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Sur le vif

Un militant des Droits de l'Homme gracié

| Jeudi 26 Juillet 2007



Le Président tunisien Ben Ali a gracié, mardi, le défenseur des Droits de l'Homme et avocat Mohammed Abbou, ainsi que plusieurs autres militants de l'opposition à l'occasion du 50ème anniversaire de la création de la République.

L'organisation internationale des Droits de l'Homme Human Rights First s'est félicitée de cette grâce.

L'Organisation Arabe des Droits de l'Homme a déclaré que la peine de trois ans et demi prononcée à l'encontre de Abbou était "dûe à un article qu'il avait écrit sur les conditions de détention des prisonniers politiques dans les prisons tunisiennes". Les autorités tunisiennes ont réfuté le fait que ce procès ait été motivé par des considérations politiques, et ont affirmé que Abbou avait été reconnu coupable de harcèlement contre une collègue, de publication de fausses informations et d'incitation à transgresser la loi.

M. Abbou est un ancien membre du conseil d'administration de l'Association des Jeunes Avocats, membre du bureau exécutif du Centre Tunisien pour l'Indépendance de la Justice, et membre du Comité National pour les Libertés en Tunisie, ainsi que de deux autres organisations non reconnues par les autorités tunisiennes.

"Le régime devrait savoir que les militants des Droits de l'Homme en Tunisie n'appellent pas à la violence, mais plutôt aux réformes", a déclaré Abbou dans un entretien avec al-Jazeera. "Les autorités tunisiennes m'ont proposé de me libérer à la condition que je signe une lettre d'excuses. J'ai refusé de le faire", a-t-il déclaré, ajoutant que sa libération était dûe à "des Tunisiens capables de dire non à un régime ne respectant pas les Droits de l'Homme essentiels".




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