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Points de vue

Muhammad, le Prophète qui aimait les femmes

Conscience soufie

Rédigé par | Vendredi 9 Août 2024

           


Muhammad, le Prophète qui aimait les femmes
« Il m’a été donné d’aimer de votre monde trois choses : les femmes, le parfum et la prière, qui est mon suprême plaisir », disait le prophète Muhammad. Les femmes se trouvent ainsi associées à ce qu’il y a de plus subtil et de plus spirituel. La tournure grammaticale utilisée en arabe indique clairement que cet amour pour les femmes a une source divine, métaphysique ; il faut donc lire : « Dieu m’a fait aimer de votre monde… »

Le soufi Ibn Arabi (m. 1240) explique cet amour qu’éprouvait le Prophète pour les femmes par le fait qu’elles sont la manifestation de la beauté de Dieu la plus accomplie sur terre.

Muhammad a toujours vécu entouré de femmes. Ses épouses, tout d’abord, ses filles, mais aussi les « compagnonnes », c’est-à-dire les femmes qui avaient choisi d’entrer en islam et qui ont joué un rôle actif dans l’avènement de la nouvelle religion. Elles ne se gênaient pas pour rendre visite à Muhammad et lui demander conseil, même sur les sujets les plus intimes. Un jour, des femmes discutent librement avec lui dans sa maison ; mais voici que la voix d’Omar Ibn al-Khattâb, proche compagnon mais au tempérament autoritaire, se fait entendre, et les femmes de s’esquiver, et le Prophète de rire… Nous nous limiterons ici à évoquer les femmes du Prophète.

De Khadija à Aicha

Le nombre des femmes du Prophète évolue, suivant les sources, de neuf à onze. Une place toute particulière doit être réservée à sa première femme, Khadija, qui fut son épouse unique pendant 24 ans, jusqu’à la mort de cette dernière. Muhammad, alors pauvre, n’avait que 25 ans lorsque la riche négociante qu’était Khadija, âgée de 40 ans, le fit demander en mariage.

À la date de leur union, en 595, la mission prophétique n’avait pas encore été annoncée à Muhammad. Il travailla donc comme caravanier dans « l’entreprise » de sa femme, même si sa vocation spirituelle se faisait de plus en plus pressante et ses retraites toujours plus fréquentes, dans la grotte Hira, située au sommet d’une montagne à quelques kilomètres de la Mecque. Lorsque survint la première révélation en ce lieu, en 610, Muhammad avait quarante ans. L’apparition de l’ange Gabriel qui, selon ses dires, « couvrait tout l’horizon », le traumatisa tellement qu’il crut être devenu fou. C’est Khadija qui le réconforta comme une mère, lui qui perdit sa mère à l’âge de six ans, c’est elle qui le protégea et crut en sa mission : en dehors du Prophète, Khadija fut donc le premier humain à entrer en islam. Elle lui donna quatre filles et deux fils, lesquels moururent en bas âge.

Notons que Muhammad eut plus tard un autre fils qui mourut également précocement : étant, selon l’islam, le dernier prophète pour cette humanité, il ne convenait pas qu’il ait des descendants mâles qui eurent pu lui succéder. Chez les prophètes bibliques, de même, la descendance était le plus souvent héréditaire.

Elle mourut en 619, laissant le Prophète dans l’affliction et aussi comme le seul soutien familial de leurs quatre filles. Durant le reste de sa vie, il ne cessait d’évoquer ses vertus, au point que sa jeune femme Aïcha en était jalouse. « J’ai été nourri d’amour pour elle », lui répondit-elle un jour.

Très accaparé par sa mission prophétique et soucieux de trouver une épouse qui s’occupe de son foyer, Muhammad demanda alors qu’on lui présente une femme, dont il n’exigea ni beauté, ni virginité, ni condition sociale. Il épousa en 620 Sawda, âgée et pas très belle. Ces détails sont invoqués, parmi d’autres, par les auteurs musulmans pour montrer que le Prophète n’a pas été mené, dans ses mariages successifs, par le désir charnel.

