Hier mardi, une église a été incendiée volontairement dans une localité proche de la ville d'Eldoret, à 300 kilomètres à l'ouest de Nairobi, la capitale kényane, entraînant la mort d'au moins 35 personnes, dont des femmes et des enfants, et portant à 306 morts le bilan des violences interethniques et des émeutes depuis la réélection contestée du président Mwai Kibaki le 27 décembre. Un haut responsable de la police, interrogé par l'AFP, parle même de "nettoyage ethnique".
"Au moins 35 personnes ont été brûlées vives dans l'église, certaines étaient méconnaissables. Il y avait des femmes et des enfants", a déclaré un responsable de la Croix-Rouge kényane, tandis que 42 autres seraient "grièvement brûlées" et hospitalisées.
La Croix-Rouge locale, qui parle d'une "une tuerie insensée"et d'"un désastre national", estime qu'au moins 70 000 personnes fuyant les violences, ont été déplacées dans l'ouest du pays.