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Doublement piégé, un roman d’espoir à l’honneur de la famille par Dounia Bouzar

Rédigé par Amara Bamba | Vendredi 2 Mars 2018



Doublement piégé, un roman d’espoir à l’honneur de la famille par Dounia Bouzar
C’est l’histoire d’un ado, une famille française ordinaire, qui glisse gentiment dans les filets de Daesh. Le père est juge antiterroriste. Rien que ça ! Marocain d’origine, marié à une Française, il est corps et âme occupé à traquer les agents de Daesh et leurs proies. Un juge français, arabe, qui connait l’islam et croit sincèrement à l’idéal républicain.

Entre ce père tout à son travail et sa mère aimante, Alex s’épanouit à son rythme. Un ado comme un autre qui glane ses repères comme il peut. Une famille sans problème ; petite bourgeoisie culturelle, citadine. Des parents attentionnés, ouverts au dialogue, soucieux de leur fils qu’ils savent sensible.

Le roman Doublement piégé (Saltimbanque éditions, à paraître le 15 mars) commence au moment du deuil de « Gédi », le grand-père marocain d’Alex. La mort, un événement qui renvoie chacun au sens de sa propre vie. C’est le point d’orgue, la brèche anodine où l’auteur plante son décor et sa plume pour faire jaillir la sève de son sujet.

Tour à tour, Dounia Bouzar donne la parole à Alex et à Mohammed Edouk, son père. Chacun parle à la première personne. Un chapitre, le lecteur est plongé dans l’intimité du père. Vision de juge anti-terroriste, le déçu d’islam qui croit en La République. Serviteur de l’Etat, ayant sa mission à cœur, M. Edouk survole les relents d’hypocrisie raciste… la reconnaissance de ses pairs lui suffit.

Au chapitre suivant, c’est le « je » du fils. L’ado frustré de sa marocanité par la mort de Gédi. On le voit s’islamiser, glisser subrepticement dans l’apologie, dans l’ivresse d’un amour en ligne qui lui offre la perspective de participer à son idéal d’un monde meilleur… Il faut lire ce livre pour suivre, pas à pas, comment ce jeune en arrive à planifier de se faire exploser à l’Assemblée nationale française !

Doublement piégé, un roman d’espoir à l’honneur de la famille par Dounia Bouzar
Doublement piégé est un roman rapide. Un rythme de thriller où tout peut arriver à tout moment. Une cascade d’actions qui s’entrechoquent comme des boules de billard. Coups bas, coups durs, blouses et casins et même des chouettes. Tout y passe.

L’islam, la République, Daesh, trois idéaux, trois logiques dans un ballet occulte ou mystique (c’est selon) autour d’un adolescent attachant de naïveté. N’ayons pas honte : il vient un moment où l’on a simplement envie que l’escalade s’arrête ! Connaissant l’auteure, on attend alors le dénouement non sans angoisse, plutôt avec un espoir de soulagement.

Au service des familles d’enfants embrigadés, Dounia Bouzar a joué à cache-cache avec Daesh pendant quelques années. Anthropologue du fait religieux, elle a acquis une expertise rare sur un sujet fondé sur le secret. C’est cette discrétion que l’art du roman lui permet de transcender.

La famille, victime silencieuse de Daesh

Dans Ma meilleure amie s’est fait embrigader (Ed. De La Martinière, 2016), Camille et Sarah livrent les confidences jihadistes entres filles. Dans Doublement piégé, ces sont les garçons et leurs parents qui passent aux aveux. De l’angoisse, des rires et des larmes… Une lorgnette drôlissime sur la police anti-terroriste sous le regard d’un juge arabe : caustique !?

Avec des personnages réalistes mais néanmoins déroutants, c’est une face cachée du jihadisme qui est mise à jour. Un engrenage logique de données, scientifiques et journalistiques. Le talent de conteuse de Dounia Bouzar fait le reste. Au passage, un hommage inattendu, parce que rare, à la police anti-terroriste, ces ombres sans nom ni visage dont nous savons, en réalité, peu de choses.

Emouvant et direct, ce roman raconte une histoire avec justesse. On y entre sans forcer, par la générosité du style, des personnages, la richesse des situations. On en sort avec une chaleureuse empathie qui en fait un roman d’espoir à l’honneur de la famille, la victime silencieuse de Daesh.

Dounia Bouzar, Doublement piégé, Saltimbanque Editions, 15 mars 2018, 14,90 €.





Réagissez ! A vous la parole.

1.Posté par Kirat le 03/03/2018 00:10 | Alerter
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Comme ses livres précédents ce roman de BOUZAR ne nous aprend rien de ce que nous savons déjà. C’est dommage de la part de cette ancienne éducatrice de la PJJ qui a échoué dans son centre de prévention de la radicalisation.
On peut rappeler ce que lui disait Aymeric Caron: «J’ai trouvé très brouillon votre livre. J’ai l’impression que vous-même vous ne sazmême pas ce que vous avez envie de nous dire. Vous n’êtes pas vous-même une spécialiste de la religion.». Grave.
https://www.al-kanz.org/2014/01/30/dounia-bouzar-aymeric-caron/

2.Posté par mohamed le 03/03/2018 19:46 | Alerter
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Une ancienne éducatrice qui a échoué? Mais c'est quoi votre problème? Tout d'un coup, vous croyez les médias qui sont tous à la solde des gouvernements en quête de pouvoir? Sa seule erreur à Dounia, ça a été d'accepter de bosser pour Cazeneuve et d'y Croire. depuis quand le gouvernement islamophobe va parler des bons résultats d'une musulmane? On a été des dizaines à ouvrir les yeux sur la Dawla, et c'était que grâce à elle. Elle a le coeur et la Nya, on s'en foue de ce que dit ce connard de Caron payé pour dire du mal des autres

3.Posté par Kirat le 03/03/2018 19:59 | Alerter
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Du calme l’ami et n’insultez pas ceux qui ont un avis contraire. Vous dites:
«Sa seule erreur à Dounia, ça a été d'accepter de bosser pour Cazeneuve et d'y Croire.»
Justement là est le problème comme tous ces médiocres du Cfcm, ou les prétendus «recteurs» des grandes Mosquées détenteurs exclusifs de la taxe halal sans bilan ni contrôle, ou les représentants de l’uoif qui changent d’appellation incapables d’assumer, ou encore les responsables à vie de l’émission islam sur France2, ...etc, etc, etc.
Grave.

4.Posté par mohamed le 03/03/2018 21:04 | Alerter
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Sauf que elle a démissionné du CFCM dès qu'elle a compris... et elle a tout dénoncé. C'est sa la différence. Je reste calme mon père. Mais ça m'énerve que tout d'un coup on croit les médias quand il s'agit d'attaquer nos frères et nos soeurs. ON devrait avoir plus de recul... On les connaît quand même...


5.Posté par mohamed le 03/03/2018 22:14 | Alerter
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mon frère, pas mon père, erreur de frappe bien sûr

6.Posté par Chamberte le 04/03/2018 15:14 | Alerter
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Soumission. Eurabia. Islamisme. Grand remplacement.

7.Posté par Trinquier le 04/03/2018 22:47 | Alerter
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Cette histoire de terrorisme est un vrai business.
Ce créneau est saturé d'intrigants.
De vraies petites entreprises commerciales.