La troisième épouse de Muhammad, Aïcha, fut, de son aveu même, son épouse préférée, son « épouse au paradis ». Ce n’est pas un hasard si elle est la fille d’Abu Bakr, l’ami intime du Prophète et son premier successeur à la tête de la communauté musulmane. Des sources avancent qu’Aïcha n’aurait eu que neuf ans lors de son mariage, alors que Muhammad en avait environ 51, ce qui a amené certains à l’accuser de déviance.

Or, diverses études montrent qu’elle aurait été âgée de 15 à 17 ans ; un autre avis affirme encore que, conformément à la coutume des Arabes anciens, elle aurait eu alors « neuf après dix » ans, c’est-à-dire dix-neuf ans. Quoi qu’il en soit, elle était beaucoup plus jeune que lui, et il en était conscient. Le voici donc en train de faire la course avec elle. Svelte et agile, elle le battit. Quelques années plus tard, il l’invita à refaire une course. Elle avait depuis pris quelques rondeurs. Cette fois- ci, c’est le Prophète qui la remporta. « Nous voilà quittes ! », lui dit-il en riant.

Le tempérament exubérant et facétieux d'Aïcha ne doit pas estomper sa stature spirituelle puisque, de l’aveu même du Prophète, elle fut la seule épouse chez qui l’archange Gabriel entrait, et dans les bras de laquelle il recevait la révélation coranique. Sa connaissance de l’islam était très étendue et, durant les 46 ans où elle survécut à Muhammad, elle enseigna à tous – hommes et femmes, et transmit beaucoup de hadîth (paroles du Prophète). Le Prophète aurait dit à son sujet : « Prenez la moitié de votre science de cette petite rousse ! »

La place manque pour évoquer les autres femmes du Prophète. Toutes devaient servir de modèle pour la communauté, et c’est pourquoi un verset coranique les avertit de leur responsabilité (33 : 30) : elles sont les « mères des croyants » (33 : 6).

Quelques précisions sur la polygamie du Prophète

La polygamie caractérisait toutes les sociétés anciennes de l’Orient, à commencer par les prophètes bibliques. Par ailleurs, le Prophète épousa toutes ses femmes avant que le verset coranique (4 : 3) limitant la polygamie à quatre épouses ne soit révélé, en 629. Suite à cela, il lui fut également interdit d’épouser toute autre femme.

À l’exception d’Aïcha, ses épouses étaient presque toutes des veuves, dont les maris avaient souvent été tués lors d’une bataille contre les polythéistes de La Mecque, et qui avaient laissé des orphelins. Ces femmes n’étaient donc pas vierges : ce fait est à mettre en regard avec l’obsession de certains musulmans d’épouser une fille vierge. Hormis l’aspect humanitaire de ces mariages, la motivation du Prophète était clairement d’établir des liens de parenté avec les clans et les tribus de l’Arabie, dans une perspective d’extension et de consolidation de la communauté. Il épousa aussi une juive, Safiyya, et ses deux concubines – autre coutume de l’époque – furent l’une chrétienne (copte égyptienne), l’autre juive. La première, Marya, lui donna un fils, qui mourut en bas-âge.

Face aux attaques de quelques orientalistes, les auteurs musulmans ont déduit de ce qui précède que le Prophète n’a pas épousé ses femmes par désir sexuel, d’autant plus qu’il l’a fait pour la plupart à un âge avancé. Il faut, semble-t-il, tempérer cette affirmation : il n’y a pas en islam de scission entre l’esprit et la chair, et le Prophète aimait la femme du plan le plus métaphysique au plus physique. Les circonstances de son mariage avec Zaynab bint Jahsh sont complexes, mais il est évident qu’il a éprouvé pour elle une attirance irrésistible. Le Coran et la tradition islamique mettent généralement l’accent sur l’humanité du Prophète, et une certaine tendance actuelle à édulcorer sa vie est contre- productive.

Le Prophète en famille

D’après les témoignages de ses propres femmes, le Prophète apparaît comme un mari exemplaire.

