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Sur le vif

Turquie: Visite du conseiller diplomatique de Sarkozy

| Mercredi 30 Mai 2007



Le conseiller diplomatique du président français, Jean-David Levitte, s'est rendu en fin de semaine dernière à Ankara pour s'entretenir des relations bilatérales, rendues difficiles par le débat sur l'adhésion turque à l'Union européenne, a indiqué mardi le ministère turc des Affaires étrangères

De source diplomatique à Paris on confirmait la visite de cet émissaire présidentiel, vendredi et samedi à Ankara, qui visait à essayer de "trouver un chemin, une façon de travailler avec les Turcs".

Ce déplacement discret faisait suite à l'entretien téléphonique qu'ont eu le 24 mai le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan et Nicolas Sarkozy. Il s'agissait pour M. Levitte de préserver à la fois l'unité européenne sans mettre à mal la relation franco-turque, expliquait-on de même source.

"La priorité des priorités est de trouver une solution à la crise institutionnelle", ajoutait-on, laissant entendre que Paris ne ferait pas obstacle, dans l'immédiat, aux pourparlers entre Bruxelles et Ankara et n'opposerait donc pas son veto à l'ouverture, prévue le 26 juin prochain, de trois nouveaux chapitres de négociation.

Pour les autorités françaises, qui ne veulent pas voir la question turque parasiter leur projet de "traité simplifié", "il faut essayer de trouver des solutions les unes après les autres". En revanche, soulignait-on de même source, Nicolas Sarkozy n'entend pas renier ses engagements de campagne concernant la Turquie. Pour le président français, en effet, la Turquie ne doit pas faire partie de l'UE.

La semaine dernière, lors de son premier déplacement à Bruxelles depuis son élection, M. Sarkozy avait expliqué qu'il souhaitait renvoyer à plus tard la question turque, le temps de résoudre le problème institutionnel.

Selon le ministère turc des Affaires étrangères, Jean-David Levitte, ancien ambassadeur de France à Washington, a pu s'entretenir avec de hauts diplomates turcs et des conseillers de M. Erdogan.

Dans un entretien à paraître mercredi dans le Figaro, le commissaire européen à l'élargissement Olli Rehn juge que "le nouveau président français fait preuve d'une attitude responsable".

"Il est préférable de continuer le processus de négociation avec la Turquie, d'autant que ce pays traverse une période très difficile avant les législatives de juillet", souligne-t-il. "L'Union européenne doit continuer à aider le développement de la démocratie en Turquie. La décision finale sur l'adhésion de ce pays ne doit être prise qu'en toute fin de processus". Interrogé sur l'argument qu'il pourrait donner en faveur de l'adhésion de la Turquie, Olli Rehn répond "la relation entre l'Europe et l'islam". "Elle est à mon avis le plus grand défi pour l'Europe".




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