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Sur le vif

USA : la Cour suprême impose au Maine d'attribuer des aides financières aux écoles religieuses

Rédigé par Lionel Lemonier | Vendredi 24 Juin 2022 à 16:30

           


USA : la Cour suprême impose au Maine d'attribuer des aides financières aux écoles religieuses
La Cour suprême des États-Unis a décidé, mardi 21 juin, que l’Etat du Maine ne pouvait plus exclure les établissements religieux de son programme de bourses d’études accordées aux élèves des écoles privées.

Des familles habitant dans des districts ruraux dépourvus d’établissements publics du secondaire se sont adressées en appel devant la plus haute juridiction américaine. L’Etat du Maine leur refusait la possibilité d’utiliser l’aide publique pour scolariser leurs enfants dans un établissement à caractère religieux.

Dans le rendu de l'affaire Carson v. Makin qui a débuté en 2018, les juges, par six voix pour sur neuf, ont estimé que l’exigence faite par le Maine aux familles d’utiliser son aide financière uniquement dans des établissements non confessionnels violait le principe de libre exercice de la religion consacré dans le premier amendement de la Constitution dans la mesure où les parents ne pouvaient pas envoyer leurs enfants dans les établissements de leur choix.

Une relation trop étroite entre religions et Etat qui se développe

Ce n’est pas la première fois que la Cour suprême prend des décisions en faveur des familles plaignantes. Deux cas similaires, dans le Missouri et le Montana, ont abouti à des décisions identiques récemment. L'actuelle décision vient renforcer la tendance à autoriser des fonds publics pour soutenir la présence d'étudiants dans des écoles à caractère religieux. Une tendance qui se développe depuis plus de 20 ans, selon RNS.

Pour le mouvement des défenseurs du libre choix de l’école, qui défend l’idée d’offrir plus de choix aux familles - autre que les établissements publics traditionnels - mais qui demande au gouvernement de payer la note, l’affaire Carson représente une chance pour un plus grand nombre de parents de donner à leurs enfants une éducation dans le droit fil de leurs croyances religieuses.

De leur côté, les opposants craignent que les jugements comme celui de Carson établissent un précédent et imposent aux finances publiques de payer pour l’enseignement religieux. En se fondant sur ses décisions les plus récentes, un grand nombre de juristes affirment que les juges de la Cour suprême en place ont de plus en plus tendance à estimer que les libertés religieuses sont en danger. Mais ce faisant, ils développent une relation trop étroite entre religions et Etat.

Pour l'Union américaine pour les libertés civiles (ACLU), « la politique du Maine visant à empêcher le financement de l'éducation religieuse par le gouvernement est enracinée dans l'engagement historique de notre nation envers la séparation de l'Église et de l'État. La décision d'aujourd'hui, comme d'autres ces dernières années, sape cette protection vitale en obligeant les contribuables à soutenir l'instruction religieuse et l'endoctrinement. C'est le contraire d'une liberté religieuse véritable et une trahison des principes fondateurs de notre pays ».

La décision de la Cour suprême pourrait encourager de nouvelles initiatives des défenseurs du libre choix de l’école dans les 18 Etats américains qui n’acceptent pas à ce jour de financer, même indirectement, les établissements privés religieux.

Lire aussi :
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Réagissez ! A vous la parole.

1.Posté par Premier janvier le 26/06/2022 21:26 | Alerter
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Je ne comprends pas l'argument de clergé.
Que vient t'il faire là dedans.
Les membres du clergé sont ceux qui ont un titre, une fonction. Je suis imam ou évêque par exemple.
Ils ont été élus, choisis, sélectionnés. Dans le but d'être reconnus.
Lorsque l'on parle de séparation de l'Eglise et de l'Etat on veut dire séparation des pouvoirs.
Or le religieux n'a rien à voir avec l'autorité.
Si l'on dit ceci n'est pas à moi, c'est que l'on sait en dire ce que c'est (de ce qui n'est pas à soi).
Que l'on sait le reconnaître. Ceci est religieux.
Et là on vient de dire de la séparation qu'elle n'existe pas.
Puisque l'on vient de dire que l'on sait sans jamais l'avoir appris ce qu'est le religieux.
Ca ne colle pas.
Tout le monde sait des limites, des bords, des séparations qu'elles n'existent pas.
Tout le monde sait du vide et de quelque chose qu'ils ne peuvent que se toucher sans séparation.
Ce sont les autorités (de l'Eglise et de l'Etat) qui sont séparés et pas quelque chose (tout ce qui existe).
Tout le monde sait de l'expression qu'elle vise à dire pouvoir. Et pas ce que c'est. Ce qu'il y a dedans. Et pas ce que c'est.

2.Posté par Premier janvier le 29/06/2022 22:02 | Alerter
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Pardon c'est très mal dit.
J'ai voulu dire si l'on dit de quelque chose qu'il n'est pas à soi, c'est que l'on sait ce que c'est. Si l'on sait dire ce que c'est, c'est que c'est la deuxième fois que l'on le voit ou si c'est la première que quelqu'un d'autre nous aura dit ce que c'était. Enfin il me semble.