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Un nouvel émir pour le Koweït

| Dimanche 29 Janvier 2006

Cheikh Sabah Al-Ahmed Al-Sabah a prêté serment aujourd’hui en tant que nouvel émir du Koweït, succédant ainsi au cheikh Jaber Al-Ahmed Al-Sabah qui régna pendant 28 ans sur cet émirat pétrolier.



Cheikh Sabah, 77 ans, a prêté serment devant les députés qui, à son arrivée, l'avaient gratifié d'une ovation debout, et son premier geste en tant qu'émir devrait être la nomination d'un nouveau gouvernement. Il se retrouve à la tête d’un émirat comptant environ 2,2 millions d'habitants et renfermant 95 milliards de barils de pétrole.


Cheikh Saad Al-Abdallah Al-Sabah abdique

En vertu des règles de succession, le cheikh Saad Al-Abdallah Al-Sabah était monté sur le trône en dépit de son état de santé très fragile.
Il a finalement abdiqué dans une lettre remise aux parlementaires peu avant leur vote. "Après avoir entendu un bulletin médical (sur la santé du Cheikh Saad), les 65 députés de l'assemblée ont accepté de le destituer du poste d'émir", a annoncé le président du Parlement, Jassem Al Kharafi.
Cheikh Saad et Cheikh Sabah ont tous deux 70 ans passés, leur âge exact n'étant pas connu, mais Cheikh Sabah semble en meilleure santé.

« Nous nous attacherons aux intérêts du peuple »

Depuis sa nomination au poste de chef du gouvernement, le cheikh Sabah a défendu un programme réformiste dans lequel figurait notamment un décret historique, adopté en 2005, autorisant les femmes à voter.

En tant qu'émir, le cheikh Sabah aura vraisemblablement une autorité accrue qui lui permettra de mener à bien des réformes économiques et politiques en profondeur, selon des analystes.

Le nouvel émir dispose d'un an pour nommer un nouveau prince héritier. D'après des analystes, le candidat le mieux placé serait le ministre des Affaires étrangères, le cheikh Mohammad Al-Salem Al-Sabah.

"Nous nous attacherons aux intérêts du peuple et éviterons en tout les considérations sectaires et tribales afin que le Koweït soit le seul gagnant", a déclaré le nouvel émir devant une assistance comprenant quelque 700 dignitaires et ambassadeurs. Il a également fait allusion aux changements qu'a connus le pays depuis l'invasion irakienne en 1990 et l'utilisation de son territoire par la coalition conduite par les Etats-Unis pour envahir l'Irak en 2003, évoquant les "tensions" et l"'instabilité" régionales.




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