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Sur le vif

Algérie : Human Right Watch dénonce la répression contre les Ahmadis

Rédigé par Imane Youssfi | Mardi 5 Septembre 2017



Algérie : Human Right Watch dénonce la répression contre les Ahmadis
La répression contre les Ahmadis en Algérie continue. Après Amnesty International, c'est l'ONG Human Right Watch (HRW) qui l'a dénoncé lundi 4 septembre suite à l'arrestation le 28 août dernier à Ain Sefra (ouest du pays) de Mohamed Fali, président de la communauté ahmadie algérienne.

Cette arrestation constitue pour HRW « le dernier exemple en date de la répression que subit cette minorité religieuse ». Détenu à la prison de Mostaganem, les autorités ont appliqué une décision de justice datant de février 2016 pour procéder à son arrestation.

« La persécution des Ahmadis, ainsi que le discours de haine proféré par des ministres du gouvernement, montre une intolérance envers les croyances minoritaires, qu’elles se disent islamiques ou non », a déclaré Sarah Leah Whitson, directrice de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord au sein de l'organisation. « Les autorités devraient libérer immédiatement Mohamed Fali et les autres Ahmadis algériens et cesser de s’en prendre à cette minorité sans défense », a-t-elle ajouté.

Des arrestations arbitraires

HRW s'est entretenu avec Mohamed Fali avant son arrestation. Le leader leur avait confié que « des condamnations et des peines avaient été prononcées à l’encontre de 123 accusés, allant de trois mois à quatre ans d’emprisonnement. Il y a eu quatre acquittements. Dans le cas des 161 inculpés restants, l’instruction est toujours en cours ».

« Plusieurs fidèles ahmadis ont rapporté à Human Rights Watch que lors des fouilles, les autorités confisquaient des livres religieux, des documents sur les croyances ahmadies, des ordinateurs, des cartes d'identité et des passeports. L’un d’eux a déclaré qu’ils avaient confisqué ses diplômes universitaires et ne les avaient jamais restitués », rapporte l'organisation.

L'ONG demande au gouvernement algérien de « garantir le respect de la liberté de religion, de pensée et de conscience de toute personne placée sous leur juridiction, et en particulier celle des minorités religieuses. Ce droit implique la liberté de pratiquer la religion ou la croyance de son choix, en public ou en privé, seul ou avec autrui ». Il y aurait près de 2 000 Ahmadis en Algérie. Les membres de cette minorité religieuse, née en Inde en 1889 et fondée par Mirza Ghulam Ahmad, ne sont ni plus ni moins est considérés comme une secte.

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