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La « rebelle » de l’UMP dénonce la « dérive droitière » de Sarkozy

Rédigé par LELEGANT KOBELE | Mercredi 28 Décembre 2005 à 10:21

Annonçant sa très probable candidature à l’élection présidentielle de 2007, la députée UMP des Yvelines Christine Boutin s’est dite inquiète quant à la « dérive droitière » du président de l’UMP Nicolas Sarkozy. Se définissant comme une « rebelle » au sein de son parti, Christine Boutin affirme incarner l’aile sociale du parti de droite.



Christine Boutin
La « dimension sociale » de l’UMP sera incarnée, lors de la présidentielle de 2007, par Christine Boutin, députée des Yvelines. C’est en tout cas ce qu’affirme cette dernière, se positionnant en pourfendeuse de la « dérive droitière » de son président Nicolas Sarkozy. En effet, c’est la « dérive très droitière et sécuritaire à l'UMP qui personnellement [la] gêne beaucoup ».

Au quotidien français Libération, Christine Boutin affirmait hier : « Je ne supporte plus la dérive droitière de l'UMP qui, à chaque nouveau problème, apporte une réponse sécuritaire. Moi, je suis une femme de droite et je veux que mon camp gagne. Mais si on continue comme ça, on va renforcer Le Pen ! » Sur Europe 1, la députée a encore précisé : « La seule chose qui m'empêcherait d'aller à la présidentielle -mais je prendrai ma décision en septembre ou en octobre-, c'est un risque réel de Le Pen. A moins qu'il y ait un infléchissement important et que l'UMP prenne en compte cette dimension sociale ». En 2002, la candidature de Christine Boutin avait recueilli 1,19 % des voix.

« Je pense que Nicolas Sarkozy a choisi pour l'instant de se positionner très à droite et si vraiment il a envie de devenir président de la République, il va falloir qu'il change » a expliqué Christine Boutin. Car selon elle, cette position « va peut peut-être marcher au premier tour, mais pour un deuxième tour, je ne pense pas que ça puisse convenir ».

Opposée à la présence policière dans les écoles, proposition du ministre de l’Education Gilles de Robien qu’elle juge « scandaleuse », et favorable à la réglementation des échanges peer to peer, Christine Boutin se veut l’avocate des droits des prisonniers ainsi que des chômeurs. « Il y a sans doute des fraudeurs, mais c'est peanuts par rapport au nombre de demandeurs d'emplois réels. Ce n'est pas possible de stigmatiser les gens de cette façon !» s’est-elle insurgée en faisant référence au décret paru en catimini la veille de Noël et qui permet de fouiller les dossiers fiscaux des demandeurs d’emploi afin de mettre à jour d’éventuelles fraudes.