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SaphirNews.com | Quotidien musulman d’actualité


 


Sur le vif

« L'islam soluble dans la République ? » Le CSA condamne le débat télé

Rédigé par La Rédaction | Vendredi 19 Juillet 2013 à 12:00

           


« L'islam est-il soluble dans la République ? » C’était le thème de l’émission de Christophe Hondelatte, « Hondelatte Dimanche », diffusée le 17 février sur la nouvelle chaîne Numéro 23.

Le journaliste avait alors fait mention, pour lancer le débat, d'un sondage Ipsos, publié quelques jours plus tôt, selon lequel 74 % des Français estiment que l'islam est une religion « intolérante ».

Cette émission avait agacé bien des téléspectateurs car la polémiste Elisabeth Lévy et le journaliste Robert Ménard délivraient une nouvelle fois leur vision noire et stigmatisante de l’islam. Cette religion, qui aurait « un problème de fond », « n’est pas une religion sympathique », avait notamment lancé ce dernier, avant de déclarer plus tard qu'un enfant sur deux « naît musulman » en Seine-Saint-Denis pour cautionner la peur de l'islam en France.

Le débat, qui s'était déroulé en la présence d'Azouz Begag, encore chroniqueur de l'émission à l'époque, n’a pas plu au Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (CSA). Dans une décision du 26 juin rendue publique mercredi 17 juillet, le CSA indique être « intervenu auprès de Numéro 23 en raison de la diffusion » de cette émission.

Les Sages reprochent à la chaîne, qui se présente comme celle de la diversité, d’avoir « manqué aux obligations déontologiques mentionnées dans sa convention (...) qui prévoit que le service contribue à la cohésion sociale » et « à la promotion des valeurs d’intégration et de lutte contre les discriminations ».

Le CSA a ainsi « rappelé à la chaîne le respect de ces dispositions, notamment s’agissant des questions prêtant à controverse qui nécessitent d’être traitées avec vigilance, prudence et pondération dès lors qu’elles sont susceptibles de remettre en cause la cohésion sociale ».

Irrité par l’intervention du CSA, Christophe Hondelatte a twitté que le Conseil était « le nouveau censeur de la pensée unique ».
« L'islam soluble dans la République ? » Le CSA condamne le débat télé

Le CSA, qui a notamment pour mission de « contrôler le respect de l’application des lois, des règlements et des engagements pris par les opérateurs », a simplement rempli son rôle d'avertisseur face à des propos tenus sans contradiction par les invités de l'émission et pouvant assurément attiser la peur de l'opinion publique.

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Réagissez ! A vous la parole.

1.Posté par .Jughurta le 19/07/2013 17:01 | Alerter
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L'islam est-il soluble ?
La loi de l'islam, la sharia, est anti-démocratique, donc l'islam n'est pas compatible avec la République, où le peuple, par la voix de ses représentants, est souverain. La Cour Européenne des Droits de l’Homme, dans son jugement du 13 février 2003, a déclaré : « La charia (loi de l'islam) est incompatible avec les principes démocratiques ». Tout est dit ! La discussion est close à jamais en Europe.
"Dans l’islam la notion de citoyenneté n’existe pas, mais celle de communauté est très importante, car reconnaître une communauté, c’est reconnaître les lois qui la régissent. Nous travaillons à ce que la notion de communauté soit reconnue par la République. Alors, nous pourrons constituer une communauté islamique, appuyée sur les lois que nous avons en commun avec la République, et ensuite appliquer nos propres lois à notre communauté" Amar Lasfar cité dans « La cité mode d’emploi », Homme et migration, n° 1218, mars-avril 1999 p.55 "L’Assimilation suppose pour les populations islamiques se fondre à terme dans la population. Ceci est exclu car cela signifie l’abandon de la loi islamique […] Il n’y aura pas de dérogation à cette règle"( Amar Lasfar, conférence à l’Alliance régionale du Nord, 9 octobre 1997). Est-ce bien respecter les principes républicains ?

2.Posté par Lr407 le 19/07/2013 20:59 (depuis mobile) | Alerter
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Allo radio "Mille collines" ? Il n'y a aucune différence entre les medias francais et la machette ou la gâchette d'un fanatique. Vous êtes des pyromanes en circulation au nom de la liberté d'expression. Honte a la direction de ces medias.

