Lundi 16 Juin
Messaouda nous a parlé de son pote, Abdel, qui a ouvert une agence d’amincissement et une salle de sport, dans notre cité. Il paraît que c’est un marché en pleine expansion.
En plus, Abdel a eu l’idée géniale de viser une clientèle qui n’a pas conscience, ni de son pouvoir d’achat, ni des millions d’euros cachés dans ses poches, ni, de l’importance d’avoir un vrai lobby, sans charlatans avides de pouvoir. Quant aux conséquences, sur l’économie française, d’un boycotte de leur part, n’en parlons pas !
Le public visé par Abdel, est blindé d’oseille pour la simple et bonne raison que, ces gens bizorres, lo, n’ont pas besoin de construire une maison au bled. Leurs parents l’ayant déjà fait, ils ont, donc, de plus en plus de tunes, et ça, Abdel l’a bien compris.
Bravo !
One pond’s pour Abdel, Média français, 0.
Le grand rêve de ces gens bizores lo, serait, bien sûr, qu’un jour, les entreprises françaises prennent conscience des envies de cette nouvelle génération en adaptant leurs produits à leurs besoins mais ce n’est pas d’actualité.
Bien au contraire ! Comme, musulman rime avec méchant, alors, à en croire la presse française, ces gens bizorres lo, sont, un peu, pas comme les autres et sont, plutôt décrits comme des « gens spéciaux ».
Bah ! Ouai ! Nous sommes « spéciaux » !
C’est logique ! Le raisonnement en est, on ne peut plus clair :
« On ne mange po comme eux, alors, on n’est po comme eux, alors on est spéciaux !
Ils ne mangent po comme nous, alors, ils ne sont pas comme nous, alors ils ne sont pas spéciaux puisque c’est nous qui le sommes…CQFD et vive l’harissa !!! »
Heureusement que le coach sportif qui s’est, donc, spécialisé dans les régimes spécifiques aux « jeunes des minorités visibles » a pensé à nous.
Nous nous rendons, à la salle de sport, afin de bénéficier d'un programme diète adapté à notre profil. Maigrir, nécessite d’établir un vrai diagnostic, en fonction de notre âge, notre taille, notre poids, notre sexe et tout et tout et tout ça.
Pourquoi, devons nous faire un diagnostic classique ? Je croyais qu’on n’était pas comme les autres ? Ah Bon ! Finalement, on est, tous, pareil ? La presse est au courant ?
Naaaan ! Elle le sait mais préfère, cracher son venin afin d’alimenter la polémique ? C’est bon, au moins, ce vrai travail de journalisme amateur ? Beurk !
Ouf ! En tout cas, moi, je suis contente de ne pas me nourrir de leur poison et être, une « spéciaux » !
Oui ! Oui ! Moi, je me revendique, au pluriel, car c’est sûr, je ne mange pas, comme eux et je ne suis, surtout pas, comme eux !!!
Bref ! Ne nous éloignons pas du sujet et revenons à nos mehzet !
Nous sentons l’inquiétude d’Abdel qui nous livre, alors, ses préoccupations. Il y a un franco-tunisien qui a ouvert le même centre, le mois dernier, et voilà qu’un franco-algérien vient de s’installer. Il est sûr de perdre une grande partie de sa clientèle puisque, lui, il est franco-marocain.
Alors, pour y remédier et pour nous inciter à nous inscrire, il a préparé un argument de vente, bizarrement intéressant mais de loin.
Il nous explique qu’il ne faut surtout pas aller chez ses concurrents car, le premier a acheté son matériel à Rungis, et tout le monde sait que la viande de Rungis, n’est pas halal. Aucun rapport avec la salle de sport mais faut bien nous dissuader. Quant au deuxième, il n’accomplit jamais la prière, le vendredi, à la mosquée.
Et alors ? Bah c’est tout !
Pour lui, ce sont des raisons, suffisamment, graves pour ne pas s’inscrire chez eux. Enfin, en nous inscrivant chez lui, nous serions respectées de toute la cité parce que, lui, il sépare les femmes et les hommes, avec un grand rideau, comme dans les mariages au bled. En plus, c’est un vrai, bon, religieux qui est parti deux fois à la Mecque comme accompagnateur.
Ololo ! Faut pas tout mélanger !
