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Coup de théâtre du maître de Bagdad

Rédigé par Dja-Bouabdallah Naïma | Mercredi 25 Septembre 2002

Alors que Saddam Hussein, le maître de Bagdad, a pris les américains à contre pied en acceptant le retour des inspecteurs de l’ONU, la Maison Blanche continu de préparer la guerre qu’elle tente de justifier par tous les moyens.



Alors que Saddam Hussein, le maître de Bagdad, a pris les américains à contre pied en acceptant le retour des inspecteurs de l’ONU, la Maison Blanche continu de préparer la guerre qu’elle tente de justifier par tous les moyens.

 'Il faut régler son compte au tyran, pour le bien de nos enfants et des enfants de nos enfants', déclara le président américain avec des accents déterminés, le 16 septembre, lors d’une visite à l’Iowa. Ce même jour a été remise une lettre de Naji Sabri, ministre des Affaires étrangères irakien, à Kofi Annan, secrétaire général de l’ONU lui annonçant la décision de Saddam Hussein de laisser revenir en Irak les inspecteurs en désarmement de l’ONU. Ce revirement de situation ne change rien à la résolution de la Maison Blanche et du Pentagone décidés à renverser Saddam Hussein. Informations et désinformations, vérités et mensonges s’entrechoquent, pour tenter de part et d’autre de se rallier une communauté internationale divisée.

 Si Saddam Hussein a fait marche arrière c’est qu’il a désormais l’expérience de la guerre du Golfe. En 1990, lors des six mois de crise qui avaient conduit à l’écrasement militaire de l’Irak, il avait semblé ne jamais réellement prendre conscience du danger qui allait s’abattre sur sa tête. Cette fois il sait que la menace américaine est à prendre au sérieux, le discours du président américains ce 12 septembre devant les nations unies a été clair : si les membres du Conseil de sécurité ne parviennent pas à s’entendre sur l’action à mener contre Bagdad, les Etats Unis agiront seul.

 Deux autres raisons l’ont aussi poussé à la reculade, l’une c’est la multiplication, ces dernières semaines, des bombardements anglo-américains et l’intensification des destructions de cibles militaires sur le territoire irakien. L’autre raison est le lâchage du monde arabe. Même l’Arabie saoudite, si réticente à une intervention militaire américaine et qui, au début du printemps, avait officialisé le retour de Bagdad dans le giron arabe, lui a fait faux bond. En effet Ryad ne s’oppose plus à la guerre à condition qu’elle se fasse avec la bénédiction du Conseil de sécurité. Ainsi, le 16 septembre, Saddam Hussein décidait de reculer permettant aux inspecteurs en désarmement de l’ONU de revenir en Irak d’où ils ont été chassés en 1998.





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