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Sur le vif

La Libye veut le « djihad » contre la Suisse

Rédigé par La Rédaction | Vendredi 26 Février 2010



Encore une fois, le numéro un libyen défraye la chronique. L’objet du scandale ? Son appel, jeudi 25 février, au « djihad », la guerre sainte, contre la Suisse, qu’elle qualifie de « mécréante et apostate » à la suite de son référendum contre les minarets en novembre dernier. En réponse à celui-ci, Mouammar Kadhafi appelle au boycott des produits suisses.

Des propos « inacceptables » pour le ministère français des Affaires étrangères, qui a estimé, vendredi, que le différend entre Tripoli et Berne doit être réglé par la « négociation ». « Nous soutenons les efforts entrepris par la présidence de l'Union européenne à cette fin », a déclaré le porte-parole du Quai d'Orsay, Bernard Valero.

Quant au directeur général des Nations unies à Genève, Sergei Ordzhonikidze, « de telles déclarations de la part d'un chef d'Etat sont inadmissibles dans le cadre des relations internationales ».

Le dirigeant libyen n’en est pas à son premier coup d’essai. En automne 2009, à l'assemblée générale des Nations unies, il avait proposé de dissoudre la Suisse et de répartir ses territoires entre pays avoisinants.

Les relations entre les deux pays se sont détériorées après l'interpellation musclée, en juillet 2008, à Genève, de Hannibal, un des fils du colonel Kadhafi, sur plainte de deux domestiques l'accusant de mauvais traitements. Bien qu’ils aient été relâchés très vite, la Libye a très mal pris le geste suisse, rappelant ses diplomates, reprenant ses fonds dans les coffres suisses et interrompant ses livraisons de pétrole au pays.

Peu après, les autorités libyennes avaient arrêté puis jugé deux hommes d'affaires suisses pour « séjour illégal » et « exercice d'activités économiques illégales ». L'un d'eux a été libéré en début de semaine après 19 mois de détention mais l’autre purge encore sa peine de quatre mois.

En réponse à ces mesures, les autorités ont restreint l'octroi de visas Schengen à des Libyens. Plutôt que de déclencher une mesure identique à l’encontre de la Suisse, Tripoli a préféré restreindre, le 14 février, l'octroi de visas à l'encontre à l’ensemble des Européens.


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