« Comment était le Prophète lorsqu’il se retirait chez lui ? », demanda-t- on à Aïcha.

« Il était le plus conciliant et le plus généreux des hommes. C’était un homme comme vous, si ce n’est qu’il riait et souriait beaucoup », répondit-elle.

– « Que faisait-il chez lui ? »« Il était au service de ses femmes »

Une autre fois, elle répondit à cette question : – « Ce que chacun fait : il reprisait son vêtement et recousait ses sandales, trayait sa chèvre », ou encore : « Il s’occupait des tâches ménagères, en particulier la couture. » Aïcha témoigne encore : « Aucun de ses compagnons ou des gens de sa maison ne l’appelait sans qu’il ne réponde : ‘me voici !’ »

Muhammad n’hésitait pas à demander conseil à l’une ou l’autre de ses femmes, même pour des affaires d’importance. Ainsi, lorsque les clauses du traité de Hudaybiyya qu’il était en train de conclure avec les polythéistes de la Mecque désappointèrent nombre de musulmans, il suivit le conseil donné par son épouse Oumm Salama.

Par ailleurs, les sources ne manquent pas de relater les conflits qu’il eut avec l’une ou l’autre de ses épouses – et parfois toutes. Elles pouvaient se montrer irrévérencieuses. Un jour une dispute éclata avec l’une d’entre elles. La colère de cette dernière la poussa à dire : « C’est toi qui prétend être un prophète ? » Malgré la gravité d’un tel propos, Muhammad se contenta de rire. Il déclara un jour à Aïcha : « Je sais quand tu es contente de moi et quand tu es fâchée. Dans le premier cas, tu dis : "Non, par le Seigneur de Muhammad !", et dans le second : " Non, par le Seigneur d’Abraham !" »

La jalousie qui régnait parfois entre les épouses, ou entre l’une et l’autre, semblait laisser impassible le Prophète, notamment lorsqu’elle consistait à se moquer d’une d’entre elles ou à la mettre en difficulté devant lui. Mais il n’acceptait pas que l’on s’en prenne à Khadija. Quand Hala, la sœur de celle-ci, vint lui rendre visite bien des années après sa mort, il fut ému. Aïcha lui lança alors : « Tu te souviens encore d’une vieille femme toute édentée et morte il y a des lustres, alors que Dieu l’a remplacée par meilleure qu’elle ! ». Le Prophète lui répondit en colère : « Non, par Dieu, il n’en n’est pas ainsi : elle a cru en moi, alors que tout le monde me rejetait et me traitait de menteur, elle m’a soutenu par son argent alors que j’étais dépouillé par tous ! »

Une vie austère

La vie du Prophète avec ses épouses est empreinte d’une absence totale de confort, et la nourriture est très frugale. Plusieurs mois pouvaient passer, rapporte-t-on, sans qu’aucun feu ne soit allumé dans les appartements du Prophète. Certaines épouses se révoltèrent contre cette vie difficile : « Ne pourrions-nous pas vivre dans un peu plus de confort comme le font d’autres musulmans ? Ne pourrions-nous pas au moins avoir un bol de soupe chaque jour, ou quelques vêtements plus jolis ? »

La Révélation intervint alors : « Ô Prophète, dis à tes épouses : ‘‘ Si c’est la vie de ce monde et ses parures que vous convoitez, venez que je vous en donne jouissance tout en vous accordant une répudiation avantageuse. Mais si c’est Dieu et son envoyé ainsi que l’ultime Demeure que vous désirez, sachez que Dieu a réservé à celles d’entre vous qui se seront montrées vertueuses une récompense sublime ! (33 : 28-29) » Muhammad sortit alors de sa retraite et demanda aux femmes de faire leur choix : toutes choisirent « Dieu et son envoyé ». « Ô épouses du Prophète, vous n’êtes pas comparables au commun des femmes », leur rappela le Coran (33 : 32).

