Religions

Pour une meilleure compréhension de l’essence du jeûne

Rédigé par OURABAH Sofiane | Mardi 19 Novembre 2002 à 00:00

Le mois de Ramadan est trop souvent associé à une image folklorique de l’Islam. Des assiettes aux saveurs orientales au ramdan des soirées raï, toute la dimension spirituelle de ce mois est trop souvent occultée. Certains excès trahissent trop souvent l’exigence spirituelle, le don de soi, la fraternité qu’enjoint l’école du jeûne.



Le mois de Ramadan est trop souvent associé à une image folklorique de l’Islam. Des assiettes aux saveurs orientales  au ramdan des soirées raï, toute la dimension spirituelle de ce mois est trop souvent occultée. Certains excès trahissent trop souvent l’exigence spirituelle, le don de soi, la fraternité qu’enjoint l’école du jeûne.

 

L'effort de comprenhension

Aujourd’hui, il est évident que le mois du jeûne obligatoire suscite paradoxalement l’augmentation de la consommation et une hausse des prix. Dans ce sens, les gouvernements musulmans interviennent pour rétablir un certain équilibre. L’état d’urgence est déclaré pour garantir un stock suffisant de marchandises stratégiques tels le blé, le sucre et la farine. Cependant, la panique ne doit pas être de mise. Il ne s’agit pas de préparatifs de guerre, mais uniquement de l’entrée dans le mois du Ramadan. Pour que ce paradoxe disparaisse, les musulmans doivent s’éduquer et faire l’effort de comprendre leur religion. « Le Ramadan ne se réduit pas à un mois d’abstinence la journée et d’excès le soir. Le jeûne accoutume la communauté à l’union, à l’amour de la justice et à l’égalité. Il suscite la compassion et la charité, préserve de l’animosité et de la corruption »(1).

A partir du moment où chaque musulman prend conscience de ce message, les effets du jeûne ne pourront être que positifs d’un point de vue économique et social. Le jeûneur ne doit pas se soumettre à l’oisiveté et à l’excès alimentaire mais faire acte de générosité et de compassion” ne cessent d’enseigner les imams de mosquées.

 

Initiatives associatives

Certaines associations à vocation humanitaire essaient de contrecarrer cette réalité. Leurs « soirées ramadan » ne se déroulent pas dans des salles de fêtes mais dans la rue. C’est le cas de l’association « une chorba pour tous ». Ainsi la journée du ramadan (qui a eu lieu le 16 novembre 2002 ) tente de se défaire de l’image caricaturale du Ramadan en organisant des programmes humanitaires. Les idées pertinentes ne manquent pas:


- Faire un téléthon pour une cause (Palestine, Afghanistan, Tchétchénie, les sans domicile fixe, etc.)

-  'journée sans achat' (organisée l'an dernier par Lyon) pour résister à la consommation à outrance et inciter les gens à entrer dans ce mode de résistance.

- Collecte chez les commerçants de nourriture etc. et distribution aux personnes en difficulté.

- Visite de malades dans les hôpitaux.

- Diffusion de dépliants sur l'idée du mois de ramadan en mettant en avant les idées de spiritualité et de solidarité.

-Collecte de dons et mise en place d'un repas commun avec le fruit de cette collecte.

Des actions basé sur la genérosité et sur le developpement d'une spiritualité indviduelle, et non sur le comportement égoiste qu'est la surconsomation.

 

(1) la voie du musulman, abou bakr al-djazairi.