Religions

La Rentrée scolaire du Centre d'Etudes et de Recherche Islamiques

Rédigé par Lazrak Jihen | Jeudi 3 Octobre 2002 à 00:00

Anciennement UIF ( Université Islamique de France 1993), IEIP( Institut d’études Islamiques de Paris 1995), le CERSI(2002) est passé par de nombreuses étapes pour devenir ce qu’il est aujourd’hui : un centre d’étude et de recherche en sciences islamiques. L’instigateur de ce projet est Didier Bourg, un français converti à l’Islam, qui a maintenant laissé place à Hicham El’Arafa qui avait d’abord été enseignant.



Anciennement UIF ( Université Islamique de France 1993), IEIP( Institut d’études Islamiques de Paris 1995), le CERSI (2002) est passé par de nombreuses étapes pour devenir ce qu’il est aujourd’hui : un centre d’étude et de recherche en sciences islamiques. L’instigateur de ce projet est Didier Bourg, un français converti à l’Islam, qui a maintenant laissé place à Hicham El’Arafa qui avait d’abord été enseignant.

La  formation des imams : un besoin urgent dans les années 90.
La vocation première de l’université, nous explique Hicham El’Arafa, secrétaire générale du CERSI, était d’offrir une solution suite au débat dans les années 90 sur la formation des imams. En effet, aucune structure ne prenait en charge cet enseignement, les imams étaient principalement issus des pays d’origines. D’autres instituts ont été crée durant cette période comme celui de la mosquée de Paris, qui n’a pas dépassé une année, et l’IESH de Château-Chinon. Autant dire que c’était un besoin urgent.

Acquisition de connaissances sur l’islam.
L’objectif du CERSI s’est ensuite élargi à la formation des cadres musulmans, qui nous l’avoue Hicham El’Arafa reste plus une ambition qu’un objectif. L’important étant principalement l’acquisition de meilleures connaissances et une meilleure compréhension de l’Islam par l’étudiant. Il s’agit aussi de donner une aisance dans des situations de dialogues, de communication sur l’Islam.

De l’islam immigré à l’islam français.
De manière pratique, l’évolution de la structure s’est également ressentie dans les programmes puisque à l’époque de l’UIF, il existait une section arabophone parallèlement à la section francophone, section qui a aujourd’hui été supprimée car elle n’était pas vraiment en phase avec les besoins réels et le contexte. De même pour le module de Fiqh, l’ouvrage utilisé était « la voie du musulman »,  qui est une approche très juridique de la jurisprudence islamique car il est présenté sous forme de code et d’articles. Alors que le support utilisé actuellement est le manuscrit Le licite et l’illicite qui relève plus de l’analyse. Ce qui convient tout particulièrement aux étudiants qui ne recherchent pas une approche manichéenne de la religion.

Formation d’enseignants.
Par ailleurs, le CERSI a dans le but de former des enseignants qui pourrait donner des cours dans le centre. Une jeune femme Sonia, fait partie des précurseurs en la matière puisqu’elle se chargera d’enseigner la morale islamique dès la rentrée 2003.