3.Posté par lr407 le 19/07/2013 21:25 | Alerter
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Partout à travers le monde entier, les médias se doivent d’informer la population. Cette gigantesque machine que représente les médias devient, entre les mains de gens de mauvaise foi, raciste et islamophobe, un outil dangereux de propagande. Ainsi, la population française est l’objet d’une manipulation médiatique d’intérêt politique. La crainte que, par inadvertance, ils ne portent atteinte à des gens et que ils ne regretteront par la suite ce que ils ont fait. Cette condamnation explicite du CSA à l'encontre de cette nouvelle chaine TNT ainsi que pour tous les médias en général a pour objectif d’éviter la diffusion des rumeurs, des propos mensongers et des fausses informations sur l'Islam qui pourront avoir des conséquences désastreuses sur les individus, les groupes et la société française.

4.Posté par .Jughurta le 20/07/2013 07:44 | Alerter
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Religion et République

Le jour où il devient majoritaire, c'est un totalitarisme qui s'installe. Mohamed Ibn Guadi, islamologue à l'Université de Strasbourg et directeur du programme d'islamologie au centre français d'études du Moyen-Orient (AFEMO) de Toulouse, rétablit de son côté quelques vérités dérangeantes sur l'islam, qui est une idéologie politique plus qu'une religion au sens strict : « On s’offusque aujourd’hui de la politisation de l’islam. Ce terme lui-même est également un non-sens. L’islam a toujours été politique. Mais il ne faut nullement lui prêter une connotation péjorative. La seule forme d’organisation politique que connurent les musulmans à travers leur histoire depuis les origines de l’islam fut l’Etat islamique. […] Que l’on soit choqué ou non, le fait que des musulmans puissent déclarer que le Coran passe avant les lois de la République est parfaitement juste en Islam. On peut en être offusqué, mais on ne peut retirer à ces propos leur cohérence avec 14 siècles d’histoire islamique. Les efforts des musulmans qui souhaitent concilier islam et laïcité sont vains. Il est tout aussi vain pour des musulmans de rechercher des textes à l’appui d’une telle conciliation. Il n’existe aucun texte provenant des hadiths ou du Coran, ou des commentaires exégétiques islamiques, qui spécifie la place que devrait avoir un musulman en terre infidèle puisqu’il existe en Islam la zone musulmane (Dar al-Islam) et la demeure de la guerre (dar al-Harb) » Mohamed Ibn Guadi, ...  

5.Posté par .Jughurta le 20/07/2013 20:12 | Alerter
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La Cour Européenne des Droits de l’Homme, dans son jugement du 13 février 2003, a déclaré : « La charia (loi de l'islam) est incompatible avec les principes démocratiques ». Tout est dit ! La discussion est close à jamais en Europe par cette jurisprudence ?

6.Posté par nordean le 21/07/2013 05:00 | Alerter
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La vraie question a poser serait plutôt : la République est-elle intégrable dans l'islam? Car rappelons-le, l'islam est régie par Dieu et la République par des hommes... Qui est au dessus ? Posons nous les bonnes questions...

7.Posté par .Jughurta le 21/07/2013 16:32 | Alerter
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L'islam sans la charia n'existe pas !

La Cour Européenne des Droits de l’Homme, dans son jugement du 13 février 2003, a déclaré : « La charia (loi de l'islam) est incompatible avec les principes démocratiques ». Tout est dit ! La discussion est close à jamais ! Donc l'islam est incompatible avec la république ! Syllogisme irréfutable !!! La République Française est préexistante avant l'arrivée de l'islam en France et ses lois s'appliquent à tous ceux que l'on a accueilli, y compris mes ancêtres venus de Kabylie. Faut pas prendre les conséquences pour les causes ! Rendez à César ce qui appartient à César et à Dieu ce qui est à Dieu, or celui-ci a été tué par Nietzsche ! N'excluons pas les athées de la république ! Selon vous, l'islam est une doctrine englobante (c'est à dire totalitaire!). L'homme est Dieu en devenir (Tertullien).

8.Posté par .Jughurta le 21/07/2013 16:40 | Alerter
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En démocratie la loi étant l'expression de la volonté générale (Montesquieu), elle s'applique à tous et prime en démocratie. La république ne reconnait que des citoyens, non une ou des communautés. Ceux-ci s'expriment par le droit de vote, lors des élections de représentants qui sont les mandataires de la volonté du peuple. Quand une volonté divine prime sur celle du peuple, la démocratie (étymologiquement parlant) est morte !