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Sur le vif

Togo : deux mosquées saccagées dans la capitale, des profanations dénoncées

Rédigé par Lina Farelli | Mardi 7 Août 2018



Togo : deux mosquées saccagées dans la capitale, des profanations dénoncées
En moins d’un mois, deux mosquées ont été saccagées à Lomé, la capitale togolaise. Des faits qui prennent l’allure d’une profanation des lieux et des objets sacrés pour la population locale.

Après la mosquée de Kara saccagée samedi 28 juillet, c'est au tour de celle d’Agoè-Assiyéyé d'avoir été victime d’un incendie probablement criminel dans la nuit du samedi 4 au dimanche 5 août.

Après la scène désolante d'exemplaires de Coran déchirés, chiffonnés et accrochés à la clôture de la mosquée de Kara, c’est une mosquée incendiée où rien n’a pu être sauvé que le président de l’Union musulmane du Togo (UMT), El Hadj Inoussa Bourraïma, a constatée avec la gendarmerie nationale et un huissier de justice le jour de l’incendie. La piste criminelle est sérieusement envisagée, des témoins parlant d’une porte brisée, signe d’une entrée par effraction.

Face à ces événements, une note publiée par le président de l’UMT « invite les Imams et prédicateurs de Lomé et de ses environs » à assister à la conférence de presse organisée mardi 7 août au siège de l’institution, à la grande Mosquée de Lomé, pour une rencontre qui se « portera essentiellement sur la situation de profanation des Corans et la mise à feu des mosquées ».*

Le gouvernement a promis, pour sa part, de lourdes sanctions aux auteurs des profanations. « La justice est prête pour jouer son rôle régalien et lever le masque sur les fauteurs de trouble, alors nous seront prêts à agir sans relâche et avec fermeté contre ces profanateurs », a fait savoir la ministre de la Justice Pius Agbétomey, qui s'est rendu sur place avec le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, Yark Damehame. Il a annoncé qu'une enquête a été ouverte pour retrouver les auteurs des profanations.

Mise à jour : L'Union musulmane du Togo (UMT), par la voix de son président Inoussa Bouraima, a « condamné avec force ces actes de vandalisme ». Elle a invité la communauté musulmane du Togo « à ne pas céder aux provocations » et « à redoubler de vigilance dans la sécurisation des lieux de culte ».