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Sur le vif

Cazeneuve : les musulmans, « le meilleur rempart contre le terrorisme »

Rédigé par La Rédaction | Vendredi 3 Juillet 2015 à 09:13

           


Bernard Cazeneuve à l'iftar organisé à la Grande Mosquée de Paris mercredi 1er juillet en présence de Dalil Boubakeur et d'Anouar Kbibech du CFCM. © Omar Boulkroum / Photofen
Bernard Cazeneuve à l'iftar organisé à la Grande Mosquée de Paris mercredi 1er juillet en présence de Dalil Boubakeur et d'Anouar Kbibech du CFCM. © Omar Boulkroum / Photofen
Le ministre de l'Intérieur chargé des cultes Bernard Cazeneuve a répondu à l'invitation de la Grande Mosquée de Paris pour célébrer la rupture du jeûne mercredi 1er juillet, qui marque la moitié du mois béni. En présence de plusieurs ambassadeurs et de Valérie Pécresse, la candidate des Républicains pour les régionales en Île-de-France, il est revenu sur l'actualité une semaine après l'attaque d'Air Products à Saint-Quentin-Fallavier (Isère).

S'adressant aux responsables religieux, parmi lesquels le recteur Dalil Boubakeur et le nouveau président du Conseil français du culte musulman (CFCM) Anouar Kbibech, il a exhorté les musulmans à combattre « l’islam radical » : « Le meilleur rempart contre le terrorisme, ce sont les musulmans de France eux-mêmes et la République rassemblée dans toutes ses compétences (...), rassemblant tous ses enfants, d'où qu'ils viennent, autour de ses valeurs. »

Combattre la haine « sous les oripeaux de la religion »

Le ministre, qui déclare à nouveau sa détermination à lutter contre les actes antimusulmans, n’oublie pas de reconnaître et de comprendre « le sentiment d'indignation et d'horreur qui est le vôtre lorsque vous constatez que c'est au nom de l'islam, en s'appuyant de façon dévoyée sur ses textes, que les terroristes commettent leurs atrocités ». Il salue les efforts déployés « afin de faire prévaloir un islam de lumière et de paix ».

Mais cela ne suffit pas selon le ministre. Pour lui, les musulmans sont de fait investis d’une sorte de mission, car « vous seuls pouvez le faire avec l'autorité des savants, de dénoncer sans trêve l'imposture de ces discours, de les critiquer sur le plan religieux, et de ne pas laisser la place, jamais, aux radicalités de la haine ». Après les nombreux appels à fermer les mosquées étiquetées salafistes, il s’est dit « résolu à combattre avec (eux) l'islam radical lorsqu'il se manifeste aussi dans les mosquées de France », rappelant avoir expulsé 40 « prêcheurs de haine » depuis 2012. « Je sais que je peux compter sur vous pour m’aider à débarrasser notre pays de ceux qui tentent de dissimuler leur programme de violence et de haine sous les oripeaux de la religion », a poursuivi le ministre.

Dans son allocution de bienvenue, son hôte Dalil Boubakeur a reconnu la « guerre de civilisation qui menace notre pays », reprenant ainsi l’expression malheureuse de Manuel Valls. « Soyez assuré que l'ensemble des musulmans de France soutient vos décisions et souhaite que l'ordre soit mis dans nos lieux de culte, dans nos mosquées, susceptibles d'héberger des personnes radicales ou suspectes de porter atteinte à notre sécurité commune », a affirmé celui qui est désormais président d'honneur du CFCM.





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