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Un raid israélien vise une base palestinienne au Liban

| Mercredi 28 Décembre 2005

Hier aux premières heures, des avions de guerre israéliens ont mené un raid au sud de Beyrouth, visant une base militaire palestinienne. Selon l’armée, cette attaque est une réponse aux tirs de trois roquettes sur le territoire israélien à partir du Liban tenant la base palestinienne pour responsable.



La frappe visait une base FPLP-CG

La frappe visait une base du Front de libération de la Palestine-Commandement général (FPLP-CG) et a fait deux blessés légers. Selon l’armée, ces tirs sont une riposte à des attaques à la roquette contre Israël quelques heures auparavant dans le secteur de Kyriat Chmona où cinq personnes ont été très légèrement blessées.
"Ce message s'adresse au gouvernement du Liban, à qui incombe la responsabilité d'empêcher des attentats terroristes planifiés sur son territoire", a déclaré à Reuters le général Udi Adam, commandant de l'armée dans le secteur Nord.
"L'Etat d'Israël tient le gouvernement libanais pour responsable de ces attentats, parce qu'il n'a rien fait pour démanteler les organisations terroristes qui opèrent au Liban, en infraction aux résolutions 425 et 1559 de l'Onu", déclare l'armée dans un communiqué officiel.
Mardi, déjà, l'aviation israélienne avait entrepris plusieurs raids en représailles à des tirs de roquettes palestiniens sur le territoire hébreu. Des hélicoptères israéliens ont notamment tiré des missiles sur des bureaux du Fatah, le mouvement de Mahmoud Abbas, à Beit Lahya, dans le nord du territoire, ainsi qu'à Gaza.

Le Hezbollah et le FPLP-CG nient leur implication

Anouar Raja, le porte-parole du groupe au Liban, a démenti toute implication de son organisation dans les tirs de roquettes contre Israël. "Cette frappe israélienne vise pour Israël à présenter la présence de groupes palestiniens au Liban comme une source d'instabilité alors que (les Israéliens) continuent à violer la souveraineté aérienne, maritime et terrestre du Liban", a-t-il dit.
"Israël veut attirer l'attention sur la résolution 1559 (du Conseil de sécurité des Nations unies) mais nous sommes certains que les autorités libanaises sont conscientes de cette grossière manœuvre."
Adoptée en 2004, cette résolution exige le désarmement de toutes les milices au Liban, désignant notamment le Hezbollah et d'autres groupes armés palestiniens. Le gouvernement libanais ne l'a pas encore appliquée.
Pour sa part, le responsable mouvement palestinien Fatah au Liban, Sultan Abou Aynaeïn, a démenti, mercredi, toute implication des Palestiniens du Liban. Tout en révélant que les combattants palestiniens ont été mis "en état d'alerte maximum", il a accusé Israël de planifier une agression.


Une nouvelle limitation dans la circulation des Palestiniens

Ce regain de violences au Proche-Orient survient au moment où le ministre israélien de la Défense, Shaoul Mofaz, vient de décréter une zone où la circulation des Palestiniens sera désormais limitée dans le nord de la bande de Gaza.
Des tracts largués sur la bande de Gaza par l'armée israélienne signifient à la population que toute personne qui se trouverait à compter de mercredi à 16H00 GMT dans cette zone mettrait sa vie en danger. Les tracts rédigés en arabe comprennent aussi une carte détaillée indiquant les limites de cette zone.





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