Depuis la mi-juillet, une rumeur circule sur les réseaux sociaux australiens : le gouvernement travailliste imposerait un enseignement obligatoire de l'islam dans les écoles publiques. Une affirmation trompeuse, comme l'a établi l'AFP.
D'où vient la polémique ? Le 18 juillet dernier, le Premier ministre Anthony Albanese, entouré de plusieurs membres de son gouvernement, a présenté la réponse officielle de l'Australie à un rapport publié en septembre 2025 par l'envoyé spécial chargé de lutter contre l'islamophobie, Aftab Malik. Ce rapport formulait 35 recommandations pour lutter contre l'islamophobie dans la société australienne.
Lors de cette conférence de presse, la ministre des Affaires multiculturelles, Anne Aly, a évoqué le fait que ces recommandations concernent notamment les établissements scolaires et universitaires. Des extraits de son intervention, partagés sur X, ont été présentés comme la preuve que l'islam serait désormais enseigné à tous les enfants dans les écoles, certains internautes allant jusqu'à parler d'un « endoctrinement islamique obligatoire ».
D'où vient la polémique ? Le 18 juillet dernier, le Premier ministre Anthony Albanese, entouré de plusieurs membres de son gouvernement, a présenté la réponse officielle de l'Australie à un rapport publié en septembre 2025 par l'envoyé spécial chargé de lutter contre l'islamophobie, Aftab Malik. Ce rapport formulait 35 recommandations pour lutter contre l'islamophobie dans la société australienne.
Lors de cette conférence de presse, la ministre des Affaires multiculturelles, Anne Aly, a évoqué le fait que ces recommandations concernent notamment les établissements scolaires et universitaires. Des extraits de son intervention, partagés sur X, ont été présentés comme la preuve que l'islam serait désormais enseigné à tous les enfants dans les écoles, certains internautes allant jusqu'à parler d'un « endoctrinement islamique obligatoire ».
Ce que prévoit réellement le plan du gouvernement
Aucun document officiel ne mentionne l'instauration de cours de religion obligatoires. Les mesures annoncées portent sur la création d'un groupe de travail sur l'éducation à l'islamophobie, des financements pour la santé mentale des communautés musulmanes, des aides ciblant notamment les femmes musulmanes, ainsi qu'un « pôle d'information » destiné à mieux faire connaître le phénomène de l'islamophobie.
Contacté par l'AFP, un porte-parole du ministère de l'Éducation a précisé que l'objectif est de donner aux enseignants des ressources pour aider les élèves à développer empathie et respect des différences, dans le cadre plus large de la lutte contre le racisme et les discriminations, antisémitisme et islamophobie inclus. Un porte-parole du ministère de l'Intérieur a également démenti qu'un quelconque financement serve à construire des mosquées.
Pour Halim Rane, professeur d'études islamiques à l'université Griffith, le fait que l'exécutif s'attaque au déficit d'éducation est « louable », dans la mesure où la démarche viserait à « faire la distinction entre la religion et ce qui peut être fait au nom de la religion par des acteurs politiques ». « Le sionisme n'est pas le judaïsme. Le nationalisme blanc n'est pas le christianisme, et l'idéologie politique islamiste n'est pas l'islam. L'amalgame entre une religion et une idéologie politique est devenu une source d'islamophobie », a déclaré le chercheur. Il estime toutefois que le traitement du gouvernement n'est pas parfaitement équilibré : alors que l'exécutif aide les musulmans à faire face à l'islamophobie, il agit plus activement pour éliminer l'antisémitisme.
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Pour Halim Rane, professeur d'études islamiques à l'université Griffith, le fait que l'exécutif s'attaque au déficit d'éducation est « louable », dans la mesure où la démarche viserait à « faire la distinction entre la religion et ce qui peut être fait au nom de la religion par des acteurs politiques ». « Le sionisme n'est pas le judaïsme. Le nationalisme blanc n'est pas le christianisme, et l'idéologie politique islamiste n'est pas l'islam. L'amalgame entre une religion et une idéologie politique est devenu une source d'islamophobie », a déclaré le chercheur. Il estime toutefois que le traitement du gouvernement n'est pas parfaitement équilibré : alors que l'exécutif aide les musulmans à faire face à l'islamophobie, il agit plus activement pour éliminer l'antisémitisme.
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