Société

A Bayonne, une marche de solidarité aux victimes de l'attaque contre la mosquée

Rédigé par Benjamin Andria | Lundi 16 Décembre 2019 à 08:00

Plusieurs centaines de personnes ont défilé, dimanche 15 décembre, afin de marquer leur soutien aux deux victimes de l'attaque islamophobe perpétrée contre la mosquée de Bayonne le 28 octobre 2019. Tout comme les victimes, leurs soutiens, parmi lesquels SOS Racisme, réclament que l'attaque soit formellement reconnue comme un attentat terroriste.



Plusieurs centaines de personnes ont défilé, dimanche 15 décembre, afin de marquer leur soutien aux deux victimes de l'attaque islamophobe perpétrée contre la mosquée de Bayonne le 28 octobre 2019. © Twitter / SOS Racisme
Non à l'oubli. Près de deux mois après l'attaque perpétrée contre la mosquée de Bayonne, une marche a été organisée, dimanche 15 décembre, dans cette ville du Pays basque afin de marquer un soutien public aux deux victimes, Amar Kariouh et Maati Baggar, et dénoncer plus largement la haine contre les musulmans.

Plusieurs centaines de personnes - un millier selon les organisateurs - ont répondu à l'appel d'un collectif d'associations locales et d’habitants du quartier des Hauts de Sainte-Croix de Bayonne, avec le soutien appuyé de SOS Racisme. Son président, Dominique Sopo, a d'ailleurs fait le déplacement à cette marche à laquelle l'une des deux victimes était présente.

En tête de cortège, les manifestants défilaient avec la banderole « Liberté, égalité, fraternité pour toutes et tous sans exception ». A la fin de la marche, une danse classique basque appelée l'aurresku a été réalisée devant un Maati Baggar touché par l'élan de solidarité.

Un appel à reconnaître le caractère terroriste de l'attaque

A ce jour, le parquet antiterroriste n'a pas été saisi de l'affaire, suscitant l'incompréhension des victimes, de leurs proches et de leurs nombreux soutiens. Le collectif constitué pour l'organisation de la marche, de même que SOS Racisme, appellent la justice à la requalification de l'attaque en un attentat afin que son caractère terroriste soit enfin reconnu.

« Le terrorisme, c'est faire un acte de terreur pour envoyer un message à une population. C'est bien ce qui a été fait par ce criminel qui avait un engagement politique à l'extrême droite », a déclaré à France 3 Aquitaine Dominique Sopo.

L'auteur de l'attaque, un octogénaire issu des rangs de l'extrême droite, a été placé en détention provisoire depuis son arrestation. Claude Sinké encourt la réclusion criminelle à perpétuité.

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