Je lui conseille d’investir dans la communication et la qualité, en lui expliquant que les consommateurs sont devenus de plus en plus sélectifs parce qu'ils ont, de plus en plus de goût, et sont, de plus en plus exigeants, et que par conséquent, il devenait impératif de communiquer sur la qualité et non, la religion. Mais, rien y fait ! Il ne veut rien entendre.
Nous, décidons d’aller voir les deux autres confrères qui, bien évidemment, tenaient quasiment le même discours. D’ailleurs, sur la brochure de l’un d’entre eux, nous pouvions lire :
« Diet Halal, votre nouvelle agence d’amincissement vous propose une prise en charge globale halal combinant diététique halal, coaching sportif halal, esthétique halal et psychologie halal.
Toute notre gamme de produits halals est certifiée par un organisme chargé de contrôler et d’apposer l’appellation Halal. »
Ca craint !
« Ecoute, Messaouda, moi, je ne m’inscrits nulle part. Je préfère jouer la sportive, chez moi ! »
Pendant plusieurs semaines, nos trois entrepreneurs se sont, alors, tués à la tâche pour détruire la réputation de chacun, courant ainsi, droit, vers la catastrophe économique et la fermeture définitive de leur centre.
Cependant, tous leurs efforts ont, tout de même, permit à un franco-français de s’installer et de récupérer, gentiment, leur clientèle.
Nos trois jeunes maghrébins n’ont pas eu l’intelligence de collaborer, ensemble, afin de se partager le marché.
J’ai connu, cette nouvelle agence franco-française, grâce au prospectus posé sur Tartaga :
« Vous souhaitez maigrir et raffermir vos muscles, venez nous rejoindre. Déjà, 1000 personnes nous ont fait confiance… »
C’est tout ! Pas de halal ! Pas de haram ! C’est tout ! ?
1000 personnes, ça veut dire qu’il va y avoir plein de mecs !
Je cours vite m’inscrire. A l’accueil de l’établissement, je suis reçu par Abdel et nos ex-entrepreneurs, nouvellement, salariés de la société.
Maintenant, ils conseillent sur les programmes d'amincissement sur mesure, à suivre. L’entreprise qui exploite leur savoir-faire, est très contente de leur résultat. Un vrai travail d’équipe !
Abdel, quant à lui, pense créer une nouvelle boite. Il a une idée révolutionnaire, mais chuuuut, c’est secret parce que si d’autres franco-maghrébins l’apprennent, ils s’installeront comme concurrent et il faudra batailler dur pour conserver sa clientèle.
On est mal barré !!!!!
« Oui, je m’inscris sans hésitation. Ah ! Non ! Moi, ça ne me dérange pas de faire du sport devant les hommes, au contraire ! Comme des millions de musulmanes en France, je suis « open » mais ne le dis pas à la presse sérieuse, ça ferait scandale, car les français ne doivent surtout pas savoir que les muslims sont « open », tolérants et gentils ! Quel horreur, beurk, ça va pas dans la tête ?!... Je te remercie et bonne chance pour ton nouveau projet. Au fait ! Pour quand est prévue la fermeture ?...»
En plus, Abdel a eu l’idée géniale de viser une clientèle qui n’a pas conscience, ni de son pouvoir d’achat, ni des millions d’euros cachés dans ses poches, ni, de l’importance d’avoir un vrai lobby, sans charlatans avides de pouvoir. Quant aux conséquences, sur l’économie française, d’un boycotte de leur part, n’en parlons pas !
Le public visé par Abdel, est blindé d’oseille pour la simple et bonne raison que, ces gens bizorres, lo, n’ont pas besoin de construire une maison au bled. Leurs parents l’ayant déjà fait, ils ont, donc, de plus en plus de tunes, et ça, Abdel l’a bien compris.
Bravo !
One pond’s pour Abdel, Média français, 0.
Le grand rêve de ces gens bizores lo, serait, bien sûr, qu’un jour, les entreprises françaises prennent conscience des envies de cette nouvelle génération en adaptant leurs produits à leurs besoins mais ce n’est pas d’actualité.
Bien au contraire ! Comme, musulman rime avec méchant, alors, à en croire la presse française, ces gens bizorres lo, sont, un peu, pas comme les autres et sont, plutôt décrits comme des « gens spéciaux ».
Bah ! Ouai ! Nous sommes « spéciaux » !