*****
Première parution de la contribution sur le site de Conscience soufie.

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Éric Geoffroy
Président de l'association Conscience soufie, Éric Geoffroy est islamologue, spécialiste du... En savoir plus sur cet auteur


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1.Posté par François CARMIGNOLA le 09/08/2024 18:13 | Alerter
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La question de l'âge du mariage et de la consommation du mariage d'Aicha avec le prophète est actuellement discutée, typiquement dans des hagiographies de l'islam apparemment fragilisées par ce qui fut longtemps considéré comme ne posant pas de problèmes.

Mieux, des docteurs de l'islam respectés (Ali Al-Fawzan par exemple) n'ont aucun mal ni aucune réticence à le dire, citant les hadiths connus considérés authentiques de la Sunnah du prophète.

Sur https://sunnah.com, on trouve facilement en cherchant "aisha nine years old", un certain nombre de références à des hadiths dits "sahih" du groupe des 6 livres considérés contenir la Sunnah du prophète, qui mentionnent tous une consommation de ce mariage alors qu'Aicha avait 9 ans.

Il ne s'agit pas bien sûr de dire du prophète qu'il était "pédophile" au sens qu'on donne à ce mot à notre époque, et qui qualifie une perversion pathologique, mais simplement qu'il s'est autorisé une sexualité avec une enfant non pubère.

Pour pallier certaines remarques il faut savoir que l'âge de la puberté des filles qui dépend globalement de la maturation des enfants a plutôt baissé à l'ère moderne, partant d'un âge classiquement mesuré vers 13/14 ans au XVIIIème siècle.
Que Aicha puisse être pubère à 9 ans dans l'Arabie du 7ème siècle est impensable.

Les hadiths en question sont:
Bukhari 5133, 5134, 5158, 3896
Abi Dawud 2121
Muslim 1422(b,c,d)
An Nasai 3255 3256, 3257, 3258
Ibn Majah 1876, 1877

On notera d'autre part, que le Coran évoque le mariage de f...  

2.Posté par Abdoulaye le 10/08/2024 01:03 | Alerter
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@ François. Heureusement qu’on vous a comme imam ! Le jour où vous voudrez vous convertir, envoyez moi un petit message. J’ai l’habitude des conversions…J’ai la chance d’en faire régulièrement.
Vous n’avez pas tout à fait tort: la polygamie est employée, de mon point de vue, d’une façon exagérée et pour moi, très peu compatible avec l’islam notamment dans des pays subsahariens, où certains se marient, divorcent, prennent une seconde épouse, une troisième, redivorcent etc etc…Par ailleurs, la polygamie a au moins un mérite c’est de ne pas tomber dans l’hypocrisie occidentale où elle est « interdite », mais permise avec ou sans consentement de l’épouse légitime et où les enfants « illégitimes » ont finalement les mêmes droits à l’héritage que les « légitimes »
Ainsi, nous avons eu un président de la république dont le cercueil a été suivi par ses deux femmes principales, un héros des mers, le commandant Cousteau qui était polygame, et notre grand raconteur d’histoire Pierre Bellemare qui avait deux foyers…Quant à l’âge d’Aicha…Je suis totalement d’accord avec ce que dit l’auteur de l’article, elle avait probablement entre 17 et 19 ans. Pour ma part je retiens surtout que notre prophète (PSL) a choisi de mourir dans ses bras. Et l’émotion qu’on ressent dans la « Rawda «  est indescriptible.

3.Posté par François CARMIGNOLA le 10/08/2024 07:51 | Alerter
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Je l'avais mentionné, l'Occident était concerné par les polygamies implicites, vous avez oublié de mentionner le célèbre cuisinier Paul Bocuse, pourquoi ne pas évoquer les maitresses des Rois, voire le scooter de François Hollande, ou les incartades de Pierre Palmade.

La polygamie, en droit, pas comme pratique graveleuse, est quelque chose de différent et je suis surpris (mais pas étonné) que vous la considériez innocente, car la condamner porterait atteinte à quelque chose d'important, ce qui ne serait pas supportable, mais qui je vous le répète est source de souffrances pour les femmes concernées, comme tout ce qui viole l'égalité entre les humains, par exemple l'esclavage.

