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Selon l'UNEF, 20 000 étudiants auraient une bourse moindre à la rentrée 2008/2009

Rédigé par LELEGANT KOBELE | Mercredi 26 Mars 2008 à 08:55

L'UNEF a annoncé mardi 25 mars qu'à la rentrée 2008/2009, en raison des nouveaux critères d'attribution des bourses universitaires, 20 000 étudiants verraient leur bourse baisser. Au ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, on se dit "vigilant sur les effets" de la réforme.



'Simplification'

Selon le syndicat étudiant UNEF, qui l'a annoncé mardi 25 mars, la réforme des critères d'attribution des bourses prévue par le gouvernement entrainerait à la rentrée 2008/2009 une baisse du revenu étudiant pour 20 000 d'entre eux.

Ainsi, sur 700 000 étudiants boursiers, 20 000 verraient baisser leur bourse de 450 à 2000 euros par an selon les cas, tandis que 2000 autres étudiants n'auraient tout simplement plus de bourse. En effet, les nouveaux critères d'attribution des bourses ne prendraient plus en compte l'éloignement du domicile par exemple, le handicap ou la dépendance de l'étudiant d'un parent isolé.

"Sous couvert de « simplification » du système, le Ministère de l’Enseignement Supérieur a ainsi décidé de supprimer certains critères d’attributions prenant en compte la situation individuelle de l’étudiant (les « points de charge ») et qui permettaient d’adapter le montant de la bourse en fonction de la situation propre de l’étudiant, et notamment : la prise en compte du handicap, la prise en compte des enfants à charge de l’étudiant, la prise en compte du statut d’étudiant à charge d’un parent isolé", dénonce l'UNEF dans son communiqué, précisant que "sous la pression des étudiants, la prise en compte de l’éloignement entre le lieu d’étude et le domicile a été maintenue".

Effets

La ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, Valérie Pécresse
"On est en train de regarder la mise en oeuvre de la réforme et on sera vigilant sur ses effets", déclare-t-on au ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche.

Interrogée par le quotidien Libération le 21 mars dernier, la ministre de l'Enseignement supérieur Valérie Pécresse avait déclaré, à propos des étudiants dont la bourse serait supprimée, soit 2000 d'entre eux : "Je crois qu'il y aura très peu de cas", précisant qu'une commission rectorale serait chargée d'examiner au cas par cas les dossiers de ces "étudiants perdants". Une solution "irréaliste au vu du nombre d'étudiants concernés et inacceptable au regard des conséquences sociales pour ces étudiants", dénonce l'UNEF.

Selon l'UNEF, "même en intégrant la meilleure prise en compte du nombre de frères et soeurs de l'étudiant et les revalorisations prévues (...), 20.000 étudiants verront leur bourse recalculée à la baisse à la rentrée prochaine". Et le syndicat étudiant de souligner le fait que "16.000 étudiants vont perdre un échelon de bourse, soit de 450 à 1.389 euros par an", tandis que 4000 autres "vont perdre deux échelons de bourse, soit de 900 à 2.000 euros par an