Sur le vif

Tariq Ramadan sous le coup d'une deuxième plainte pour viol

Rédigé par Saphirnews | Samedi 28 Octobre 2017 à 14:50



L’onde de choc suscité ces dernières semaines par les révélations d’agressions sexuelles dans le milieu du cinéma ou encore du spectacle frappe de plein fouet Tariq Ramadan. L’islamologue et professeur d'études islamiques contemporaines à Oxford est désormais sous le coup de deux plaintes pour viols.

Après la plainte déposée au parquet de Rouen le 20 octobre par l’ex-salafiste Henda Ayari, une autre femme de 42 ans a déposé plainte, jeudi 26 octobre, pour viol. Le récit que la jeune femme, convertie à l’islam et souffrant d’un handicap aux jambes, délivre fait froid dans le dos.

Selon la plainte consultée par Le Parisien, les faits dénoncés remontent à 2009. Après des échanges d’ordre religieux avec Tariq Ramadan sur les réseaux sociaux durant plusieurs mois, une rencontre aurait été organisée dans le hall d’un hôtel à Lyon, en marge de l’une de ses conférences. « Toi tu m’as fait attendre, tu vas prendre cher », lui aurait lancé le théologien, avant de faire subir à la jeune femme une série de violences sexuelles. Des sévices qui lui auraient laissé des séquelles physiques dont elle souffrent encore aujourd'hui.

Selon son avocat Me Eric Morain, d’autres femmes réfléchissent à déposer plainte pour les mêmes faits contre Tariq Ramadan. Ses ennuis judiciaires ne sont donc pas prêts de s'arrêter. Celui-ci, défendu par l'avocat Me Yassine Bouzrou, ne s'est jusque là pas exprimé publiquement sur les graves accusations le visant mais a opposé un démenti formel contre les allégations.

Mise à jour dimanche 28 octobre : Tariq Ramadan s'est exprimé sur les réseaux sociaux samedi au soir à la suite de l'annonce de la seconde plainte, indiquant être « la cible d’une campagne de calomnie qui fédère assez limpidement mes ennemis de toujours ».

L'intellectuel annonce son intention de déposer une deuxième plainte pour dénonciation calomnieuse « puisque mes adversaires ont enclenché la machine à mensonges ». La première avait été transmis au Parquet de Paris après la plainte de Henda Ayari.

« La calomnie est une méthode insupportable et les conjurations ne forment pas la vérité. (...) En venir à des extrémités aussi fallacieuses est terriblement médiocre », écrit-il, déclarant être serein et déterminé dans son combat judiciaire : « Le droit doit maintenant parler. »