C’est logique ! Le raisonnement en est, on ne peut plus clair :
« On ne mange po comme eux, alors, on n’est po comme eux, alors on est spéciaux !
Ils ne mangent po comme nous, alors, ils ne sont pas comme nous, alors ils ne sont pas spéciaux puisque c’est nous qui le sommes…CQFD et vive l’harissa !!! »
Heureusement que le coach sportif qui s’est, donc, spécialisé dans les régimes spécifiques aux « jeunes des minorités visibles » a pensé à nous.
Nous nous rendons, à la salle de sport, afin de bénéficier d'un programme diète adapté à notre profil. Maigrir, nécessite d’établir un vrai diagnostic, en fonction de notre âge, notre taille, notre poids, notre sexe et tout et tout et tout ça.
Pourquoi, devons nous faire un diagnostic classique ? Je croyais qu’on n’était pas comme les autres ? Ah Bon ! Finalement, on est, tous, pareil ? La presse est au courant ?
Naaaan ! Elle le sait mais préfère, cracher son venin afin d’alimenter la polémique ? C’est bon, au moins, ce vrai travail de journalisme amateur ? Beurk !
Ouf ! En tout cas, moi, je suis contente de ne pas me nourrir de leur poison et être, une « spéciaux » !
Oui ! Oui ! Moi, je me revendique, au pluriel, car c’est sûr, je ne mange pas, comme eux et je ne suis, surtout pas, comme eux !!!
Bref ! Ne nous éloignons pas du sujet et revenons à nos mehzet !
Nous sentons l’inquiétude d’Abdel qui nous livre, alors, ses préoccupations. Il y a un franco-tunisien qui a ouvert le même centre, le mois dernier, et voilà qu’un franco-algérien vient de s’installer. Il est sûr de perdre une grande partie de sa clientèle puisque, lui, il est franco-marocain.
Alors, pour y remédier et pour nous inciter à nous inscrire, il a préparé un argument de vente, bizarrement intéressant mais de loin.
Il nous explique qu’il ne faut surtout pas aller chez ses concurrents car, le premier a acheté son matériel à Rungis, et tout le monde sait que la viande de Rungis, n’est pas halal. Aucun rapport avec la salle de sport mais faut bien nous dissuader. Quant au deuxième, il n’accomplit jamais la prière, le vendredi, à la mosquée.
Et alors ? Bah c’est tout !
Pour lui, ce sont des raisons, suffisamment, graves pour ne pas s’inscrire chez eux. Enfin, en nous inscrivant chez lui, nous serions respectées de toute la cité parce que, lui, il sépare les femmes et les hommes, avec un grand rideau, comme dans les mariages au bled. En plus, c’est un vrai, bon, religieux qui est parti deux fois à la Mecque comme accompagnateur.
Ololo ! Faut pas tout mélanger !
Je lui conseille d’investir dans la communication et la qualité, en lui expliquant que les consommateurs sont devenus de plus en plus sélectifs parce qu'ils ont, de plus en plus de goût, et sont, de plus en plus exigeants, et que par conséquent, il devenait impératif de communiquer sur la qualité et non, la religion. Mais, rien y fait ! Il ne veut rien entendre.
Nous, décidons d’aller voir les deux autres confrères qui, bien évidemment, tenaient quasiment le même discours. D’ailleurs, sur la brochure de l’un d’entre eux, nous pouvions lire :
« Diet Halal, votre nouvelle agence d’amincissement vous propose une prise en charge globale halal combinant diététique halal, coaching sportif halal, esthétique halal et psychologie halal.
Toute notre gamme de produits halals est certifiée par un organisme chargé de contrôler et d’apposer l’appellation Halal. »
Ca craint !
« Ecoute, Messaouda, moi, je ne m’inscrits nulle part. Je préfère jouer la sportive, chez moi ! »
Pendant plusieurs semaines, nos trois entrepreneurs se sont, alors, tués à la tâche pour détruire la réputation de chacun, courant ainsi, droit, vers la catastrophe économique et la fermeture définitive de leur centre.
Cependant, tous leurs efforts ont, tout de même, permit à un franco-français de s’installer et de récupérer, gentiment, leur clientèle.
Nos trois jeunes maghrébins n’ont pas eu l’intelligence de collaborer, ensemble, afin de se partager le marché.
