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Sur le vif

Turquie : les médias subissent de plein fouet la purge

Rédigé par Saphirnews | Vendredi 29 Juillet 2016



Binali Yildirim, Premier ministre de la Turquie.
Binali Yildirim, Premier ministre de la Turquie.
La purge se poursuit en Turquie où un responsable a annoncé, mercredi 27 juillet, la fermeture de 45 journaux et de 16 chaînes de télévision.

Le Journal officiel annonce par ailleurs la clôture de trois agences de presse, 23 stations de radio, 15 magazines et 29 maisons d’éditions. Des mandats d’arrêts ont été lancés à l’encontre de 47 anciens membres de la rédaction du journal Zaman. Tous sont accusés d'être proches de l'ennemi juré de Recep Tayyip Erdogan,Fetullah Gülen, désigné comme le commanditaire du putsch.

« Depuis le 25 juillet 2016, ce sont 89 journalistes qui ont fait l'objet d'un mandat d'arrêt, dont une vingtaine sont déjà en garde à vue », s’alarme Reporters sans frontières (RSF), qui condamne une « chasse aux sorcières ». « De nombreux précédents montrent que la justice turque procède souvent par association, accusant des journalistes d’appartenir à des organisations armées du fait d’accointances idéologiques supposées », indique l’organisation. La Turquie occupe la 151e place sur 180 dans le Classement mondial 2016 de la liberté de la presse

La Turquie veut la tête de Gülen

Le Premier ministre Binali Yildirim a affirmé qu’il « pourrait y avoir de nouvelles arrestations », précisant que les vastes purges enclenchées après le putsch manqué du 15 juillet ne sont « pas terminées ». Il s’est exprimé mercredi 27 juillet dans une interview accordée à la chaîne britannique Sky News. Il a confirmé que la Turquie demande toujours aux Etats-Unis de leur remettre Fetullah Gülen.

En l’espace de deux semaines, les autorités turques ont interpellé plus de 15 000 personnes dont 10 000 militaires, rapporte le ministre de l’Intérieur Efkan Ala. L’état-major des forces armées a annoncé que 8 651 soldats, soit 1,5 % des effectifs, ont été impliqués dans la tentative de coup d’Etat. 1 700 militaires dont 40 % de généraux et d’amiraux ont été congédiés pour conduite déshonorante alors que les principaux responsables de l’état-major ont été maintenus à leur poste.

L’armée annonce, vendredi 29 juillet, la promotion de 99 colonels au rang de général ou d’amiral tandis que 48 généraux ont été mis à la retraite.

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