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« Violences illégitimes » : quand la police perd son « sang-froid »

| Vendredi 11 Novembre 2005

Huit policiers ont été suspendus de leurs fonctions suite à des « violences illégitimes » à l’encontre d’un jeune homme à La Courneuve (Seine Saint Denis), lundi. Les faits avaient été filmés par un journaliste de France 2 qui se trouvait sur place. On pouvait y voir un jeune homme menotté à qui des policiers administraient plusieurs claques et coups de poings, tandis que des coups de pieds lui étaient portés à la tête et au corps. Cette séquence n’est cependant pas la seule qui laisse apparaître au grand jour des bavures et insultes policières.



Bavures

« L'enquête a révélé que les faits s'étaient produits le 7 novembre dans la soirée. Elle a également mis en évidence que deux fonctionnaires avaient porté des coups de façon illégitime à la personne interpellée et que six autres en avaient été les témoins » a précisé le ministère de l’Intérieur dans un communiqué. Nicolas Sarkozy a quant à lui « décidé de suspendre les huit fonctionnaires en cause dans le cadre de la procédure disciplinaire qui a été engagée ». Par ailleurs, « la justice a également été saisie ». Un certificat médical en a conclu à des « lésions cutanées superficielles sur le front et sur la face du pied droit », sans pour autant que cela n’entraîne « aucune incapacité temporaire de travail ».

Pourtant, c’est le même Nicolas Sarkozy qui, quelques jours plus tôt, félicitait les forces de l’ordre pour leur professionnalisme et leur « sang-froid », se disant « fier » de leur travail.

En outre, le document présenté par la chaîne France 2 n’est pas le seul à accabler la police et à prouver les inconduites et bavures de certains de ses hommes. Ainsi, sur une autre vidéo, l’on pouvait voir un policier tenant à terre un jeune homme menotté et, le montrant à la caméra, dire : « Regarde la France d'aujourd'hui. Regarde ça. C'est pas beau ça ? ».

Fatigués, stressés

« S’il y a eu des dérives, il faut les sanctionner », a commenté le secrétaire national du syndicat Alliance, Frédéric Lagache, sur France 2. « Ce genre d'incidents devait arriver. Nos collègues sont fatigués, stressés » a-t-il précisé : « ce qui n'excuse personne mais on avait prévenu ».

Google à la rescousse

Dans le même temps, et non content des effets de paroles insensées, M. Sarkozy persiste et signe par le biais de son parti, l’UMP. Se servant du moteur de recherche Google, le parti a acheté des liens publicitaires directement liés à des mots-clés tels que « banlieues », « Sarkozy » ou « émeutes ». En tapant ces termes dans le moteur de recherche, les internautes voyaient apparaître des bannières publicitaires menant directement au site de l’UMP sur lesquelles on pouvait lire : « Soutenez la politique de fermeté de Nicolas Sarkozy ». En cliquant, l’on accédait à une pétition, et par ce moyen, en deux jours seulement, le parti a pu récolter 3000 signatures.




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