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Ségolène Royal : 'Ce livre est une étape'

Rédigé par LELEGANT KOBELE | Mercredi 5 Décembre 2007 à 10:39

Invitée hier mardi 4 décembre du 20 heures de TF1 à l'occasion de la sortie chez Grasset de son ouvrage intitulé "Ma plus belle histoire c'est vous", l'ancienne candidate socialiste à la présidentielle Ségolène Royal a déclaré qu'il n'était "pas facile d'assumer une défaite", et a estimé pour autant avoir "beaucoup mûri".



Ségolène Royal
"C'est pas facile d'assumer une défaite, surtout la tristesse, le désarroi, la douleur de ceux qui se sont battus avec moi", a déclaré hier soir l'ex-candidate socialiste à la présidentielle Ségolène Royal, invitée du 20 heures de TF1, à l'occasion de la sortie de son ouvrage consacré à la campagne présidentielle et, intitulé "Ma plus belle histoire c'est vous" et publié chez Grasset.

"Je crois que quelque chose s'est levé dans cette campagne, qui doit continuer, qui ne s'arrêtera pas", a-t-elle ajouté, estimant : "Je crois que j'ai beaucoup mûri pendant cette campagne, à cause des coups, mais aussi à cause du bonheur que cela m'a donné. Cette expérience-là sera mise au service des forces de progrès."

Par ailleurs, interrogée ce mercredi 5 décembre au matin sur la radio RTL, Ségolène Royal a estimé que François Bayrou était passé "à côté d'un tournant historique" en refusant la proposition qu'elle lui aurait faite de devenir son Premier ministre si elle emportait la présidentielle. Revenant sur cet épisode raconté dans son livre où elle dit s'être rendu au domicile parisien du candidat centriste et que ce dernier aurait refusé au dernier moment de la recevoir, Ségolène Royal raconte : "Ce rendez-vous était prévu, et non pas improvisé. Je l’avais proposé, il l’avait accepté. Il était tard parce que je sortais d’une réunion publique. Au dernier moment François Bayrou a changé d’avis. C’est dommage, il est passé à côté, je pense, d’un tournant historique dans la mutation de la politique française."

Fustigeant aussi les dirigeants socialistes, Mme Royal a encore estimé ce matin que "certains dirigeants socialistes, oui, sont en retard par rapport à ce que veulent et à ce que pensent une majorité de Français".

Pour elle, "converger avec d’autres responsables politiques avec lesquels on a une certain nombre de points communs, c’est le sens même d’un vrai élargissement politique et de la construction d’une majorité dans un pays".

Décochant une dernière flèche à son ancien compagnon et actuel premier secrétaire du Parti socialiste François Hollande, Ségolène Royal a souligné le fait que, pour pouvoir remporter la présidentielle, il fallait avoir un "compagnon amoureux". Pour elle, "tout se tient. Je crois que tout compte dans une campagne. Mais je n’ai pas voulu étaler devant les Français ce qui ne les concerne pas".