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Usine AZF : C’était un accident

| Vendredi 12 Mai 2006

L’explosion de l’usine AZF à Toulouse le 21 septembre 2001 avait fait 30 morts et plusieurs milliers de blessés. Le rapport final des experts conclu à « un accident de nature chimique » ; Suite aux réclamations du groupe Total, Stella Bisseuil l’avocate des parties civiles a obtenu l’ouverture d’une information judiciaire « pour entrave à l'enquête ».



L'Usine AZF peu de temps après l'explosion.
L'Usine AZF peu de temps après l'explosion.

Négligences

Le procureur de la république de Toulouse, Paul Michel, transmet les conclusions du rapport final des experts judiciaire : « l’accident est de nature chimique ». Ce rapport vient d’être transmis aux deux juges d’instructions en charge de cette affaire, Thierry Perriquet et Didier Duc.

Les parties civiles seront informées de « l’état d’avancement de la procédure » lors d’une réunion organisée le 16 mai par les juges. Paul Michel indique que « les magistrats instructeurs seront amenés, à cette occasion, à présenter aux parties civiles notamment les conclusions du rapport définitif de l'expertise principale élaboré par le collège d'experts qui a été déposé ce jour ».

Suite à de nombreux soupçons d‘attaque terroriste, au lendemain du 11 septembre 2001, la piste d’une réaction chimique malencontreuse était favorisée depuis le rapport de juin 2002. C’est donc le mélange du nitrate d'ammonium stocké dans le hangar avec le DCCNa, un produit chloré, qui a causé l’explosion de l’usine faisant ainsi 30 morts et plusieurs milliers de blessés.

Cette usine AZF, qui produisait des engrais et des produits chimiques, appartenait à la société Grande Paroisse, filiale du groupe Total. La piste chimique traduisant des négligences au sein de l’organisation de l’usine, 13 personnes avaient été mises en examen en juin 2002, pour homicides involontaires et blessures involontaires. Aujourd’hui, seul l’employé suspecté d’avoir déversé le DCCNa et le directeur de l’unsine, Serge Biechlin, restent poursuivis.

Les irréductibles

Total, ainsi que l'association d'anciens salariés Mémoire et Solidarité, récusent cette hypothèse. Réclamant près de 300 actes d’instructions supplémentaires et obtenant l'examen d'autres pistes allant de la malveillance à une explosion initiale hors du site, Me Daniel Soulez-Larivière l'avocat de Total, justifie ses demandes : « On ne connaît pas l'histoire du sinistre, on n'a pas les éléments nécessaires ».

L’association de victimes, «Familles endeuillées», rétorque par le biais de son avocate, Me Stella Bisseuil, et obtient, l'an dernier, l'ouverture d'une information judiciaire « pour entrave à l'enquête ».





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