J’ai connu, cette nouvelle agence franco-française, grâce au prospectus posé sur Tartaga :
« Vous souhaitez maigrir et raffermir vos muscles, venez nous rejoindre. Déjà, 1000 personnes nous ont fait confiance… »
C’est tout ! Pas de halal ! Pas de haram ! C’est tout ! ?
1000 personnes, ça veut dire qu’il va y avoir plein de mecs !
Je cours vite m’inscrire. A l’accueil de l’établissement, je suis reçu par Abdel et nos ex-entrepreneurs, nouvellement, salariés de la société.
Maintenant, ils conseillent sur les programmes d'amincissement sur mesure, à suivre. L’entreprise qui exploite leur savoir-faire, est très contente de leur résultat. Un vrai travail d’équipe !
Abdel, quant à lui, pense créer une nouvelle boite. Il a une idée révolutionnaire, mais chuuuut, c’est secret parce que si d’autres franco-maghrébins l’apprennent, ils s’installeront comme concurrent et il faudra batailler dur pour conserver sa clientèle.
On est mal barré !!!!!
« Oui, je m’inscris sans hésitation. Ah ! Non ! Moi, ça ne me dérange pas de faire du sport devant les hommes, au contraire ! Comme des millions de musulmanes en France, je suis « open » mais ne le dis pas à la presse sérieuse, ça ferait scandale, car les français ne doivent surtout pas savoir que les muslims sont « open », tolérants et gentils ! Quel horreur, beurk, ça va pas dans la tête ?!... Je te remercie et bonne chance pour ton nouveau projet. Au fait ! Pour quand est prévue la fermeture ?...»
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Lundi 2 Juin
Sandrine aurait pu, bien évidemment, choisir le même prénom que la dernière fille du Prophète mais Fatima n’est, malheureusement, plus un prénom à la mode. Elle a, donc, opté pour Shéhérazade, l’héroïne des Milles et une nuit.
C’est vrai que c’est beaucoup plus joli !
C’est en faisant mon marché, du samedi matin avec ma maman, que j’ai revu notre mère au foyer se promenant avec ces deux mômes, âgés de trois et cinq ans.
« Salèm ! Comment tu vas ? Ololo ! Comment il a grandi ! Mashallah ! Ton fils est devenu un homme ! »
« Machin la ! C’est pas un machin, mon fils ! »
Ololo !
Nous conversons, alors, de tout et de rien et j’apprends avec stupéfaction que Valérie a divorcé de Salah, pour épouser Salomon. Du coup, l’ex-musulmane ne veut plus qu’on l’appelle Warda mais, Yokhéved qui signifie, Gloire de Dieu, en hébreu. Bien évidemment, Shéhérazade, ne fera jamais un truc pareil, elle !
Elle, elle ne s’est pas convertie par amour pour Mous mais par amour pour Dieu ! Et toc !
Bo ! Allez ! C’est pas tout ! Mais faut partir !
Bien que notre discussion soit intéressante, je dois quitter ma « cousine casserole».
Dans la cité, on est, tous, des cousins parce qu’on se prête nos ustensiles, mais comme on a, réellement, aucun lien de parenté, alors, on a inventé ce nom pour les distinguer des vrais cousins, de sang ! Du coup, Shéhérazade, depuis qu’elle a épousé Mous, fait parti de notre grande famille de… « casseroles ».
Il faut que je m’en aille, vraiment…
Puisque mon interlocutrice, n’a pas terminé de me raconter tous ses ragots, elle me propose, alors, de profiter de l’absence de son mari, en voyage en Thaïlande pour m’inviter, chez elle, afin de me tenir au courant des événements qui ont eu lieu dans notre cité.
Notre convertie ne travaille pas. Elle passe son temps à observer nos voisines, à prendre des notes et à analyser leurs erreurs afin d’éviter de reproduire les mêmes égarements. Grâce à tout ça, et en se comparant aux autres filles, catholiques, de la cité, elle se positionne parmi les meilleures musulmanes…
Normale ! Mais, par diplomatie, je lui dis qu’elle est… irréprochable !
Mais qu’est ce qu’il est parti faire en Thai, avec ses potes ?... Bref !
Dans l’après midi, je décide, donc, de la rejoindre, chez elle. Je ne me souviens plus, l’étage de son appartement mais, pas de problème car, il est impossible à quiconque de se tromper de porte. Pas possible de ne pas voir l’inscription originale sur le tapis d’entrée :
« Port du voile obligatoire ! ».
