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Une série de tests effectués en Grande-Bretagne révèle la discrimination dans les entreprises

Rédigé par princevaillant@ymail.com | Lundi 26 Octobre 2009

Les candidats avec un nom à consonance étrangère ont moins de chances de trouver un emploi...



Iqbal Wahhab, président d'Ethnic Minority Advisory Group.
Iqbal Wahhab, président d'Ethnic Minority Advisory Group.
Une campagne de testing menée par le gouvernement britannique révèle l'existence d'une discrimination couramment pratiquée envers les travailleurs qui possèdent un nom africain ou asiatique. Près de 3000 candidatures ont été envoyées dans toute la Grande-Bretagne entre novembre 2008 et mai 2009 afin de savoir si la discrimination était pratiquée envers les chercheurs d'emploi qui avaient un nom étranger.

En utilisant des noms facilement distinguables du type Nazia Mahmood, Mariam Namagembe ou Alison Taylor, mais qui possédaient les mêmes qualifications et les mêmes expériences, la campagne a montré qu'un candidat blanc envoyait en moyenne neuf candidatures avant de recevoir un coup de fil encourageant ou d'être convoqué à un entretien tandis qu'un candidat avec un nom étranger avait besoin d'envoyer 16 candidatures avant de recevoir une réponse similaire.

Jim Knight, le ministre de l'emploi, qui a reçu les conclusions de l'étude a déclaré selon le journal The Guardian : "Nous soupçonnions l'existence d'un problème, mais l'étude montre à quel point l'étendue de cette discrimination est choquante. Les candidats avec un nom asiatique ou africain font face à une vraie discrimination, ce qui souligne aussi le fait que les entreprises se privent de vrais talents."

Les chercheurs du Centre National pour la Recherche Sociale, mandatés par le département du travail et des retraites (DWP) ont répondu à 987 offres d'emplois (envoyant trois candidatures différentes, chacune ayant un nom à consonance différente, anglais, africain et asiatique).

Les candidatures étaient envoyées aussi bien dans le secteur public que le secteur privé, dans des villes aussi diverses que Londres, Bristol, Birmingham, Glasgow, Leeds, Manchester...

Selon l'étude, les discriminations sont moins courantes dans le secteur public que dans le privé, ce qui s'expliquerait par le fait que dans le secteur public un formulaire standard qui masque l'ethnicité est employé. Les grandes entreprises discrimineraient également moins que les petites. Les noms des entreprises coupables de discrimination n'ont pas été révélés, mais elles devraient bientôt être contactées pour être mises au courant que des pratiques discriminatoires ont été détectées chez elles.

Iqbal Wahhab, président du Ethnic Minority Advisory Group (groupe de conseil sur les minorités ethniques) qui propose des changements de pratique aux autorités dans la façon d'aborder les sujets touchant au racisme et la discrimination à l'embauche s'est déclaré satisfait des preuves apportées par le rapport de la DWP.

Toutefois, selon lui, les entreprises ne devraient pas être désignées de façon honteuse, mais plutôt être poussées à changer : "Je ne pense pas qu'on devrait les pointer du doigt ou même les citer, mais leur faire comprendre que leurs pratiques actuelles signifient qu'elles ne sont pas en mesure de répondre aux exigences de grands clients comme certains organismes publics."

James Nkwacha (28 ans), diplômé en physiques et Navdeep Sethia (24 ans), diplômé en architecture, ont illustré pour le Guardian la façon dont se passait leur recherche d'emploi. Nkwacha, dont les parents sont originaires du Nigeria, a envoyé 60 candidatures pour deux entretiens, tandis que Navdeep Sethia a envoyé 400 candidatures, a eu un retour de la part de 40 employeurs, et 20 entretiens.

A la Chambre de Commerce britannique, on a plutôt tendance à nier les conclusions de l'étude. Abigail Morris, conseillère à l'emploi à la chambre de commerce déclare ainsi : "Les entreprises font face à la pire récession depuis une génération. Est ce vraiment le moment de gaspiller les ressources du gouvernement et le temps d'entreprises qui sont sous pression en leur envoyant de faux CV ?"

Des propos qui montrent que le travail d'éducation vis à vis de la discrimination à l'embauche reste à faire dans une partie du monde des affaires britanniques.


Source : www.grioo.com - 20/10/2009




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