Société

Explosion meurtrière en Irak

Rédigé par El abed Fatima | Mercredi 28 Juillet 2004 à 00:00

Au moins 50 personnes ont été tuées et plus de 21 autres blessées, mercredi matin 28 juillet, suite à l’explosion d’une voiture piégée devant le poste de police de Bakouba, à 60 km au Nord de Bagdad.
Cet événement intervient trois jours avant l'ouverture prévue de la Conférence nationale chargée de désigner un organe consultatif et de contrôle en Irak.



Au moins 50 personnes ont été tuées et plus de 21 autres blessées, mercredi matin 28 juillet, suite à l’explosion d’une voiture piégée devant le poste de police de Bakouba, à 60 km au Nord de Bagdad.Cet événement intervient trois jours avant l'ouverture prévue de la Conférence nationale chargée de désigner un organe consultatif et de contrôle en Irak.

 

Un bilan lourd

L'explosion se serait produite vers 9 h 30, heure locale (7 h 30 à Paris), Elle a été provoquée par une voiture piégée, le nombre de tués et de blessés est difficile à estimer pour le moment car au moment de l'explosion, plusieurs jeunes étaient rassemblés devant le poste et un bus était en train de passer devant, ce qui explique en partie le nombre élevé des victimes.

Un précédent bilan de l'hôpital de la ville, à 60 km au Nord de Bagdad, faisait état de 45 morts et 70 blessés. Le nombre victimes n'avait cessé de monter depuis le début de la matinée.

Une puissante déflagration qui a brûlé au plus haut degré des dizaines de personnes, les policiers hébétés se frappaient la tête et les gens couraient dans tous les sens. Des carcasses de voitures mêlées à des briques de murs effondrés jonchaient le sol.

Selon un officier de police, quelque 600 personnes étaient rassemblées devant le poste qui servait de centre de recrutement au moment de l'attaque.

'Nous avons tenté de les contenir mais ils refusaient d'obéir et c'est à ce moment là que l'explosion a eu lieu', a-t-il raconté.

Les premières ambulances qui sont arrivées sur les lieux ont commencé à transporter les blessés

Réactions politique et appel à la fermeté

Mardi, le secrétaire d'Etat américain, Colin Powell, a appelé à Budapest les alliés des Etats-Unis en Irak à tenir bon, malgré la poursuite des ' violences ' et des prises d'otages qui menacent la dîte ' cohésion de la coalition internationale ', dirigée par Washington.'C'est le moment pour nous d'être déterminés ' a déclaré Powell sans trop préciser comment, et pour quels buts il fallait l’être.

A Bagdad, le président intérimaire, Ghazi Al-Yaouar, a lui aussi lancé, mardi, un message de fermeté, assurant que les autorités irakiennes ne céderaient pas aux preneurs d'otages. Au moins treize personnes ont été enlevées en une semaine en Irak.

Sur le plan politique, les nouvelles autorités irakiennes tiennent à organiser dès cette semaine une Conférence nationale chargée de désigner un conseil consultatif et de contrôle, même si un expert de l'ONU a estimé, mardi, préférable de reporter ces assises pour mieux assurer leur succès. Fouad Maassoum, le responsable de l'organisation de la Conférence nationale irakienne, doit désigner le conseil de cent membres chargé de contrôler l'action du gouvernement intérimaire.

 L'ONU a proposé de la reporter à la fin août, afin de disposer d'un délai supplémentaire pour organiser un événement de cette ampleur, dont le principe avait été proposé par Lakhdar Brahimi, l'envoyé spécial des Nations unies en Irak, qui y voyait un moyen de recréer une certaine unité nationale entre les multiples groupes ethniques, tribaux et religieux du pays.

Mais les événements en Irak rendent instable la situation et rend plus difficile l'organisation d'un événement qui implique de réunir à Bagdad un millier de délégués venant de tout le pays. En effet, 550 d'entre eux seront issus des différentes provinces, 350 autres seront désignés par les formations politiques, les organisations religieuses, les tribus, et les organisations non gouvernementales, et 100 seront sélectionnés par les 100 membres du Comité d'organisation de la conférence.