Ololo ! Je commence à avoir mauvaise conscience. Je regrette, même, d’être venue !
Bon ! C’est parti ! Présentation des lieux et même de la chambre nuptiale, puis retour, dans le salon pour boire le café au lait. Le service, en porcelaine, a été offert par belle maman qui ne voulait pas de Shéhérazade pour belle fille, avant que cette dernière ne tombe enceinte, et qui, maintenant, est très contente du choix de son fils car les françaises, finalement, elles font tout mieux que les arabes, d’après belle maman. La française, elle, elle sait faire, mieux, à manger qu’une maghrébine… Dommage, qu’il faille tout lui apprendre !
Cela dit, le p’tit dernier de la famille devra, impérativement sauver l’honneur en lui ramenant, une, de chez nous !
« Tu veux du léb dans ton café ? »…
hmmm… Je n’ai pas compris ! Qu’est ce qu’elle me raconte ?... Ah !!!! Du hhhhhleb ! Son arabe n’est pas du tout parfait, mais ce n’est pas grave, faut l’encourager.
« Merci pour le lait. Je suis impressionnée et je pense que, bientôt, tu parleras mieux que moi, ma langue maternelle !...Hmmm… C’est ta belle mère qui t’apprend la langue. Décidément, ta belle-mère, veut faire de toi, un pur sang mais… non rien, laisse tomber !…»
Il est grand temps que belle maman se fasse une raison, non ?
Après une demi-heure de conversation spirituelle, en mangeant des « gâteaux ghettos », achetés dans les hard-discounts et super dégueux, Madame S, me fait le topo du bien et du mal et notamment un long et ennuyeux topo sur la femme musulmane qui travaille et qui, par conséquent, côtoie d’autres hommes et tatati et tatata… Haram et Cie.
Soudain ! Sauver par l’appel à la prière qui sonne de partout ! Wahou ! Plein de pendules, qui chantent, en même temps, dans toutes les pièces ! Incroyable ! Pas possible de ne pas l’entendre et d’être en retard pour accomplir le deuxième pilier de l’islam.
Shéra se lève, alors, effectuer sa prière, en me lançant un petit :
« Tu sais, tu n’es pas éternelle !... enfin, si je te dis ça, c’est, simplement, pour exercer le rappel qu’une BONNE musulmane… »
Mais pour qui se prend-elle ?
Je l’observe en réfléchissant.
Le soleil se couche à l’ouest, donc l’est, c’est par là et la tour Eiffel est par là, donc le sud est par ici. Hmmm. Pourquoi est ce qu’elle se prosterne vers le pôle nord. Les saoudiens auraient-ils déplacés la Kaaba ? Ils en seraient bien capables, mais je ne pense pas, y’a pas de pétrole, la haut !
Bon ! Je lui dis ou je ne lui dis pas ? Et, comment une aussi bonne musulmane, prendra-t-elle, le fait qu’une mauvaise musulmane, lui fasse remarquer, qu’elle commet une faute, aussi, lamentable ? Ffff… Vaut mieux garder le silence et ne vexer personne.
A son retour, alors que je voulais continuer notre conversation sur notre religion, la voilà qu’elle se met à parler de nos voisins et tente d’en savoir un peu plus sur mes zamours. Nous discutons, alors de Mohamed Belkhir…. Nianiania nianiania et nianiania…
Quand je parle de Mohamed, je ne vois pas le temps passer. Il se fait tard et il faut que je rentre, chez moi.
Bizarrement, ma mère voudrait s’entretenir, avec moi, d’un sujet qu’elle considère, plus, que grave.
Sa copine, vient de l’appeler et lui aurait parlé de… Mohamed Belkhir… comprends pas, comment elle le connaît ?
Maman me fait comprendre que je devrais cesser de penser à un mec, qui ne me souhaite pas et que je devrais, raisonnablement, songer à me marier avec le fils de sa meilleure amie.
