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Points de vue

Egalité hommes-femmes : et si l‘islam en France s’inspirait des réformes de la Tunisie ?

Rédigé par | Lundi 11 Février 2019

C’est à Paris, samedi 9 février, dans le prestigieux Grand Salon de la Sorbonne, qu’a eu lieu la dernière conférence de l’ambitieux programme organisé en 2018 par la Tunisie dans le cadre de la manifestation « Tunis, capitale de la Femme arabe 2018-2019 ». Initiée par Neziha Labidi, ministre tunisienne de la Femme, de la Famille, de l'Enfance et des Séniors, cette journée consacrée à la femme comme vecteur de paix, de sécurité et de développement a été l’occasion de contribuer au rayonnement international des réformes entreprises par la Tunisie pour l’égalité hommes-femmes. Des réformes qui pourraient être sources d’inspiration pour promouvoir la place des femmes dans la réorganisation du culte musulman en France.



A l'initiative de Neziha Labidi, ministre tunisienne de la Femme et de la Famille, c’est à Paris, samedi 9 février, dans le prestigieux Grand Salon de la Sorbonne, qu’a eu lieu la dernière conférence de l’ambitieux programme organisé en 2018 par la Tunisie dans le cadre de la manifestation « Tunis, capitale de la Femme arabe 2018-2019 ». © Carole Latifa Ameer
A l'initiative de Neziha Labidi, ministre tunisienne de la Femme et de la Famille, c’est à Paris, samedi 9 février, dans le prestigieux Grand Salon de la Sorbonne, qu’a eu lieu la dernière conférence de l’ambitieux programme organisé en 2018 par la Tunisie dans le cadre de la manifestation « Tunis, capitale de la Femme arabe 2018-2019 ». © Carole Latifa Ameer
Ce n’est pas un hasard si Neziha Labidi a choisi Paris et, plus précisément, la Sorbonne, un lieu emblématique qu’elle connaît bien pour y avoir étudié. La ministre tunisienne a souhaité que le dernier événement du programme « Tunis, capitale de la Femme arabe 2018-2019 » se déroule dans ce haut lieu international du savoir. Car le savoir est une des solutions pour lutter contre toute forme d’intégrisme et de terrorisme. Mais il faut y voir également une volonté d’unir les deux rives de la Méditerranée en réunissant des spécialistes et des représentants officiels afin de rendre internationales ses actions en faveur de l’égalité hommes-femmes.

Dans notre monde devenu un village planétaire de par la mondialisation, il est nécessaire d’avoir des normes communes car les problèmes sont mondialisés, pour ne citer que le changement climatique, les inégalités sociales, la lutte contre la pauvreté ou le terrorisme. Réseau international et savoir sont ainsi les deux piliers sur lesquels s’appuie la ministre qui souhaite rassembler et fédérer autour des nombreuses réformes et actions en faveur de l’égalité hommes-femmes que la Tunisie met en place ces dernières années.

Des réformes tunisiennes en faveur de l’égalité hommes-femmes

La Tunisie propose des projets de réforme inédits dans le monde arabe, renouant ainsi avec son passé réformateur initié dès le XIXe siècle. Pionnière en matière des droits des femmes dans le monde arabe, notamment depuis le président Habib Bourguiba, la Tunisie a adopté une nouvelle Constitution en 2014 où les « citoyens et citoyennes sont égaux en droits en en devoirs », ce qui inclut bien sûr des réformes visant à abolir des dispositions jugées rétrogrades.

En 2017, le Parlement tunisien a voté une loi visant à en finir avec toutes les formes de violences contre les femmes. Ainsi, la ministre Neziha Labidi, qui a soutenu ce projet historique depuis le début, a réussi à faire voter un texte dont découlent de nombreuses réformes, notamment la suppression de la possibilité pour l’auteur d’un viol sur mineure d’échapper aux poursuites en épousant sa victime. Bien sûr, il existe toujours un décalage entre les lois et leur application réelle dans la société. Ainsi, il est à espérer que des programmes spécifiques initiés par le gouvernement tunisien permettront d’ancrer ces principes dans la société.

