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Cinéma, DVD

Un film en préparation sur l'avènement de l'islam

Rédigé par R.D (Avec agences) | Jeudi 30 Octobre 2008

Il y a un peu plus de trente ans sortait la première superproduction hollywoodienne sur l’histoire de l’islam : The message, dans sa version anglaise (Al Risalâh dans sa version arabe) signé Mustapha Akkad. Il n’y a pas eu, depuis, de film d’une telle envergure, avec une distribution aussi prestigieuse. Tout le monde se souvient d’Anthony Quinn dans le rôle de Hamza et d’Irène Papas dans celui de Hind, épouse d’Abou Sufyan. Il y aura bientôt, une version revisitée a annoncé, lundi depuis Dubaï, la nouvelle équipe de production qui se lance dans cette aventure.



Anthony Quinn dans le rôle de Hamza
Anthony Quinn dans le rôle de Hamza
La nouvelle n’est pas passée inaperçue tant elle était inattendue. Après Le Message, seul et unique film "hollywoodien" sur l’avènement de l’islam, un remake est désormais attendu, depuis l’annonce faite lundi à Dubaï par ses promoteurs. The Messenger of peace, deuxième du genre en anglais, revisitera l’œuvre monumentale, à plusieurs égards, de Mustapha Akkad. Ce film sorti en 1976 a eu un énorme succès auprès du public musulman pour lequel il constitue, aujourd’hui encore, la référence cinématographique sur le sujet.

«Nous avons une profonde admiration pour le travail d’Akkad, mais depuis les années 70, le cinéma a beaucoup évolué sur le plan technique, et ce projet prévoit d’utiliser la technologie moderne pour redonner vie aux principaux messages du film original» a indiqué le producteur américain Oscar Zoghbi, qui avait déjà participé au premier tournage.

Si les détails concernant la distribution, le début et les lieux du tournage ne sont pas encore connus, une chose est sûre : comme dans la version originale, le prophète Mohammed ne sera pas incarné.

Le réalisateur syro-américain, Mustapha Akkad, s’était entouré de spécialistes de l’université égyptienne d’Al Azhar. Chaque page du script rédigé par H.A.L Craig avait été relue et approuvée après de nombreuses confrontations houleuses. Ce film était pour son réalisateur, décédé en 2005, dans un attentat contre l’hôtel où il séjournait en Jordanie, « un enjeu personnel » tant sur le plan cinématographique qu’humain : « Étant un musulman vivant en Occident, je considère que c'est mon devoir de dire la vérité par rapport à l'islam. » avait-il déclaré.

De même, cette équipe de production souhaite comme Akkad contribuer à une meilleure compréhension de l’islam mis à mal ces dernières années. La productrice exécutive Hajja Subhia Abu Alheja a expliqué dans le communiqué que «depuis le 11-Septembre l’image de l’islam avait énormément souffert » et « qu’aujourd’hui plus que jamais, il était temps de jeter les ponts de connaissance entre musulmans et non-musulmans ».




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