C’est, avec colère que je compose le numéro de téléphone de cette garce de Sandrine ! Pleine de confiance, je lui avais dévoilé mon histoires et parler de mon amour impossible. Je pensais pouvoir, tout, lui raconter car, pour moi, cette religieuse ne tomberait jamais dans le péché de la médisance et du commérage, je le pensais, jusqu’à…
« Garde ton salèm aux autres, s’il te plait !... Il t’a fallu, cinq minutes pour ragoter à mon sujet. T’as rien à faire ?... Tu sais, ceux, qui ont une activité et qui rentrent, chez eux, le soir, pour s’occuper de leur petite famille et bien, ils sont tellement fatigués, qu’ils n’ont pas le temps de dénigrer les autres !... Alors, tu sais quoi ? Tu devrais, penser à aller travailler car, finalement, ce n’est pas péché de bosser avec les hommes, bien au contraire, si, cela peut sauver notre communauté de la médisance de nana comme toi ! Suis mon conseil, trouve un emploi et, comme ça, tu seras, enfin, la meilleure de toute parce que, pour l’instant, tu n’es, même pas, presque la meilleure…»
C’est vrai que c’est beaucoup plus joli !
C’est en faisant mon marché, du samedi matin avec ma maman, que j’ai revu notre mère au foyer se promenant avec ces deux mômes, âgés de trois et cinq ans.
« Salèm ! Comment tu vas ? Ololo ! Comment il a grandi ! Mashallah ! Ton fils est devenu un homme ! »
« Machin la ! C’est pas un machin, mon fils ! »
Ololo !
Nous conversons, alors, de tout et de rien et j’apprends avec stupéfaction que Valérie a divorcé de Salah, pour épouser Salomon. Du coup, l’ex-musulmane ne veut plus qu’on l’appelle Warda mais, Yokhéved qui signifie, Gloire de Dieu, en hébreu. Bien évidemment, Shéhérazade, ne fera jamais un truc pareil, elle !
Elle, elle ne s’est pas convertie par amour pour Mous mais par amour pour Dieu ! Et toc !
Bo ! Allez ! C’est pas tout ! Mais faut partir !
Bien que notre discussion soit intéressante, je dois quitter ma « cousine casserole».
Dans la cité, on est, tous, des cousins parce qu’on se prête nos ustensiles, mais comme on a, réellement, aucun lien de parenté, alors, on a inventé ce nom pour les distinguer des vrais cousins, de sang ! Du coup, Shéhérazade, depuis qu’elle a épousé Mous, fait parti de notre grande famille de… « casseroles ».
Il faut que je m’en aille, vraiment…
Puisque mon interlocutrice, n’a pas terminé de me raconter tous ses ragots, elle me propose, alors, de profiter de l’absence de son mari, en voyage en Thaïlande pour m’inviter, chez elle, afin de me tenir au courant des événements qui ont eu lieu dans notre cité.
Notre convertie ne travaille pas. Elle passe son temps à observer nos voisines, à prendre des notes et à analyser leurs erreurs afin d’éviter de reproduire les mêmes égarements. Grâce à tout ça, et en se comparant aux autres filles, catholiques, de la cité, elle se positionne parmi les meilleures musulmanes…
Normale ! Mais, par diplomatie, je lui dis qu’elle est… irréprochable !
Mais qu’est ce qu’il est parti faire en Thai, avec ses potes ?... Bref !
Dans l’après midi, je décide, donc, de la rejoindre, chez elle. Je ne me souviens plus, l’étage de son appartement mais, pas de problème car, il est impossible à quiconque de se tromper de porte. Pas possible de ne pas voir l’inscription originale sur le tapis d’entrée :
« Port du voile obligatoire ! ».
Ololo ! Je commence à avoir mauvaise conscience. Je regrette, même, d’être venue !
Bon ! C’est parti ! Présentation des lieux et même de la chambre nuptiale, puis retour, dans le salon pour boire le café au lait. Le service, en porcelaine, a été offert par belle maman qui ne voulait pas de Shéhérazade pour belle fille, avant que cette dernière ne tombe enceinte, et qui, maintenant, est très contente du choix de son fils car les françaises, finalement, elles font tout mieux que les arabes, d’après belle maman. La française, elle, elle sait faire, mieux, à manger qu’une maghrébine… Dommage, qu’il faille tout lui apprendre !
Cela dit, le p’tit dernier de la famille devra, impérativement sauver l’honneur en lui ramenant, une, de chez nous !
