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Sur le vif

Centrafrique : un candidat à la présidence qui rassemble chrétiens et musulmans

Rédigé par La Rédaction | Mercredi 9 Décembre 2015



Karim Meckassoua, un des candidats à la présidentielle en Centrafrique, le 27 décembre.
Karim Meckassoua, un des candidats à la présidentielle en Centrafrique, le 27 décembre.
Arriver à rassembler musulmans et chrétiens, est-ce possible en Centrafrique ? Karim Meckassoua incarne superbement cette volonté. Le candidat indépendant, l’un des rares musulmans à briguer la présidentielle du 27 décembre, a tenu un meeting samedi 5 décembre. Dans le stade de Bangui, plusieurs milliers de personnes l’ont acclamé, musulmans comme chrétiens. Une ferveur notable alors que la campagne officielle n'a pas commencé.

Karim Meckassoua a été plusieurs fois ministre, notamment sous l'ex-président François Bozizé dont il était proche. Son nom avait été cité pour présider la transition démocratique en janvier 2014 après la chute de Bozizé, renversé par l'ex-rébellion musulmane Séléka.  

Lors de son meeting, aux côtés de la majorité chrétienne du pays, les musulmans n’ont donc pas manqué à l’appel, alors qu’ils vivent habituellement retranchés dans leur enclave du PK5 de crainte de se faire attaquer par les milices anti-balaka.

Des Centrafricains, qui semblent, pour la plupart, avoir compris le message du pape François. Le souverain pontife, en visite à Bangui fin novembre, a lancé de vibrants appels à la réconciliation. Un message que veut incarner Karim Meckassoua. Pour montrer l’exemple, il a invité son rival Anicet-Georges Dologuélé, annoncé comme l'un des favoris de cette présidentielle, à ses côtés à la tribune.

La sécurité, premier défi du futur président

L’un des premiers défis du futur président sera évidemment le retour de la sécurité. La Centrafrique a basculé dans la violence après la prise du pouvoir à Bangui de la Séléka en mars 2013, à l’origine de graves exactions à l'encontre des civils. Les milices anti-balaka, présentées comme chrétiennes, ont à leur tour perpétré des atrocités. Depuis, le pays est plongé dans un cycle de vengeance sans fin.

Près de deux millions d’électeurs, sur environ 4,6 millions d’habitants, se sont inscrits sur les listes électorales, signe de l'engouement populaire suscité par le vote pour que la situation change. Après de multiples reports dus à l'insécurité notamment, le premier tour des élections présidentielle et législatives a été fixé au 27 décembre, suivi d'un éventuel second tour le 16 janvier 2016.*

*Mise à jour : Le premier tour des élections législatives a été fixé au 30 décembre. 

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