Une influence des réformes tunisiennes bien au-delà de ses frontières

Les réformes tunisiennes, comme l’égalité successorale hommes-femmes discutée actuellement, déclenchent bien sûr des débats en Tunisie et bien au-delà de ses frontières. Dans le riche programme de « Tunis, capitale de la femme arabe 2018-2019 », il est à noter en août 2018 un événement exceptionnel tant par sa portée symbolique que diplomatique : la tenue du premier conseil ministériel maghrébin des ministres de la femme et de la famille. Cinq premiers pays ont décidé de créer ce conseil et de se réunir régulièrement afin de coordonner des actions communes en faveur des femmes et de la famille, à savoir la Tunisie, Le Maroc, la Mauritanie, la Libye et l’Algérie.

Œuvrant pour le rayonnement à l’international de la Tunisie, le président tunisien Béji Caid Essebsi, invité à Malte à coprésider le 6 février dernier une conférence sur l’égalité des genres avec son homologue maltaise, a déclaré être convaincu qu’il n’y avait pas de démocratie sans présence de la femme dans la vie publique. Ces réformes s’appliquent à la vie publique mais ne souhaitent pas s’opposer à la religion, l’islam en l’occurrence, qui fait partie d’un socle identitaire tunisien aux influences multiples et plurielles. Au contraire, les réformes actuelles du gouvernement tunisien apportent une vision contemporaine et respectueuse de l’islam.

Egalité hommes-femmes : et  si l‘islam en France s’inspirait des réformes de la Tunisie ?

La vision contemporaine de l’islam en Tunisie pourraient inspirer l’islam en France

Ainsi, le culte musulman français dont l’organisation est en pleine mutation pourrait s’inspirer des réformes et des bonnes pratiques initiées par la Tunisie pour permettre, enfin, aux femmes d’être présentes, à égalité avec les hommes, dans les instances de prise de décisions ou de représentation des différentes associations et fédérations musulmanes françaises. L’égalité hommes-femmes à tous les niveaux de l’organisation devrait être une priorité dans les chantiers de réforme du culte musulman en France.

A l'heure actuelle, il est utile de rappeler que les femmes sont absentes de ces instances de prises de décisions ou de représentation, à quelques rares exceptions près. La visibilité des femmes est également trop minorée dans les cercles intellectuels et culturels, dans les conférences, en lien avec la pensée et culture d’islam.

Les organisations musulmanes, cultuelles ou culturelles, devraient se sentir davantage impliquées dans le chantier sur la parité entre les hommes et les femmes entrepris dans la société française. Car rien n’interdit cette parité en islam qui, bien au contraire, permet aux femmes de prendre leur place dans la société et dans la vie religieuse à égalité avec les hommes.

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Ameer Carole Latifa
Carole Latifa Ameer est directrice artistique et chercheuse indépendante en pensée et culture... En savoir plus sur cet auteur


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1.Posté par Anis le 13/02/2019 10:06 | Alerter
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De l'islam il reste que le nom.tout es dit dans la religion. L'homme et la femme sont à égalité. L'homme soulage sa femme et vis faire sa.toutes les règles sont expliquer. Mais l'heure es venu. De rendre des comptes. D'où on se permet de modifier se que le tout puissant nous a envoyé.nous vivons dans un monde pré islamique. Et dieu dit vous ne pouvez changez une lettre un verset. Le musulman à peur plus de dounia et les loi injuste d'ici bas.nous avons tout.les régle pour la guerre la défense de nos frères. Et je parle pas que des musulmans mais de toutes l'humanité tout entière . bientôt l'heure pour expier les péché. Rien qu'avec une épine de rose quand on se pique, un péché qui s'en va. Imaginé tout se qu'il faut comme souffrance à la créature de dieu pour se faire pardonné temp d'ignorance de profit d'injustice. Pour qu'il nous pardonne. L'heure est plus proche que vous le pensez. Les musulmans doivent faire qu'une unité. Avec le reste du monde . contre dajjal. (L'argent) et que faite vous.vous courrez après. Tout les prophètes étai pauvre. Se n'est pas pour rien. .allez Salam allykoum. Que dieu veille sur toutes l'humanité.

2.Posté par François Carmignola le 14/02/2019 23:03 | Alerter
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Que la question de la "femme" puisse être en mise en avant de manière exemplaire par une nation (la Tunisie) considérée comme "pionnière" (le port du voile à l'école et la polygamie furent interdit par le président Bourguiba en 1956) mais qui n'a toujours pas admis l'égalité homme femme devant l'héritage reste surprenant...

On imagine le degré d'avancement des autres nations arabo musulmanes...