« Tu veux du léb dans ton café ? »…
hmmm… Je n’ai pas compris ! Qu’est ce qu’elle me raconte ?... Ah !!!! Du hhhhhleb ! Son arabe n’est pas du tout parfait, mais ce n’est pas grave, faut l’encourager.
« Merci pour le lait. Je suis impressionnée et je pense que, bientôt, tu parleras mieux que moi, ma langue maternelle !...Hmmm… C’est ta belle mère qui t’apprend la langue. Décidément, ta belle-mère, veut faire de toi, un pur sang mais… non rien, laisse tomber !…»
Il est grand temps que belle maman se fasse une raison, non ?
Après une demi-heure de conversation spirituelle, en mangeant des « gâteaux ghettos », achetés dans les hard-discounts et super dégueux, Madame S, me fait le topo du bien et du mal et notamment un long et ennuyeux topo sur la femme musulmane qui travaille et qui, par conséquent, côtoie d’autres hommes et tatati et tatata… Haram et Cie.
Soudain ! Sauver par l’appel à la prière qui sonne de partout ! Wahou ! Plein de pendules, qui chantent, en même temps, dans toutes les pièces ! Incroyable ! Pas possible de ne pas l’entendre et d’être en retard pour accomplir le deuxième pilier de l’islam.
Shéra se lève, alors, effectuer sa prière, en me lançant un petit :
« Tu sais, tu n’es pas éternelle !... enfin, si je te dis ça, c’est, simplement, pour exercer le rappel qu’une BONNE musulmane… »
Mais pour qui se prend-elle ?
Je l’observe en réfléchissant.
Le soleil se couche à l’ouest, donc l’est, c’est par là et la tour Eiffel est par là, donc le sud est par ici. Hmmm. Pourquoi est ce qu’elle se prosterne vers le pôle nord. Les saoudiens auraient-ils déplacés la Kaaba ? Ils en seraient bien capables, mais je ne pense pas, y’a pas de pétrole, la haut !
Bon ! Je lui dis ou je ne lui dis pas ? Et, comment une aussi bonne musulmane, prendra-t-elle, le fait qu’une mauvaise musulmane, lui fasse remarquer, qu’elle commet une faute, aussi, lamentable ? Ffff… Vaut mieux garder le silence et ne vexer personne.
A son retour, alors que je voulais continuer notre conversation sur notre religion, la voilà qu’elle se met à parler de nos voisins et tente d’en savoir un peu plus sur mes zamours. Nous discutons, alors de Mohamed Belkhir…. Nianiania nianiania et nianiania…
Quand je parle de Mohamed, je ne vois pas le temps passer. Il se fait tard et il faut que je rentre, chez moi.
Bizarrement, ma mère voudrait s’entretenir, avec moi, d’un sujet qu’elle considère, plus, que grave.
Sa copine, vient de l’appeler et lui aurait parlé de… Mohamed Belkhir… comprends pas, comment elle le connaît ?
Maman me fait comprendre que je devrais cesser de penser à un mec, qui ne me souhaite pas et que je devrais, raisonnablement, songer à me marier avec le fils de sa meilleure amie.
C’est, avec colère que je compose le numéro de téléphone de cette garce de Sandrine ! Pleine de confiance, je lui avais dévoilé mon histoires et parler de mon amour impossible. Je pensais pouvoir, tout, lui raconter car, pour moi, cette religieuse ne tomberait jamais dans le péché de la médisance et du commérage, je le pensais, jusqu’à…
« Garde ton salèm aux autres, s’il te plait !... Il t’a fallu, cinq minutes pour ragoter à mon sujet. T’as rien à faire ?... Tu sais, ceux, qui ont une activité et qui rentrent, chez eux, le soir, pour s’occuper de leur petite famille et bien, ils sont tellement fatigués, qu’ils n’ont pas le temps de dénigrer les autres !... Alors, tu sais quoi ? Tu devrais, penser à aller travailler car, finalement, ce n’est pas péché de bosser avec les hommes, bien au contraire, si, cela peut sauver notre communauté de la médisance de nana comme toi ! Suis mon conseil, trouve un emploi et, comme ça, tu seras, enfin, la meilleure de toute parce que, pour l’instant, tu n’es, même pas, presque la meilleure…»
Qui suis-je ?
Malika K.
