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Monde

Vladimir Poutine en Algérie

| Vendredi 10 Mars 2006

Le président russe Vladimir Poutine a entamé vendredi une visite d'Etat de quelques heures en Algérie. La première d'un chef d'Etat russe dans ce pays, qui a annoncé l'effacement de l'ensemble de la dette algérienne envers son pays, estimée à 4,7 milliards de dollars.



Moscou annule la dette

Alger et Moscou sont parvenus à un accord sur l'annulation de la dette, estimée à 4,7 milliards de dollars, selon un document signé vendredi lors de la visite du président russe. Une dette contractée par l'Algérie envers l'URSS dans les années 1960 et 1970.

L'Algérie s'engage, en contrepartie, à acheter des biens et services auprès de la Russie pour un montant équivalent de la dette, qui représente 29% de la dette totale extérieure algérienne.

Le haut statut et la qualité des relations

Vladimir Poutine est le premier chef d'Etat russe à effectuer une visite en Algérie. Il a souligné "le haut statut et la qualité" des relations liant les deux pays, "tant au niveau politique qu'économique".

Au terme de longs entretiens avec Abdelaziz Bouteflika, le chef du Kremlin a rappelé que l'Algérie a été "le premier pays arabe avec lequel la Russie a signé un accord de partenariat stratégique".
Le président algérien a appelé pour sa part à l'intensification et à la diversification des échanges entre l'Algérie et la Russie.
"Il nous appartient d'entretenir ce nouvel élan en intensifiant ces échanges et en les diversifiant davantage, notamment pour les secteurs susceptibles d'exercer des effets multiplicateurs sur les échanges économiques et l'ensemble de notre coopération bilatérale", a souligné Abdelaziz Bouteflika.
M. Poutine, qui n'a pas fait mention devant la presse de la signature de contrats, a relevé que "plusieurs entreprises russes sont prêtes à travailler sur le marché algérien" et a remercié M. Bouteflika pour son "soutien".

La signature d’un mémorandum, reportée

La signature attendue d’un mémorandum d'entente entre le géant gazier russe Gazprom et la société pétrolière publique algérienne Sonatrach, ainsi qu'entre le pétrolier russe Loukoïl et la Sonatrach, aura finalement lieu en avril, a annoncé le patron de Gazprom, Alexeï Miller.

L'Algérie et la Russie, qui exportent une grande partie de leur production de gaz vers l'Europe, ont "un intérêt mutuel à agir ensemble et à coordonner leurs efforts sur le marché mondial", a relevé le chef de la diplomatie russe.

Septième réserve mondiale de gaz naturel, l’Algérie est aussi courtisée dans ce secteur par l'ancienne puissance coloniale française, les Etats-Unis, la Chine ou la Corée du Sud, dont le président Roh Moo-Hyun est attendu samedi à Alger pour une visite de trois jours.





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