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Sur le vif

Centrafrique : les musulmans piégés dans des enclaves, ils témoignent (vidéo)

Rédigé par La Rédaction | Mardi 23 Décembre 2014



Centrafrique : les musulmans piégés dans des enclaves, ils témoignent (vidéo)
En Centrafrique, des centaines de musulmans sont coincés dans les enclaves musulmanes de Yaloké, Carnot et Boda à l’ouest du pays, rapporte lundi 22 décembre l’ONG Human Rights Watch (HRW).

Ayant fui les violences les attaques des milices chrétiennes et animistes anti-balaka fin 2013 et début 2014, ils n’ont pas pu se réfugier dans les pays voisins (Cameroun et Tchad), et se sont retrouvés coincés dans des camps. Pris au piège dans des conditions de vie déplorables, ils risqueraient leur vie s’ils tentaient de partir. « Les personnes prises au piège dans certaines enclaves sont placées devant une alternative peu réjouissante : partir et risquer d'être attaqués par les combattants anti-balaka, ou rester et mourir de faim ou de maladie », explique Lewis Mudge, chercheur sur l’Afrique à HRW.

Ceux qui voudraient malgré tout fuir à l’étranger ne reçoivent aucune assistance du gouvernement intérimaire, ni des soldats de l’ONU chargés du maintien de la paix. « Même s'il y a de bonnes raisons pour faire en sorte que la population musulmane du pays ne se réduise pas davantage, dans les circonstances actuelles, la politique du gouvernement consistant à interdire les évacuations est absolument indéfendable », déplore Lewis Mudge.

Les casques bleus des Nations Unies « ne devraient pas se faire les complices d'une politique visant à empêcher les musulmans de partir pour se mettre en sécurité », estime l’ONG dans un communiqué, alors que le gouvernement intérimaire s’oppose depuis le mois d’avril à toute nouvelle évacuation sans son consentement. Des responsables de l’ONU ont indiqué, samedi 20 décembre, à HRW que les Nations Unies « exhortent les autorités centrafricaines de transition à soutenir de nouvelles évacuation de personnes qui souhaitent partir ».

« Le gouvernement de transition devrait travailler avec les responsables de l'ONU pour aider les musulmans qui souhaitent partir et pour améliorer grandement les conditions de vie de ceux qui décident de rester », conclut Lewis Mudge.





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