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Monde

Vladimir Poutine est en Iran

| Mardi 16 Octobre 2007

Mardi, Vladimir Poutine est arrivé à Téhéran pour la première visite en Iran d'un chef d’Etat russe depuis 1943. Ce séjour a été maintenu malgré des menaces d'attentat suicide contre le président russe. La question du nucléaire devrait dominer lors de ses différents entretiens.



Vladimir Poutine
Vladimir Poutine

"Rien ne nous permet d'affirmer que l'Iran cherche à se doter d'armes nucléaires"

Le président russe est arrivé ce matin à Téhéran. Il est le premier chef du Kremlin à se rendre en Iran depuis Joseph Staline en 1943. Au programme, M. Poutine s’entretiendra avec les dirigeants iraniens sur la question du nucléaire.

Le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté à deux reprises des sanctions contre l’Iran qui refuse d'arrêter son programme d'enrichissement d'uranium en insistant sur son caractère civil.

La Russie, qui a un droit de veto au Conseil de sécurité, s'oppose à de nouvelles mesures tant que l'Agence internationale pour l'énergie atomique ne se plaindra pas d'un défaut de coopération de l'Iran ou n'apportera pas la preuve que son programme vise des fins militaires.

"Rien ne nous permet d'affirmer que l'Iran cherche à se doter d'armes nucléaires", a jugé mercredi Poutine, en présence du président français Nicolas Sarkozy, tout en assurant partager l'avis occidental que "les programmes de l'Iran doivent être transparents".

Un réacteur nucléaire à Bouchehr

Le président russe insistera auprès de son homologue Mahmoud Ahmadinejad pour que Téhéran prouve sa bonne foi aux inspecteurs de l'AIEA, a fait savoir le Kremlin, tout en ajoutant que sa visite visait à souligner "l'importance de poursuivre sur la voie diplomatique".

Parmi les raisons poussant le Kremlin à jouer la modération figure la coopération existante entre la Russie et l'Iran pour la construction d'un réacteur nucléaire à Bouchehr. Celle-ci est actuellement suspendue à l'initiative de Moscou.

Selon certains analystes, Poutine envisagerait de proposer à l'Iran de lui fournir le combustible nucléaire pour cette future centrale en échange de l'abandon, réclamé par l'Occident, de ses activités d'enrichissement d'uranium.





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