Sur le vif

Villepin 'cette mission je la mènerai jusqu'au bout'

Rédigé par Laila Elmaaddi | Jeudi 6 Avril 2006 à 17:11



"Le président de la République m'a confié une mission et cette mission je la mènerai jusqu'au bout. Tout le reste est pure spéculation et fantaisie", a-t-il ajouté lors de sa conférence de presse mensuelle à Matignon. "C'est l'engagement que j'ai pris devant les Français" et "c'est l'esprit de responsabilité et le sens de l'Etat qui sont les miens".
"Quand il y a un problème, on le traite, alors qu'il y ait débat sur la réponse, la forme, le fonds... moi je ne suis pas quelqu'un de susceptible, je n'ai pas d'amour propre dans ce domaine", a-t-il expliqué au sujet du contrat première embauche (CPE).

Mais "tout au long de cette crise, hier, aujourd'hui et demain, c'est la même énergie, la même volonté, la même ambition qui me guidera: apporter des réponses aux Françaises et aux Français" et ce "dans le cadre de la mission que m'a confiée le président de la République et avec le soutien d'une majorité dont c'est bien aussi la conviction", a-t-il affirmé. Quant au gouvernement, il "a une responsabilité majeure et qu'il l'assume". "Nous avons à utiliser toutes les énergies, tous les talents", a-t-il ajouté, alors qu'il était interrogé sur le rôle du ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy. "Cela se fait bien sûr sous la direction du gouvernement, en étroite concertation avec lui. Et quoi de plus normale entre une majorité et un gouvernement qu'une concertation très étroite"?

Dominique de Villepin a adressé un "coup de chapeau" à sa majorité, "parce qu'elle est déterminée à agir et parce qu'elle est unie". "Notre pays aujourd'hui a besoin d'action, a besoin d'une volonté", a martelé le Premier ministre. "A un an d'une élection présidentielle, la tentation est forte de se laisser guider par les jeux politiciens", mais "le temps de la campagne viendra". "Nous avons promis une année utile. Nous le devons aux Français" et "la seule chose que nous ne pouvons pas nous permettre, c'est de ne rien faire", a-t-il déclaré. "L'immobilisme, le conservatisme, et je le vois à quelques mois d'une échéance présidentielle, est pour certains la politique qu'il faut mener. Ce n'est pas ma conviction".