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Sur le vif

L'arrêté anti-burkini à Mandelieu-la-Napoule suspendu par le Conseil d'État

Rédigé par Lina Farelli | Mardi 18 Juillet 2023

           


© CC BY-SA 4.0
© CC BY-SA 4.0
Le Conseil d'État a décidé, lundi 17 juillet, de suspendre l'arrêté anti-burkini pris par la municipalité de Mandelieu-la-Napoule, dans les Alpes-Maritimes. L'interdiction des tenues de bain manifestant de manière ostensible une appartenance religieuse est mise en place chaque été depuis douze ans sur les plages publiques de la commune au nom de la sécurité, de l'hygiène mais aussi au nom du « risque de troubles à l'ordre public ». Elle a été attaquée cette année par la Ligue des droits de l'Homme (LDH), qui jugeait l'arrêté illégal et discriminatoire.

Son avis a été suivi par la plus haute juridiction administrative française, qui estime
l'interdiction en question comme portant « de manière grave et illégale à trois libertés fondamentales la liberté d'aller et venir, la liberté de conscience et la liberté personnelle » alors même que le risque de trouble à l'ordre public n'est pas avéré. Pour son arrêté du 7 juin, « la commune ne mentionne aucun incident récent. Elle rappelle uniquement des faits s'étant déroulés il y a respectivement 11 et 7 ans et le contexte général de menace terroriste après les attentats de Nice en 2016 et 2020 ».

« Au sein de l'espace public, chacun jouit des libertés garanties par la loi. Les maires, dans le cadre de leur mission de maintien de l'ordre, ne peuvent y porter atteinte que pour prendre des mesures adaptées, nécessaires et proportionnées », rappelle le Conseil d'État. Or tel n'est pas le cas pour l'arrêté anti-burkini à Mandelieu-la-Napoule.

Par ailleurs, le Conseil d'État note que la mairie n'apporte « aucun élément permettant de démontrer que de telles tenues (celles visées par l'arrêté feraient courir un risque pour l'hygiène ou la sécurité des usagers de la plage et des baigneurs ».

L'arrêté, qui devait courir du 15 juin au 31 août, n'est donc plus. La LDH s'est félicitée, mardi 18 juillet, de « ce nouveau rappel à l’ordre républicain, respectueux des libertés de toutes et de tous, adressé au maire de cette commune ».

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4.Posté par Abdoulaye le 21/07/2023 11:35 | Alerter
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@Rond. Ce qui est extraordinaire, c’est d’introduire le fait que le burkini serait un trouble à l’ordre public..Ceux qui créent le trouble, sont les islamophobes qui viennent insulter les femmes qui ne font rien d’autre que de se baigner…Il est quand même pour le moins contradictoire, de prendre des arrêtés contre celles qui se font insulter, et non contre les agresseurs…Pour l’instant ces arrêtés ont été cassés. Mais nul doute que les islamo-racistes remettront le couvert…

3.Posté par Rond LEDARON le 19/07/2023 09:48 | Alerter
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Nos phobiques des vêtements sont quand même extraordinaires. Interdire ces derniers sous des prétextes délirants, prétextes qui, avec du recul devrait leur donner honte, sauf que pour ces gens là ( nos islamophobes habituels), la honte est un concept inconnu et inexistant.

2.Posté par Premier janvier le 18/07/2023 19:55 | Alerter
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Pardon pour les mots en trop. Je suis entrain de boire l'apéro. Lol.

1.Posté par Premier janvier le 18/07/2023 19:48 | Alerter
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J'interdis un concert, un discours, un film ou n'importe quoi pour risque de trouble à l'ordre public. En amont donc.
Je suis dans un temps qui est le mien et suppose un autre temps.
Je suis dans un présent dans lequel l'ordre règne et je prédis un futur dans lequel il ferait défaut. C'est cela le risque de trouble à l'ordre public.
Avant que les choses ne se produisent je sais qu'elles vont se passer.
L'Etat (ou une personne, ou plusieurs). N'importe qui qui puisse dire cela se contredit.
Quant à moi je suis un simple spectateur (dans un présent on l'ordre règne donc) je n'ai aucun pouvoir dans un futur et dans un même temps j'en ai.
Une telle posture vise juste à dire, n'importe le quel d'entre nous sachant d 'une chose ou d'une autre qu'elle ne trouve pas d'entente, abracadabra, on va la faire disparaître. Nous l'Etat ne la reconnaissons pas, abracadabra, on va la faire disparaître. Appelez moi Dieu.


Et pourtant ce dernier vient de dire je sais. Et c'est pour cela que je vais interdire.
Je ne peux pas lutter contre l'affrontement, je n'ai comme arme que celle d'en amont faire interdire.
Heureusement que Saphirnews ne lui appartient pas. Autrement je devrais toujours fermer ma gueule.

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