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'Chacun a compris ce que voulait dire Bayrou'

Rédigé par LELEGANT KOBELE | Vendredi 4 Mai 2007 à 07:17

François Bayrou l’avait promis. Il ne donnerait aucune consigne de vote aux 7 millions de Français qui avaient voté pour lui avant le second tour de l’élection présidentielle. Pourtant c’est fait. A la grande satisfaction de Ségolène Royal que les sondages donnent toujours perdante face au candidat de l’UMP.



« Je ne voterai pas pour Sarkozy » a déclaré François Bayrou après le débat télévisé du 2 mai entre Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal. « A l'heure qu'il est, je ne sais pas ce que je ferai, mais je commence à savoir ce que je ne ferai pas » avait-il dit au lendemain du premier tour, lors de sa conférence de presse du 25 avril. Pour lui, le candidat de l’UMP, « risque d'aggraver les déchirures du tissu social ».

Se réjouissant du choix fait par François Bayrou, Ségolène Royal a estimé hier que « les choses sont subtilement dites » mais que « chacun a compris ce que voulait dire Bayrou ». « Ma décision est prise » a-t-elle ajouté devant la presse lors d’un déplacement dans une usine de chimie à Beuvry-la-Forêt dans le Nord, « si je suis élue je travaillerais avec le centre et avec François Bayrou en particulier ». Pourtant Marielle de Sarnez, directrice de campagne de François Bayrou, a tenu à préciser que si le leader centriste « avait voulu aller plus loin, il se serait exprimé autrement ».

Quoi qu’il en soit, Gilles Artigues, député UDF de la Loire qui a annoncé qu’il voterait blanc au second tour, a déclaré à l’issue du duel télévisé entre les finalistes : « On nous avait tellement dit que Nicolas Sarkozy dominerait le débat de la tête et des épaules que la prestation de Ségolène Royal constitue une réelle surprise », précisant que « de nombreux thèmes soutenus par François Bayrou » avaient été repris et que « ce débat a fait réapparaître l'affrontement stérile entre la droite et la gauche et renforcé [son] choix de vote blanc, malgré les pressions et les risques ».

Pourtant une majorité d’élus UDF ont rejoint Nicolas Sarkozy, au grand dam du patron de l’UDF. « J'observe avec beaucoup de plaisir que la quasi-totalité des parlementaires et des élus de l'UDF m'ont rejoint » avait ainsi déclaré Nicolas Sarkozy lors du débat du 2 mai.