Pourrais-je faire une allusion triste (à moins que cela ne soit drôle) au nouveau président du Sénégal qui apparut entouré de ses deux épouses officielles ? On ne pouvait faire mieux dans le genre!

Pour ce qui concerne le mariage des petites filles, pourtant évoqué dans le Coran irréformable et que vous devriez donc défendre, vous semblez adepte de la réforme de la Sounnah, ou plus exactement de la proclamation officielle que celle-ci est fausse pour ce qui concerne les hadiths que je mentionne.

Ceux-ci doivent donc à défaut d'être prouvés "faibles" (tous "sahih", ou diable donc leurs chaines de transmissions ont-elles été établies invalides ? ) devraient être abrogés.
Je vous rappelle que ce n'est pas le cas à l'heure actuelle, la dissonance cognitive étant simplement comblée (en Occident) à votre man...  

4.Posté par François CARMIGNOLA le 10/08/2024 07:55 | Alerter
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@abdoulaye Dans votre condamnation de la polygamie occidentale qui met à égalité les enfants légitimes et illégitimes, vous oubliez de mentionner que l'égalitarisme va jusqu'à donner les mêmes parts d'héritage aux filles et aux garçons! Le laxisme occidental est vraiment extrême !

5.Posté par Abdoulaye le 10/08/2024 10:07 | Alerter
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@ François. Vous n’avez toujours pas compris, ou vous ne voulez pas comprendre que l’Islam n’est pas une religion monolithique où il y a un pape qui dicte la parole de Dieu. Il en ressort des exégèses coraniques ou des interprétations de la sunna qui peuvent être fort différentes. Les musulmans acceptent cela, à l’exception notable des dictateurs chiites iraniens ( honnis par leur peuple) ou des whaabites dont vous mettez souvent en avant les positions qui sont il faut bien le dire, souvent très peu étayées théologiquement ( pour rester poli). Donc pour l’immense majorité des musulmans, il n’y a pas une vérité absolue qui sort du chapeau de quelqu’un. Ainsi, à la question d’un fidèle qui demandait : « Qu’est-ce que l’Islam dit? » ( peu importe le sujet qui était alors traité) , Tarek Oubrou a répondu très justement : «  Monsieur Islam n’existe pas ». Nous avons l’habitude des controverses, nous les acceptons et même nous les aimons, elles nourrissent nos esprits. Et au fond elle renforce notre foi en Allah, dans sa complexité et sa grandeur dont nous ne percevons qu’une infime partie au travers de notre pauvre intelligence….

6.Posté par François CARMIGNOLA le 10/08/2024 10:59 | Alerter
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@abdoulaye
Tareq Oubrou, auteur de l'immortelle citation "ce sont les frères musulmans qui m'ont déradicalisé" est un frère musulman, que certains qualifient de "frère musulman modéré" (sous les éclats de rire) et un propagandiste hypocrite du fascisme dont il est un éminent représentant. L'affirmation que "l'islam n'existe pas" est une autre de ses saillies humoristiques qui ont fait sa réputation, notez que son humour n'est pas allé jusqu'à l'affirmation de la non-existence de Mahomet ou même d'Allah...

Les "interprétations" de la Sounnah, par exemple celle qui "interprète" l'âge d'Aicha à la consommation de son mariage en années (le nombre 9) comme étant en fait le nombre 17, suivant l'habitude bien connue des arabes à confondre leurs propres chiffres, sont bien évidemment nombreuses, voire foisonnantes.

Par exemple, celles qui interdisent le jeune, le port du voile, et la circoncision, et qui recommandent de manger du porc à tous les repas ont séduit bien des musulmans. Cela est bien connu, absence de monolithisme oblige.

C'est d'ailleurs pour cela que l'islam est dit la religion "la plus drôle du monde", du fait de l'humour puissant d'origine divine qui marque ses textes, et du foutage de gueule systématique que pratiquent ses sectateurs.

Quel dommage que cet humour n'ait pas été jusqu'à rire des unes de Charlie Hebdo!

