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Politique

« Banlieues patriotes », quand le FN lorgne sur les banlieues

Rédigé par | Mardi 6 Octobre 2015



Jordan Bardella (à dr.) aux côtés de Florian Philippot lors d'une réunion publique au Blanc-Mesnil (93)  en 2014.
Jordan Bardella (à dr.) aux côtés de Florian Philippot lors d'une réunion publique au Blanc-Mesnil (93) en 2014.
Le Front national aura-t-il un avenir dans les banlieues françaises ? Ce à quoi le parti d’extrême droite veut croire.

Le FN s’est mis en tête de séduire les habitants des zones urbaines sensibles (ZUS) d'Ile-de-France en vue des élections régionales en décembre 2015. Ce sont 614 000 tracts du parti dirigé par Marine Le Pen qui seront distribués - par voie postale - au mois d’octobre aux 203 ZUS que compte la région, rapporte Europe 1.

Cette opération de tractage s’inscrit dans le cadre de la création nouvelle d’un mouvement au FN appelé « Banlieues patriotes ». Le pilotage de ce collectif a été confié à Jordan Bardella, lui-même tête de liste aux élections régionales en Seine-Saint-Denis, « fer du lance du projet ». « Il existe une fronde des oubliés des quartiers sensibles. On veut clairement réinvestir ces zones », a fait savoir début octobre le secrétaire départemental du FN à France 3 Ile-de-France.

Une affiche de campagne du Front national en Seine-Saint-Denis.
Une affiche de campagne du Front national en Seine-Saint-Denis.
« Nous voulons lutter contre le mythe que FN et banlieues seraient incompatibles », dit ce jeune homme de tout juste 20 ans, espérant pouvoir attirer dans les mailles du filet « nos compatriotes musulmans qui ne se reconnaissent pas dans le discours et les pratiques de l'islam radical ».

Un discours qui ne devrait plus convaincre Maxence Buttey : cet élu séquano-dionysien n'est plus dans le bateau FN depuis mai dernier. Il a été privé de responsabilités au sein du bureau départemental après avoir annoncé sa conversion à l'islam en 2014.

Fidèle à la ligne frontiste, Jordan Bardella estime que « la source des problèmes dans les quartiers sensibles n'est pas économique mais culturelle. C'est un problème d'assimilation », en mettant en cause « les ravages du communautarisme ». Chômage, discriminations, inégalités... des mots sur des maux absents d'un discours sans crédit auprès d'une majorité des habitants des banlieues populaires.

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