructif de la Syrie et de l'Iran pourrait aider à la résolution du conflit.

Rice a pour sa part déclaré: "Nous sommes très soucieux du rôle de l'Iran" au Liban. Elle a ajouté que la Syrie avait aussi un rôle à jouer.



Pas de cessez-le-feu immédiat

"Les participants ont exprimé leur détermination à oeuvrer immédiatement pour parvenir, avec la plus grande urgence, à un cessez-le-feu mettant un terme aux violences et hostilités actuelles. Le cessez-le-feu doit être durable et permanent", a déclaré le ministre italien des Affaires étrangères Massimo d'Alema à l'issue de la conférence.

Nombre des participants ont appelé à un cessez-le-feu immédiat et sans conditions, a expliqué M. d'Alema, aucune unanimité n'a pu être trouvée.

"Pour parvenir à cet objectif" d'un cessez-le-feu immédiat, "vous devez faire pression sur toutes les parties concernées, directement ou indirectement, sur ceux qui peuvent exercer une influence sur le Hezbollah et Israël", a noté le ministre italien.

"Nous avons demandé à Israël la plus grande retenue", en vue d'épargner civils et infrastructures", a ajouté le chef de la diplomatie italienne.



Condoleezza Rice
Condoleezza Rice

Mais d’autres discussions au cours des prochains jours

Kofi Annan, secrétaire général des Nations unies, avait appelé auparavant mercredi à un cessez-le-feu immédiat au Liban, demandant l'arrêt des tirs du Hezbollah sur le nord d'Israël et la fin de l'offensive israélienne au pays du Cèdre. Il a réclamé l'application sur le terrain de la résolution 1559 de l'ONU, dont le point 3 stipule que "toutes les milices libanaises et non libanaises soient dissoutes et désarmées".

Condoleezza Rice a réaffirmé qu'un cessez-le-feu devait être "durable" et qu'il n'était pas possible de "revenir au statu quo". Elle a précisé que le mandat de la force internationale serait discuté au cours des "prochains jours. Nous avons demandé que ces réunions se tiennent sans délai pour que cette force puisse être constituée".

Les participants ont entamé la réunion en observant une minute de silence en mémoire des victimes du conflit entre Israël et le Hezbollah au Liban qui, en quinze jours, a fait 418 morts au Liban et 42 en Israël.






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