7.Posté par Abdoulaye le 10/08/2024 12:45 | Alerter
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@ François. Ah quand on est à bout d’argument on pratique l’insulte et on dégaine la rengaine les frères musulmans… À mon tour : les atheistes nationalistes comme vous, responsables de tous les derniers grands massacres sont à l’affût du prochain qu’ils pourraient provoquer. Refaire la Guerre d’Algerie? Attaquer l’Espagne, trop progressistes. Non le mieux se joindre à Poutine pour la troisième guerre mondiale…?
Qu’est-ce qui vous plairez ???

8.Posté par François CARMIGNOLA le 10/08/2024 16:46 | Alerter
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@abdoulaye il est donc insultant de traiter Tareq Oubrou de "frère musulman" ? À moins que vous ne manquiez d'humour, malgré vos petites saillies sur le mépris des hadiths oubliés et sur l'"absence d'islam" ?

Je reste sur ma faim pour ce qui concerne la définition de l'islam sunnite, l'étendue précise de ce qu'il inflige comme croyances à ses adeptes, la connaissance effective que ceux-ci ont de ce à quoi ils croient croire et la dénégation organisée des côtés obscurs organisée par on se demande qui.

Et en parlant d'humour, vous me devez des excuses pour Ibn Khatir, auteur du principal tafsir de l'islam sunnite, pour qui la fatiha s'interprète simplement: ceux qui encourent la colère sont les juifs et les égarés sont les chrétiens. Selon vous, il n'aurait pas fait allusion à tout cela.

9.Posté par Panière le 11/08/2024 17:54 | Alerter
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La question du mariage de Aisha a déjà été longtemps réglées par les savants et historiens et n’est pas une nouvelle question comme veut le faire sous-entendre notre petit manipulateur islamophobe amoureux du genocide en cours .

Comme tout bon ignorant , il n’a pas la faculté de confronter différents hadiths , versets , et autre source …

Cherchez bien et rassemblez le tout avant de prendre un texte sui vous convient . Il existe même des synthèses de ses études en français étant donné pour ignorance de l’arabe .

Quand vous aurez fait tout cela , étudier , assimiler on pourra éventuellement en rediscuter . On ne va pas refaire un débat fait des centaines de milliers de fois sur Internet …

Cela démontre toute la manipulation de votre pauvre argumentaire.

Quant aux hadiths , l’histoire a démontré que des millions de faux existent . Et ni Bukhary , ni Muslim ne sont Dieu .

Mais quand on a comme modèle intellectuel Chalgoumi …

Pour rappel , dans le Talmud certains rabbins autorisent le mariage à 3 ans mais là on n’entend jamais notre élève de Chalgoumi ?

Étrange !

@Abdoulaye : toujours pas compris que cela sert à rien de discuter avec des amoureux du genocide …

10.Posté par Panière le 11/08/2024 17:59 | Alerter
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´´ Je reste sur ma faim pour ce qui concerne la définition de l'islam sunnite´´

Mais reste sur ta faim , qu’est ce que cela peut bien nous foutre …

Un homme aussi intelligent que toi ne devrait même pas se poser ce genre de questions.

Je comprend pas vous avez de la chance d’avoir comme référence principale et unique Mr Chalgoumi, adressez-vous à votre éminent savant .

11.Posté par François CARMIGNOLA le 11/08/2024 21:41 | Alerter
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@paniere
La question du mariage d'Aicha n'est absolument pas "réglée", la preuve...

Quant à la remise en cause "effective" de Bukhari et de Muslim, et des 4 autres livres, et donc de la Sounnah du prophète on l'attend toujours. Cette remise en cause n'est faite qu'"en principe" pour tous les trucs gênants, laissant croire que "bien sûr" les hadiths n'étant pas révélés, peuvent être ignorés à sa guise, surtout quand ils violent un peu trop la conscience moderne.
Conscience moderne violée en Occident pour les mécréants chochotes ou les musulmans pas trop au courant des traditions et aussi chochotes que n'importe qui sur ces questions (esclavage, peine de mort des apostats, sexualité avec non pubères, statut de la femme). C'est le "problème de l'islam".

