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Un ingénieur français enlevé en Irak, le gouvernement assure que tout est mis en œuvre pour qu’il soit libéré

| Lundi 5 Décembre 2005

Un ingénieur français, Bernard Planche, travaillant pour l'ONG non gouvernementale dans le secteur de l'assainissement, a été enlevé lundi à Bagdad. Le Quai d'Orsay a précisé que celui-ci avait été averti «des risques encourus».



"Vous me permettrez de saisir l'occasion de ce point de presse pour vous confirmer, malheureusement, l'enlèvement d'un ingénieur français, M. Bernard Planche, ce matin à Bagdad", a déclaré Dominique de Villepin lors d'une conférence de presse conjointe avec le Premier ministre chinois Wen Jiabao.

Il a été enlevé alors qu'il quittait son domicile

Selon des témoins cités par la police irakienne, Bernard Planche a été enlevé alors qu'il quittait son domicile par sept hommes armés circulant à bord de deux voitures dans le quartier chic de Mansour. Il se rendait à son travail dans l'usine d'approvisionnement en eau de Rissafa, dans le quartier de Karradah. Des traces de sang ont été retrouvées devant le portail de sa résidence.
Bernard Planche est un employé de l'ONG non gouvernementale AACCESS, qui oeuvre dans le secteur économique et social. Selon les autorités irakiennes, il travaille à la station d'épuration de Roussafa, dans l'est de Bagdad.

« Tout est fait pour qu'il soit libéré»

« Notre ambassade est mobilisée depuis ce matin, est au contact des autorités irakiennes, et tout est fait pour qu'il soit libéré», a affirmé pour sa part le ministre français des Affaires Etrangères, Philippe Douste-Blazy, lors d'une conférence de presse au quai d'Orsay. Il a ajouté que cet homme était installé depuis plusieurs mois en Irak, qu'il avait été averti «des risques encourus» et «des mesures de sécurité nécessaires qu'il fallait prendre quotidiennement».

Jacques Chirac a assuré à Isabelle Planche que «tout était mis en oeuvre» pour la libération de son père, et il a appelé les Français à ne pas aller en Irak. Le chef de l'Etat «appelle de nouveau chacun à mesurer les graves risques auxquels sont exposés tous ceux qui se rendent en Irak et à s'abstenir d'y aller aussi longtemps que leur sécurité ne pourra être assurée».

Dominique de Villepin déconseille aux Français se rendre en Irak

Le chef du gouvernement français, Dominique de Villepin, a formellement déconseillé lundi aux Français de se rendre en Irak. Le Premier ministre a assuré que l'ensemble des services de l'Etat était "pleinement mobilisé" pour obtenir la libération rapide de Bernard Planche.
Dominique de Villepin a renouvelé "de manière solennelle les conseils de prudence les plus stricts" aux Français qui souhaiteraient se rendre en Irak.

Sur les quatre-vingt dix Français répertoriés en Irak, Philippe Douste-Blazy a expliqué que 44 travaillaient au sein de l'ambassade, qu'une trentaine, souvent des binationaux, résidaient dans le pays, et qu'une quinzaine étaient «de passage, soit dans les ONG, soit des journalistes». Quelques dizaines d'autres Français travailleraient pour des agences de sécurité, mais ils ne signalent pas toujours leur présence en Irak.
Le 25 novembre, l'archéologue allemande Susanne Osthoff a été kidnappée et le lendemain quatre militants pacifistes chrétiens, venus du Canada, de Grande-Bretagne et des Etats-Unis, ont été enlevés.




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