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Communiqués officiels

Achoura, un passé éternellement commémoré

Rédigé par Union des organisations islamiques de France (UOIF) | Jeudi 22 Octobre 2015



Achoura, un passé éternellement commémoré
Le monde musulman est invité à vivre une série d’événements qui défilent le long de l’année pour les interpeller et leur rappeler l’objet de l’occasion commémorée.

Il y a une dizaine de jours, c’était la nouvelle année hégirienne 1437 que les un milliard et demi de musulmans célébraient dans les quatre coins pour rappeler l’exode du Messager d’Allah avec ses compagnons croyants, de La Mecque, terre de la révélation, vers Médine, terre de la paix, de la stabilité et de l’égalité.

Aujourd’hui, le 10 Muharram est une autre occasion qui appellent les musulmans à revenir des siècles en arrière pour renouer avec un passé qui restera toujours présents pour eux. Il s’agit du triomphe de la justice de la tyrannie. C’est une date qui célèbre la victoire du prophète Moussa, Moïse, sur Pharaon, l’oppresseur et le persécuteur du enfants d’Israël. Cette date commémorerait également le jour où Allah a sauvé du déluge le prophète Nouh, Noé, et son peuple dans l’arche.

Le mérite d'Achoura est lié au jeûne que les musulmans sont invités à observer ce jour-là. Cette pratique date de l’époque du Messager d’Allah Muhammad, prière et salut de Dieu sur lui, lorsqu’il arriva à Médine et trouva les juifs en état de jeûne. Il les interrogea sur la raison de ce jeûne et ils répondirent : « C’est un jour sacré qui correspond au jour où Dieu sauva les fils d’Israël de leurs ennemis ». Il répliqua : « Je suis plus proche de Moïse que vous ». C’est alors qu’il recommanda le jeûne de ce jour à sa communauté en rajoutant : « Si Dieu me donne vie l’an prochain, je jeûnerais même le jour d’avant, le 9 Muharram. » Mais le Messager d’Allah mourut et ne put le faire.

La pratique du jeûne d'Achoura revêt un caractère méritoire mais non obligatoire, comme l’explique le hadith suivant : « Aujourd’hui, c’est le jour d'Achoura, Allah ne vous a pas enjoint de le jeûner. Celui qui veut donc le jeûner qu’il le fasse et celui qui ne veut pas qu’il ne le jeûne donc pas » (rapporté par Al Boukhari et Mouslim).

Toutefois, étant donné que le Prophète Muhammad, prière et salut de Dieu sur lui, avait approuvé ce jeûne, recommandé de faire différemment des juifs et jeûner en plus un jour avant, ou un jour après, montre l’attachement à cette pratique et tout le mérite qui lui est associé. En effet, le hadith de Abou Qatadah explique la caractère méritoire du jeûne d'Achoura dans les paroles suivantes du Messager d’Allah : « J’espère que Allah expie grâce à ce jeûne les péchés d’une année passée. »

Ibn Al Qayyim, dans son livre Zad Al ma’ad, les provisions pour l’au-delà, rappelle que le jeûne d'Achoura peut être de l’une des quatre façons suivantes :

- Jeûner le 10 Muharram

- Jeûner le 9 et le 10 Muharram

- Jeûner le 10 et le 11 Muharram

- Jeûner les 9,10 et 11 Muharram


Quelle que soit notre choix, le mérite est acquis car c’est l’intention que l’on met qui compte sur la balance de nos actes le jour du Jugement dernier. Puisse Allah Le Très Haut agrée nos œuvres et fasse que notre adoration soit continue et que notre attachement à la sunna de Son messager soit fidèle et fort.




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