Les stratégies pour s'en sortir sont multiples.

On a le "déni savant" de :
https://themuslimtimes.info/2012/09/19/ayeshas-age-at-the-time-of-her-marriage-a-response-to-innocence-of-muslims/
qu'on pourrait commenter en détails mais en faisant remarquer de prime abord qu'il est formé de deux ensembles d'arguments: 1) il était commun chez les chrétiens, les juifs et les occidentaux d'épouser des petites filles 2) on démontre que Mahomet n'a pas épousé une petite fille.
En gros, le couple risible "c'est celui qui dit qui l'est" suivi de "c'est pas moi".

Dans le deuxième groupe d'arguments, on trouve que Al Asqualani (mort en 1449), auteur d'un commentaire géant de Bukhari (Al Fath al Bari) référence et oh combien de l'islam sunnite,...  

12.Posté par Abdoulaye le 13/08/2024 13:37 | Alerter
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@ Panière. Pour ma part, je pense que nous avons trop longtemps considéré qu’il n’était pas utile de discuter avec nos ennemis. N’est ce pas une erreur ? À force de nous taire, les thèses extrémistes de François C. sont reprises partout et sont considérées comme valables puisque nous ne disons rien…
D’ailleurs je note que tu n’as pas résisté à la tentation de lui répondre. Bien sûr, j’ai bien conscience qu’il s’amuse et alors que nous écrivons avec notre cœur , avec honnêteté, avec la raison que nous donne l’islam. il répond avec généralement une totale mauvaise foi en ressassant les quelques éléments épars qu’il connaît.
Mais des lecteurs peuvent peut-être trouver les « échanges » intéressants, parfois éclairants et ne serait-ce qu’un seul, ça me suffit.

13.Posté par François CARMIGNOLA le 13/08/2024 15:19 | Alerter
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@abdoulaye On ne peut que louer la cruauté avec laquelle vous rappelez au triste @avatar que son injonction bavarde à se taire est contradictoire, et j'espère qu'il ne vous en voudra pas, ou pas.
D'autre part, le triste sire, qui se lance dans le vulgaire, le fanatisme anti chalgoumi (mais bon sang, pourquoi?) et pour faire court, la haine pure, au nom d'un "nous" communautariste et raciste sorti de nulle part, a réalisé son incapacité à faire face aux terribles fessées qui le mettent régulièrement plus bas que terre.
Une de plus...

14.Posté par François CARMIGNOLA le 13/08/2024 16:42 | Alerter
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@abdoulaye, difficile de savoir si cela est intéressant, en tout cas c'est parfois amusant de devoir se défendre sans haine (la moquerie contre la bêtise est déjà assez cruelle) contre l'insuffisant, le contradictoire et le prétentieux.

Je continue donc de réaffirmer que les textes traditionnels de l'islam sunnite, non abrogés, et tenus pour essentiels et incontournables par une majorité de musulmans au sein de l'islam sunnite ne peuvent pas être traités par-dessous la jambe, et doivent être ASSUMES ! Et cela n'est pas une insulte que de le rappeler, bien au contraire !

"Donc pour l’immense majorité des musulmans, il n’y a pas une vérité absolue qui sort du chapeau de quelqu’un." Et bien vous avez, je pense, tort, et ce n'est pas comme cela qu'il faut présenter les choses. Le chapeau dont vous parlez s'appelle Dieu pour ce qui concerne le Coran, et le prophète lui-même pour ce qui concerne les hadiths. Quel chapeau !

La video suivante de Yasir Qadhi (un américain, qui n'est pas un extrémiste).

https://www.youtube.com/watch?v=yeLTmXDb96c
explique les choses de manière intéressante, en complétant et explicitant ce que j'appelle la solution "légaliste" au problème de l'islam. En gros:
- le fiqh n'est pas une loi positive applicable immédiatement
- la Charia doit être rendue applicable
- il est possible de légalement (par des loi édictées par le gouvernement) de restreindre quelque chose de permis (Mubah) par la Charia.
Par exemple: s'arrêter aux feux rouges, marier des petites f...