Bonjour,
afin de nous mettre, tous en relation pour discuter des nouvelles de malika K, je vous propose de nous rejoindre sur
www.Facebook.com
Pour cela, vous pouvez me communiquer votre mail pour que je puisse vous envoyer une invitation.
malika@takaclic.fr
A bientôt
-----------------------
Malika :
--------
a fait des études sup mais ça ne l’empêche pas de faire de grosses fautes d’orthographe
est née, en banlieue parisienne, en 1978 et est originaire du Maghreb
manage une équipe de 10 personnes dans une grosse boîte américaine
est très complice avec sa copine Stéphanie
possède une vieille voiture, année 85
est une fille ordinaire, avec une vie ordinaire
est toujours obligée de se justifier et expliquer qu’elle n’est pas une femme battue par ses frères et qu’elle n’est pas une fille soumise
n’aime pas Fadéla Amara, responsable de ce qui est cité ci-dessus
espère qu’un jour Word, reconnaîtra les prénoms maghrébins
cherche l’homme parfait.
Les parents de Malika sont :
--------------------------------
arrivés dans les années 60
n’égorgent pas le mouton dans la baignoire
ne force pas Malika à se marier
ne profite pas de l’économie souterraine
ne perçoivent plus les allocations familiales
n’ont jamais dégagés d’odeur
ont donné cinq enfants à la France
Ses frères :
-------------
sont compréhensifs
sont d’accord avec « il est interdit d’interdire »
ne vendent pas de la drogue
travaillent et gagnent bien leur vie
ne se plaignent pas des impôts qui les ruinent, ils comprennent que c’est le retour sur investissement des allocations familiales perçues pas leurs parents quand ils étaient mômes
sont toujours obligés de se justifier et expliquer qu’ils ne sont pas des Méchants
détestent Malek Boutih, responsable de ce qui est cité ci-dessus
L’auteur :
----------
issue d’une famille de 13 enfants (elle est placée en 7ème position)
études sup scientifiques.
loisirs : écriture, cinoche, sports et tout et tout
n’a pas reçu le droit d’utiliser le nom de Meetic pour sa pièce de théâtre : « Meetic Instinct »
s’en fiche parce quelle a trouvé un titre, beaucoup mieux : « un mythomane, des mythowoman’s »
afin de nous mettre, tous en relation pour discuter des nouvelles de malika K, je vous propose de nous rejoindre sur
www.Facebook.com
Pour cela, vous pouvez me communiquer votre mail pour que je puisse vous envoyer une invitation.
malika@takaclic.fr
A bientôt
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Malika :
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a fait des études sup mais ça ne l’empêche pas de faire de grosses fautes d’orthographe
est née, en banlieue parisienne, en 1978 et est originaire du Maghreb
manage une équipe de 10 personnes dans une grosse boîte américaine
est très complice avec sa copine Stéphanie
possède une vieille voiture, année 85
est une fille ordinaire, avec une vie ordinaire
est toujours obligée de se justifier et expliquer qu’elle n’est pas une femme battue par ses frères et qu’elle n’est pas une fille soumise
n’aime pas Fadéla Amara, responsable de ce qui est cité ci-dessus
espère qu’un jour Word, reconnaîtra les prénoms maghrébins
cherche l’homme parfait.
Les parents de Malika sont :
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arrivés dans les années 60
n’égorgent pas le mouton dans la baignoire
ne force pas Malika à se marier
ne profite pas de l’économie souterraine
ne perçoivent plus les allocations familiales
n’ont jamais dégagés d’odeur
ont donné cinq enfants à la France
Ses frères :
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sont compréhensifs
sont d’accord avec « il est interdit d’interdire »
ne vendent pas de la drogue
travaillent et gagnent bien leur vie
ne se plaignent pas des impôts qui les ruinent, ils comprennent que c’est le retour sur investissement des allocations familiales perçues pas leurs parents quand ils étaient mômes
sont toujours obligés de se justifier et expliquer qu’ils ne sont pas des Méchants
détestent Malek Boutih, responsable de ce qui est cité ci-dessus
L’auteur :
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issue d’une famille de 13 enfants (elle est placée en 7ème position)
études sup scientifiques.
loisirs : écriture, cinoche, sports et tout et tout
n’a pas reçu le droit d’utiliser le nom de Meetic pour sa pièce de théâtre : « Meetic Instinct »
s’en fiche parce quelle a trouvé un titre, beaucoup mieux : « un mythomane, des mythowoman’s »
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