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Villepin : 'La majorité ne doit pas s'endormir sur ses lauriers'

| Mardi 28 Août 2007

Invité hier lundi 27 août du 20h de TF1, l'ancien Premier ministre Dominique de Villepin est revenu sur l'affaire Clearstream, mais aussi sur l'actuelle majorité au pouvoir, menée par Nicolas Sarkozy, ainsi que sur l'Irak. Par ailleurs Dominique de Villepin a annoncé qu'il ne renonçait à invoquer la Cour de justice de la République.



L'ancien Premier ministre Dominique de Villepin
L'ancien Premier ministre Dominique de Villepin

Clearstream

Fin juillet 2007, Dominique de Villepin était mis en examen pour "complicité de dénonciation calomnieuse" dans l'affaire Clearstream. Après plusieurs mois de silence, l'ancien Premier ministre est revenu hier sur TF1 sur l'affaire qui l'a amené devant la justice, se disant victime d'une "injustice".

"Vous êtes à un moment en responsabilité et on vous apporte les éléments d'une menace contre les intérêts internationaux de la France, ses intérêts économiques. Et bien, j'ai demandé des vérifications et à aucun moment j'ai n'ai demandé quelque chose d'autre" a expliqué Dominique de Villepin.

Même s'il a agi" dans le cadre de ses fonctions", M. De Villepin a cependant annoncé qu'il ne saisirait pas la Cour de justice de la République, seule juridiction habilitée à juger des ministres ou anciens ministres. "J'estime que je suis comme n'importe quel citoyen, un citoyen ordinaire. A partir de là je répondrai à toutes les questions qui me seront posées. Je n'ai rien à cacher, mais je veux surtout que la justice puisse agir rapidement" a-t-il précisé.

Majorité

"J'ai consacré trente ans de ma vie au service de mon pays. Aujourd'hui, je vis la suspicion et ma famille, mes proches en souffrent" a par ailleurs ajouté l'ancien Premier ministre de Jacques Chirac. Se disant animé d'une "certaine rage", M. de Villepin a estimé que "quand on soulève le matelas de vos enfants, je ne suis pas sûr que tout cela soit justifié. Je ne me plaindrai jamais mais je me pose la question : pourquoi cet acharnement, pourquoi suis-je dans cette affaire victime d'une telle injustice ?"

Dominique de Villepin est aussi revenu sur les cent jours de Nicolas Sarkozy à l'Elysée, estimant que "la volonté du chef de l'Etat est nécessaire au pays, mais la confiance que lui accordent les Français doit maintenant être transformée en résultats. Il y l'énergie du président, mais je souhaite que le gouvernement et la majorité apportent aussi leur contribution. Aujourd'hui, il n'y a pas d'opposition capable de faire des propositions. Et bien, c'est à la majorité de jouer ce rôle. Elle ne doit pas s'endormir sur ses lauriers".

Irak

Evoquant le voyage effectué par le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner en Irak récemment, Dominique de Villepin a déclaré que cela était "une bonne chose" que d'"affirmer sa solidarité vis-à-vis du peuple irakien et de contribuer au retour de l'ordre et de la paix". Mais selon lui, "il y a deux conditions préalables : un vrai gouvernement de réconciliation nationale en Irak, ce n'est pas le cas aujourd'hui, et un véritable calendrier de retrait des troupes américaines".

"Aller en Irak, pourquoi pas, mais faisons-le avec clarté en posant les exigences. Tout ce qui peut être en cette période perçu comme un élément de soumission vis-à-vis de l'administration Bush est un mauvais signal et un mauvais service à rendre à l'Amérique et à la communauté internationale" a-t-il ajouté.




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