Le nouveau traité est une version simplifiée de la défunte Constitution et peut être ratifié par les parlements des Etats, le référendum restant périlleux.
Par ailleurs, une charte des droits fondamentaux comporte 50 articles relatifs aussi bien à l'intégrité de la personne, à la liberté d'expression et de religion, au respect de la vie privée ou encore au droit à l'éducation. Mais si le document a force légale dans 25 états, la Pologne et le Royaume-Uni ont obtenu des dérogations le concernant.
Le Parlement européen comportera, à l'horizon 2009, 750 députés au lieu de 785 actuellement, mais l'Italie, qui devait en perdre 6 et en avoir donc moins que la France et le Royaume-Uni, va finalement n'en perdre que 5.
La Pologne elle, a aussi obtenu le "compromis de Ioannina", permettant à un pays mis en minorité de demander la poursuite des négociations pendant un délai supplémentaire.
A compter du 1er janvier 2009, le Haut représentant pour la politique étrangère, actuellement Javier Solana, sera vice-président de la Commission européenne.
De plus, pour "faciliter la cohésion et le consensus", un président sera désigné par les chefs d'états et de gouvernements de l'UE pour une durée de cinq ans et présidera les conseils européens. Les commissaires eux, passeront de 27 à 17.
2009 constitue la date limite de ratification du traité, c'est-à-dire avant les prochaines élections européennes.